Gouvernance d'Internet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le terme de gouvernance d'Internet désigne l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé, et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’usage d'Internet, selon la définition du groupe de travail sur la gouvernance d'Internet donnée lors du Sommet Mondial sur la Société de l'Information[1].

La gouvernance d'Internet se distingue du E-Gouvernement (ou administration électronique), s'étendant à toutes normes juridiques et techniques prises à l'égard d'Internet ; toutefois, l'administration électronique ne peut se passer de telles normes.

Les réglementations et l'organisation de la gouvernance d'Internet ont fait l'objet de différents débats entre parties prenantes du Net, avec des visions différentes sur la manière de faciliter la libre communication des idées et de la connaissance.

Who Runs the Internet? Ce graphique est un document vivant conçus pour offrir une vue d'ensemble expliquant le fonctionnement d'Internet.

Principaux éléments de la gouvernance d'Internet[modifier | modifier le code]

Attribution des adresses IP[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début des années 1990, l'IANA attribue les blocs d'adresses aux utilisateurs finaux, généralement de grandes entreprises ou des universités. Au début des années 1990 se forment les registres Internet régionaux (RIR) qui attribuent les adresses dans leur zone de service, généralement un continent. Le RIPE NCC est le premier RIR en fonction en 1992.

Définition des noms de domaines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Domain name system.

L'organisation présentée comme la structure régulant le DNS est la société de droit californien à but non lucratif dénommée Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN).

C'est le que la responsabilité d'allocation des noms de domaines et d'adresses IP a été transférée à l'ICANN.

Gestion des accès aux ressources informatiques[modifier | modifier le code]

La gestion des accès Internet aux ressources informatiques de type fichiers classiques ou bases de données se faisait avec les adresses des serveurs et des stations de travail (numéro IP dans le réseau informatique).

La multiplication à grande échelle à travers le monde des échanges de données électroniques, l'utilisation de ressources informatiques très diversifiées (texte, image, son…) posent plusieurs questions :

Il s'avère que l'organisation de l'innovation dans des communautés de pratique composées d'organismes différents comme dans les pôles de compétitivité - qui allient entreprises, centres d'étude et de recherche, et universités - transcende les frontières classiques des entreprises.

La protection des données sensibles, du point de vue technique, financier et juridique, ne peut plus être assurée par les procédés classiques de sécurité informatique.

La manière dont beaucoup d'organisations internationales, surtout aux États-Unis, mais également au Japon (photographie), et dans une moindre mesure en dans l'Union européenne, abordent cette question, est d'associer des métadonnées aux ressources numériques (documents électroniques, textes, images, sons…) afin de faciliter l'accès, mais aussi de protéger les droits d'auteur.

Article détaillé : Registres de métadonnées.

Au niveau mondial[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

En 1979, l'Internet Configuration Control Board a été fondé par DARPA pour superviser le développement du réseau. En 1984, il a été renommé Internet Advisory Board (IAB), et en 1986 il est devenu l'Internet Activities Board et enfin l'Internet Architecture Board en 1992.

L'Internet Engineering Task Force (IETF) a été formé en 1986 par le gouvernement des États-Unis pour développer et promouvoir les standards de l'Internet. Il se composait initialement de chercheurs, mais à la fin de l'année la participation était ouverte à de nouveaux arrivants, et son activité fut très largement portée par le développement de la messagerie électronique.

Depuis la naissance du réseau, jusqu'à sa mort en 1998, Jon Postel supervisa l'allocation des adresses et d'autres numérotage et assignation de protocole Internet, dans sa fonction de directeur de la division réseaux informatiques de l'Information Sciences Institute (ISI) de l'université de la Californie du Sud, sous un contrat du département américain de la Défense (DoD). Ce rôle fut ensuite connu sous le nom Internet Assigned Numbers Authority (IANA), et comme il s'étendit pour inclure la gestion des serveurs racine de tout le Domain Name System, une petite organisation prit forme. Jon Postel servit aussi comme éditeur de Request for Comments (RFC).

Organisations et responsabilités[modifier | modifier le code]

Les Sommets mondiaux sur la société de l'information et la gouvernance d'Internet[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, la gouvernance d'Internet est débattue au travers les sommets mondiaux de la société de l'information (SMSI).

Un premier sommet a eu lieu à Genève en 2003, un second à Tunis en 2005. Un troisième sommet à Athènes en 2006 a débattu plus particulièrement de la gouvernance de l'Internet.

Les questions relatives à l'allocation d'adresses IP et de noms de domaines ont été largement abordées.

Gestion des langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gestion des langues.

La gestion des langues est une partie de la gouvernance d'Internet.

La langue est en effet, dans les référentiels de mots-clés, l'un des paramètres qui participent à la structuration des informations en rapport avec des communautés d'intérêt (voir par exemple Dublin Core).

Les métadonnées conditionnent l'interopérabilité entre ressources informatiques. Elles interviennent dans les recherches d'informations par les moteurs de recherche et dans la gestion des règles métier.

Au niveau des zones régionales (continents)[modifier | modifier le code]

Gestion par continent[modifier | modifier le code]

L'allocation des adresses IP a été déléguée à cinq registres Internet régionaux (RIR) :

Consommation énergétique et impacts environnementaux[modifier | modifier le code]

"Nederlands eerste internetbos" ; première forêt-Internet néerlandaise ; il s'agit d'un boisement de bouleaux (essence à croissance rapide) planté le 22 avril 2008 près d'Apeldoorn à l'initiative de Cleanbit[2], une entreprise visant à investir dans les énergies renouvelables ou à compenser les émissions de dioxyde de carbone induites par les serveurs ou les sites Webs (volontaires) de l'Internet. Ce boisement est encore très symbolique, mais il illustre le principe de la compensation carbone, appliqué à l'Internet. D'autres opérations de ce type sont en cours pour les serveurs de Computel, avec l'ONG Climate Neutral Group, avec 4.400 plants/ha, et certification FSC[3]

Internet permet théoriquement des économies de transport et de papier, mais est dans les faits source d'une consommation croissante d'énergie (électrique essentiellement). Les matériels et supports électroniques sont à faible durée de vie, rarement éco-conçus et consommateurs d'eau et de ressources rares ou précieuses, tout en étant producteur en fin de vie de déchets toxiques en quantité dispersée. Un des aspectes de la gouvernance de l'internet est la production d'un réseau plus sobre en énergie, moins émetteur de gaz à effet de serre, et plus respectueux de l'environnement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • En juillet 2013 Jean-Claude Ambrieu a demandé aux Ministères concernés d'envisager l'inscription d'Internet au patrimoine mondial de l'Humanité auprès de l'UNESCO. Site Officiel

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.wgig.org/docs/wgigreport.pdf
  2. Portail de Cleanbits
  3. Computel's Groene Hart Uw server en website veilig in ons groene datacentrum in Apeldoorn (Opération "Coeur vert" de Computel