Government Communications Security Bureau

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41° 16′ 37″ S 174° 46′ 45″ E / -41.277033, 174.779156 ()

Le Government Communications Security Bureau (GCSB, en français Bureau de la sécurité des communications du gouvernement) est un service de renseignements de la Nouvelle-Zélande fondé le 1er septembre 1977.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le GCSB est un département de service public de la Nouvelle-Zélande. Il est placé directement sous les ordres d'un ministre, typiquement le Premier ministre. Son siège est dans la Pipitea House dans Pipitea Street à Wellington. Le GCSB est divisé en trois zones fonctionnelles :

  • renseignement étranger
  • assurance de l'information et cyber
  • développement de capacités[1]

Le GCSB est notamment chargé du renseignement d'origine électromagnétique. Il est l'un des membres du traité UKUSA et collabore au réseau d'écoute Echelon.

Les cibles du renseignement sont habituellement classifiées, mais le rapport annuel du GCSB de 1985-86 a été conservé par l'ancien premier ministre David Lange et a été publié avec ses papiers après sa mort. Parmi les cibles, le rapport liste les communications diplomatiques de l'ONU, le renseignement naval argentin, l'Égypte, le Japon, les Philippines, les États insulaires du Pacifique, la France, le Viêt Nam, les Soviétiques, la Corée du Nord, l'Allemagne de l'Est, le Laos et l'Afrique du Sud[2].

Installations[modifier | modifier le code]

Le centre d’écoute de Waihopai

Le GCSB gère notamment deux stations d'écoute :

  • Tangimoana, ouverte en 1982, qui intercepte et localise les émissions radio HF.
  • Waihopai, ouverte en 1989, est une station d'interception de communications par satellite.

Une station d'interception HF, appelée NR1 (Navy Receiver 1), fut fonctionnelle à Waiouru de 1948 à 1982[3].

Le GCSB a aussi des stations mobiles embarquées à bord de navires de la Royal New Zealand Navy, dont les frégates HMNZS Canterbury, HMNZS Wellington, HMNZS Waikato, HMNZS Southland et le navire océanographique HMNZS Monowai. Il dirige aussi des missions d'écoute électronique d'unités de la New Zealand Army, notamment la 53 Electronic Warfare Troop basé à Hobsonville qui travaille en coopération avec le Special Air Service of New Zealand. Le GCSB a par ailleurs affecté des personnels à des bases d'écoute britanniques et australiennes[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Services de renseignements partenaires dans le cadre du traité UKUSA :

  • NSA (National Security Agency) pour les États-Unis ;
  • GCHQ (Government Communications Headquarters) pour le Royaume-Uni ;
  • CSTC (Centre de la sécurité des télécommunications Canada) pour le Canada ;
  • DSD (Defence Signals Directorate) pour l'Australie ;

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) page Organisation sur le site du GCSB
  2. (en) « Lange papers reveal US spy threats », The New Zealand Herald, 15 janvier 2006 [lire en ligne]
  3. Cette station dépendait à l'origine du Navy Departement, puis, à partir de sa création le 15 février 1955, de la New Zealand Combined Signals Organisation (NZCSO), puis du GCSB à partir de la création de ce dernier.
  4. (en) Nicky Hager, Secret Power, passim.