Gout-Rossignol

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Gout-Rossignol
Le bourg de Gout-Rossignol, ondulant à travers l'atmosphère estivale surchauffée.
Le bourg de Gout-Rossignol, ondulant à travers l'atmosphère estivale surchauffée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Verteillac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Maire
Mandat
Corinne Ducoup
2014-2020
Code postal 24320
Code commune 24199
Démographie
Population
municipale
397 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 51″ N 0° 23′ 06″ E / 45.4142, 0.385 ()45° 24′ 51″ Nord 0° 23′ 06″ Est / 45.4142, 0.385 ()  
Altitude Min. 104 m – Max. 185 m
Superficie 24,91 km2
Localisation

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Gout-Rossignol est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisée au nord-ouest de la Dordogne, la commune est à 18 kilomètres au nord de Ribérac et environ 35 kilomètres au nord-ouest de Périgueux. Elle est arrosée par la Pude qui y prend sa source à l'est du village de Rossignol.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un terrain calcaire du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur. Le Coniacien occupe les parties plus basses de cette plaine céréalière, et le Santonien, un peu plus crayeux, les parties plus hautes, au-dessus d'une altitude d'environ 140 m. La vallée de la Pude, en limite sud, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire[1],[2],[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gout-Rossignol
La Rochebeaucourt-et-Argentine Sainte-Croix-de-Mareuil
Champagne-et-Fontaine Gout-Rossignol Mareuil
Cherval La Chapelle-Montabourlet,
La Tour-Blanche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénomination[modifier | modifier le code]

Les communes de Gout et de Rossignol ont fusionné sous le nom de Gout-Rossignol en 1827.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cité pour la première fois dans le cartulaire de Saint-Cybard en 937 sous le nom de Guz chef-lieu de la centaine de Berciacense. Le "t" n'apparaît qu'au XIIIe siècle.

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, ainsi que sur le panneau communal, on trouve la graphie Gouts.

En ce qui concerne Rossignol, l'origine du nom provient[style à revoir] de ros qui signifie "rouge" et de la racine gauloise ialon qui signifie "clairière", soit « la clairière rouge » comme le confirme la couleur de la terre. Par déformation le lieu a pris le nom d'un charmant oiseau[4].

En occitan, la commune porte le nom de Gots e Rossinhòu[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

A Gout, au sommet de la colline, la présence certaine[réf. nécessaire] d'un cromlech, aux temps préhistoriques, devenu emporium par la suite, a donné place à l'église et à la halle détruite à la fin du XIXe siècle où se tenaient les foires importantes jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Gout est proche de la bifurcation des voies romaines de Périgueux à Saintes et de Périgueux à La Rochelle, routes de pèlerinage pour la première et du fer et du sel pour la seconde[réf. nécessaire]. Des vestiges importants étaient encore visibles avant les bouleversements dus au remembrement et à la modernisation des routes.

Près de La Croix, à la Fontaine de la Ville, se trouvaient une villa romaine et une forge comme l'attestent les restes de construction, les poteries et les nombreux débris métallurgiques conservés par le sol. Une importante forge existait également dans le village de l'Etang des Faures situé, lui aussi, sur la voie de Périgueux à Saintes.

Gout a été, jusqu'à la Révolution, le siège d'un archiprêtré qui comprenait 21 paroisses.

A 800 mètres du bourg, à Soulet, se trouvait, dès le XIIIe siècle, une commanderie des Templiers, puis de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont il n'existe plus de vestiges importants[4].

Les plus anciennes maisons du bourg datent de la fin du XVe siècle, car en 1447, les Anglais du Comte Dorset Hutington rasèrent le village et l'église fut fortement endommagée. Au XVIIIe et au XIXe siècles furent construits un certain nombre de châteaux et de demeures bourgeoises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie, à Gout.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2008 Jean Faye PS Conseiller général
mars 2008[6] (réélue en mars 2014) en cours Corinne Ducoup SE Infirmière

Jumelages[modifier | modifier le code]

L'ensemble des communes du canton de Verteillac, dont fait partie Gout-Rossignol, est jumelé avec la commune italienne de Fontanetto Po.

Démographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1827, les communes de Gout et de Rossignol étaient indépendantes.

Évolution de la population de Rossignol
1793 1800 1806 1821
268 262 203 252
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[7])


En 2011, Gout-Rossignol comptait 397 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Gout-Rossignol[8]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population de Gout, puis de Gout-Rossignol  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
598 685 685 720 1 001 954 979 985 948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
920 937 869 872 881 810 818 774 741
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709 746 719 657 626 631 590 538 527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
460 481 442 444 463 429 417 415 397
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique de Gout, puis de Gout-Rossignol

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Maison de retraite[modifier | modifier le code]

La maison de retraite, au bourg

L'importante maison de retraite qui se trouve à Gout a été fondée en 1871 par la famille Aubin de Jaurias. La première mise de fonds pour la construction de cet établissement a été, selon sa volonté, la dot de Sœur Hélène de Jaurias, l'héroïne du Pe-Tang (Chine), que lui avait constitué son frère Antoine Aubin de Jaurias[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Jaurias, XVIIIe et XIXe siècles
  • Château de la Vassaldie, XVIIIe siècle, inscrit aux monuments historiques
  • Manoir de Mitonias, XVIIIe siècle
  • Moulin de Soulet, constitué de deux moulins, l'un pour l'huile de noix (plus communément appelé Moulin du Potager) et le second consacré à la farine de blé (connu aussi sous le nom de Moulin du Pigeonnier). C'est sur ce lieu que fut édifié au Moyen Âge une commanderie des Templiers depuis disparue.
  • Étang des Faures

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune possède deux églises, celle de Gout dédiée à saint Étienne, reconstruite à la fin du XIXe siècle de style roman angevin et celle de Rossignol, dédiée à saint Pierre ès Liens, datant du XIIe siècle.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  2. Carte du BRGM sous Géoportail
  3. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Nontron », sur Infoterre,‎ 1987 (consulté le 13 novembre 2011)
  4. a, b et c Marcel Vergnaud, Monographie de Gouts-Rossignol,‎ 1971
  5. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 2 mars 2014.
  6. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 19 août 2014.
  7. « Notice communale de Rossignol », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 19 février 2013).
  8. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 2 mars 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Église Saint-Pierre-ès-Liens », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 juillet 2012.