Ministère Armand du Plessis de Richelieu (1)

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Ministère Armand du Plessis de Richelieu (1)
Régime Restauration
Président du conseil Armand du Plessis de Richelieu
Début 26 septembre 1815
Fin 29 décembre 1818
Durée &0000000000000003.0000003 ans,  &0000000000000094.00000094 jours
Chronologie
Gouvernement précédent Ministère Talleyrand
Gouvernement suivant Ministère Dessolles

Le premier ministère Armand du Plessis de Richelieu dure du 26 septembre 1815 au 29 décembre 1818, sous le règne de Louis XVIII.

Sommaire

[modifier] Composition[1]



[modifier] Actions

Nommé par le roi Louis XVIII le 26 septembre 1815 en remplacement du ministère Talleyrand, le gouvernement Richelieu est composé d'ultras-royalistes, de réactionnaires qui veulent se venger des révolutionnaires et des partisans de l'empire à la suite de l'élection de la "chambre introuvable" (350 sièges sur 398) en août 1815. Les ultras éditent une série de lois répressives entre octobre 1815 et juillet 1816. La Terreur légale arrête 70 000 personnes pour motifs politiques. La Terreur blanche légale mise en place par la chambre et ses lois répressives échappèrent à l’influence du roi et du gouvernement. La chambre était devenu plus royaliste que le roi et risquait de perturber le royaume. Le roi procède à la dissolution de la chambre le 5 septembre 1816. Chateaubriand s’insurge et proclame une phrase célèbre : « le roi règne mais ne gouverne pas ». C’est l’échec des ultras, trop radicaux. Les purs libéraux entrent dans la majorité. Ils souhaitent une application stricte de la Charte. Les constitutionnels modérés sont les plus nombreux. Le duc de Richelieu fait passer des lois libérales : loi Lainé (1817) simplifie le vote par le suffrage direct et favorise la bourgeoisie urbaine libérale, la loi Gouvion-Saint-Cyr qui organise le recrutement militaire par tirage au sort. Les nobles n’entrent plus automatiquement en tant qu’officier.

Ce gouvernement va trouver sa fin trois ans plus tard sur fond d'intrigues[2]. Les constitutionnels ne trouvent pas de véritable point d'appui dans l'espace politique défini par une Charte que la droite n'a jamais vraiment acceptée. L'assise de ce pouvoir technocratique, isolé dans un vote censitaire élitiste, reste trop étroites pour convaincre les classes moyennes. Aux élections partielles, en 1817, une nouvelle gauche libérale, celle des indépendants, conteste les mesures des constitutionnels et opère une percée politique.(25 députés en 1817, 45 en 1818, 90 en 1819) L’élection, parmi eux, du général Foy, héros de la gauche, de l’abbé Grégoire, député de l’Isère, ancien évêque montagnard, régicide, fait scandale dans les rangs de l’assemblée. La droite exige alors une nouvelle loi électorale pour enrayer cette poussée de la gauche. Elle dénonce la loi Serre sur la presse, jugée trop libérale. [3]

Tentant en vain un rapprochement avec la droite ultra, le duc de Richelieu perd la confiance d'une partie du centre et entre en rivalité ouverte avec son ministre de la police Élie Decazes, qui se rapproche des Doctrinaires. La crise atteint son paroxysme le 21 décembre 1818, où Richelieu présente sa démission au roi avec les ministres qui lui sont restés fidèles. Appelé le 23 décembre à former un nouveau gouvernement, Richelieu n'y parvient pas et présente une nouvelle fois sa démission le 26 décembre[4]. Le 29 décembre, un nouveau ministère est alors formé sous la présidence nominale du général Dessolle.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Emmanuel de Waresquiel et Benoît Yvert Histoire de la Restauration 1814-1830, p. 487. Perrin, 2002 (ISBN 2262019010), recoupé et complété (prénoms, certaines dates...) par la base de données de l'Assemblée Nationale
  2. L'expression est d'Emmanuel de Waresquiel - voir Histoire de la Restauration 1814-1830, p. 251
  3. La France du XIXe siècle, p. 87
  4. Histoire de la Restauration 1814-1830, p. 252

[modifier] Liens externes

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