Gouvernement de l'Église catholique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le gouvernement de l'Église catholique est organisé de manière hiérarchique. L'Église est dirigée depuis le Saint-Siège par le pape, élu par les cardinaux réunis en conclave, à la majorité des deux tiers, et par la Curie romaine, qui regroupe un certain nombre d'organismes appelés dicastères.

Curie romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Curie romaine.

Secrétairerie d'État[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Secrétairerie d'État.

Le plus important des dicastères est la Secrétairerie d'État, présidée par un cardinal appelé secrétaire d'État.
Elle est notamment chargée de la diplomatie du Saint-Siège. Depuis 1988, la Secrétairerie est divisée en deux sections :

  • la section pour les Affaires générales ;
  • la section pour les Relations avec les États (équivalent d'un ministère des Affaires étrangères), dans laquelle s'est fondu le Conseil pour les affaires publiques de l'Église.

Congrégations romaines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : congrégation romaine.

Les autres principaux dicastères sont les neuf congrégations romaines :

Secrétariats et conseils[modifier | modifier le code]

À un étage inférieur, se trouvent les conseils pontificaux :

Tribunaux[modifier | modifier le code]

L'Église catholique dispose aussi d'un certain nombre de tribunaux :

Anciens dicastères[modifier | modifier le code]

Avant la réorganisation de la Curie décidée par Paul VI en 1967, celle-ci comprenait cinq offices, parmi lesquels seule la Secrétairerie d'État et la Chambre apostolique ont survécu. Les trois autres étaient :

Organes temporaires du gouvernement de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Le pape réunit des synodes d'évêques et de cardinaux en assemblées ordinaires (à périodicité régulière) ou extraordinaires pour envisager les affaires en cours, soit sur le plan général (Synode d'évêques pour l'Église universelle, appelé plus simplement Synode épiscopal), soit dans des régions géographiques particulières. Depuis 2001, l'activité est forte dans le synode pour l'Europe. Le collège des cardinaux est pour sa part remis en cause, son rôle principal étant d'élire le nouveau pape. Beaucoup, à l'intérieur de l'Église, souhaitent sa suppression et son remplacement par le Synode épiscopal (les cardinaux étant de toute façon évêques depuis Jean XXIII)[réf. nécessaire]. Il existe encore au niveau local le synode diocésain, dans chaque diocèse de l'Église catholique.

Pouvoir temporel[modifier | modifier le code]

Autrefois et jusqu'à l'unification de l'Italie par Giuseppe Garibaldi, les États pontificaux occupaient le centre de l'Italie. Depuis les accords du Latran, signés en 1929 par le cardinal Gasparri et Mussolini (la conciliazione), un périmètre beaucoup plus restreint -mais continuant à bénéficier de l'extra-territorialité- a été constitué pour abriter le Gouvernement de l'Eglise Catholique romaine en plein coeur de Rome, sur la rive droite du Tibre.

Aujourd'hui, le pouvoir temporel de l'Église catholique est matérialisé par le plus petit État du monde (0,44 km2) installé au cœur de la ville de Rome, dans la Cité du Vatican.
Le Saint-Siège bénéficie d'un poste d'État non-membre observateur à l'Organisation des Nations unies et est habilité à frapper l'euro.

Institutions rattachées au Saint-Siège[modifier | modifier le code]

Un certain nombre d'institutions sont rattachées au Saint-Siège, et donc à la Curie romaine. En voici la liste :

Voir la culture au Vatican.

À cette liste, il convient d'ajouter divers bureaux et organismes :

Controverses[modifier | modifier le code]

Les hommes de la curie ont été critiqués pour leur carriérisme[2]. Ils ont été dénoncés par Paul VI et Benoît XVI.

En 1999, le prélat de curie Luigi Marinelli a publié un livre à scandale dans lequel il dévoilait de multiples abus au sommet de la hiérarchie. Il affirme que de graves abus se commettent et qu'il faut absolument réformer la curie[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En mars 2009, Benoît XVI annonce son intention de rattacher la commission à la Congrégation pour la doctrine de la foi., cf. lettre de Benoît XVI sur le site du Vatican, 29/03/2009
  2. Article en ligne
  3. Sandro Magister, Curie romaine: la réforme qui n'a pas lieu, in www.chiesa.essprssonline.it, 28/06/2007, article en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël-Benoît d'Onorio, Le Pape et le gouvernement de l'Église, Paris, Tardy, 1992
  • Mgr Pierre Batiffol, Catholicisme et papauté : les difficultés anglicanes et russes, J. Gabalda Editeur, 1925
  • Cawthorne, Nigel, La Vie sexuelle des papes: la chronique scandaleuse du Vatican, trad. de l'anglais par Jean Dutourne, Köln, Evergreen, 1999, ISBN 3-8228-0780-X
  • Géopolitique du Catholicisme, de Patrick Levaye (Editions Ellipses, 2007) ISBN 2-7298-3523-7
  • Philippe Levillain et François-Charles Uginet, Le Vatican ou les frontières de la grâce, Paris, Calmann-Lévy, 1992
  • Paul Poupard :
    • Connaissance du Vatican, Beauchesne, 1974
    • Le Vatican, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1994
  • Yves Bruley, Histoire de la papauté, Éditions C.L.D., 2008