Gouvernement Romano Prodi II

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Italie

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Le gouvernement Romano Prodi II, soixantième gouvernement de la République italienne, a été formé par Romano Prodi à la suite de la victoire de la coalition de l'Union (centre-gauche) lors des élections législatives italiennes des 9 et 10 avril 2006. Il est démissionnaire depuis le 24 janvier 2008, après un vote de défiance au Sénat où sa majorité ne tenait qu'à quelques sénateurs.

Sommaire

[modifier] Formation

Romano Prodi a présenté son deuxième gouvernement le 17 mai 2006, un peu plus d'un mois après les élections des 9 et 10 avril. Le 21 février 2007, il a présenté la démission de ce gouvernement au président de la République qui a réservé sa réponse et est entré en consultations le lendemain. Ce gouvernement avait été proposé par le Président du Conseil des ministres chargé de le former, le 17 mai 2006 audit Président de la République, entré en fonctions deux jours auparavant, Giorgio Napolitano.

C'est le 60e gouvernement de la République italienne (depuis 1946). Il s'est réuni pour la première fois juste après avoir prêté serment ledit jour. Il a obtenu la confiance au Sénat, avec 165 voix pour et 155 contre, aucune abstention, notamment grâce à l'appui des sept sénateurs à vie, parmi lesquels Carlo Azeglio Ciampi dont c'était la première apparition au Sénat en tant qu'ancien président de la république. Mais ce vote, violemment contesté par la Maison des libertés, n'était pas déterminant (la majorité était de + 3 sans ces sénateurs). Le vote des sénateurs à vie a été souligné par des sifflets et des insultes copieuses venues de la droite, y compris à l'encontre de Ciampi (pourtant voulu comme président par cette coalition pour un deuxième mandat) mais aussi à Giulio Andreotti, candidat malheureux de ladite coalition à la présidence du Sénat (et qui a donc changé de camp pour assurer la stabilité du gouvernement qui dispose d'une large majorité seulement à la Chambre).

C'est un gouvernement de 25 ministres, soutenu par L'Union et par sa composante principale, L'Olivier. Si le nombre des ministères reste inchangé, ceux-ci ont été en partie réorganisés. Le ministère confié à Emma Bonino a été ultérieurement doté d'un portefeuille.

[modifier] Crise gouvernementale de février 2007

Lors de sa mise en minorité au sénat, (de 2 voix), Romano Prodi a présenté au président de la République la démission de son gouvernement (le 21 février 2007), démission qu'il n'a pas acceptée. Le gouvernement est resté en fonctions en attendant le dénouement de la crise gouvernementale qui a duré une semaine et s'est conclue favorablement au Sénat (162 voix pour, 157 contre) puis le lendemain à la Chambre. En effet, le centre-gauche dispose de 157 sénateurs (auxquels s'ajoutent 2 indépendants et la plupart des 7 sénateurs à vie) et le centre-droit de 156. Ledit 21 février, il y avait 318 votants ce qui a déterminé un quorum de 160 voix et seulement 158 sénateurs ont voté en faveur du gouvernement (les abstentions, 24, comptent comme des voix contre au sénat) : les votes contre étaient de 136. Ont voté contre le gouvernement un sénateur de Refondation communiste et un autre du Parti des communistes italiens.

[modifier] Composition

Ce gouvernement comprend des ministres sans parti (dits "du contingent de Romano Prodi", comme Amato ou Padoa Schioppa) et des ministres des partis suivants :

Il comprend les ministres suivants :

Lors du premier conseil des ministres, le 17 mai 2006, a été nommé secrétaire d'État à la présidence du conseil, le député Enrico Letta avec pour fonctions celles de secrétaire du Conseil des ministres.

[modifier] Ministres sans portefeuille

[modifier] Ministres avec portefeuille

Clemente Mastella (jusqu'au 17/01/2008)
Romano Prodi (ad intérim ; 17/01/2008 - 07/02/2008)
Luigi Scotti

[modifier] Secrétaires d'Etat

[modifier] Présidence du Conseil des ministres

[modifier] Affaires étrangères

[modifier] Intérieur

[modifier] Justice

[modifier] Défense

[modifier] Économie et Finances

[modifier] Développement économique

[modifier] Infrastructures

[modifier] Transports

[modifier] Agriculture

[modifier] Travail

[modifier] Communications

[modifier] Santé

[modifier] Education

[modifier] Université et Recherche scientifique

[modifier] Solidarité sociale

[modifier] Culture

[modifier] Environnement

[modifier] Relations avec le Parlement et réformes des institutions

[modifier] Réformes et Innovations dans l'administration publique

[modifier] Affaires régionales et autonomies locales

[modifier] Politiques européennes et commerce international

[modifier] Droits et égalité des chances

[modifier] Sport

[modifier] Politiques pour la famille

[modifier] Lien externe


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