Gourdièges

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Gourdièges
Gourdièges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Bernard Coudy
2020-2026
Code postal 15230
Code commune 15077
Démographie
Population
municipale
65 hab. (2021 en augmentation de 18,18 % par rapport à 2015)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 16″ nord, 2° 52′ 53″ est
Altitude Min. 987 m
Max. 1 157 m
Superficie 8,46 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Gourdièges
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Gourdièges
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Gourdièges

Gourdièges est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plateau au-dessus de Pierrefort en direction de Saint-Flour. Le bourg de Gourdièges est situé entre le Puy de Gourdièges et le Puy Renel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gourdièges
Cézens
Gourdièges Neuvéglise-sur-Truyère
(Oradour)
Pierrefort Sainte-Marie

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 135 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valuéjols à 14 km à vol d'oiseau[3], est de 8,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 892,1 mm[4],[5]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gourdièges est une commune rurale[Note 1],[7]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 1],[I 2].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69,4 %), zones agricoles hétérogènes (21,3 %), forêts (5,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %)[10]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 43, alors qu'il était de 40 en 2013 et de 44 en 2008[I 3].

Parmi ces logements, 65,1 % étaient des résidences principales, 25,6 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,3 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gourdièges en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (25,6 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 67,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (67,9 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].

Le logement à Gourdièges en 2018.
Typologie Gourdièges[I 3] Cantal[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 65,1 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 25,6 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 9,3 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vient de gour de neige : Gourdièges

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, le village était le siège d’une justice seigneuriale, régie par le droit écrit, qui ressortait au bailliage de Saint-Flour.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections européennes de 2014, les électeurs de Gourdièges ont voté à 44 % pour la liste du Front National et à 44 % également pour la liste UMP[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1977 Pierre Juery    
1977 2008 Marcel Rigal    
2008 En cours
(au 11 septembre 2020)
Bernard Coudy[12] DVD Agriculteur retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2021, la commune comptait 65 habitants[Note 2], en augmentation de 18,18 % par rapport à 2015 (Cantal : −1,36 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
238254288193269325297268270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
259236217190182164183165184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
159167159126154149160139129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
107105103796154636458
2017 2021 - - - - - - -
6065-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations et évènements[modifier | modifier le code]

La Virade de Gourdièges en août.

Fête patronale en septembre.

Associations : chasse – ski-club.

Économie[modifier | modifier le code]

Un café-restaurant.

Le principal secteur d’emploi est l’agriculture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Men[17] du XVIe siècle avec superbe clocher à peigne. On prête de curieux pouvoir à ses reliques, mystérieusement venues d’Alexandrie. On ignore comment les reliques de saint Men vinrent jusqu’à la Haute-Auvergne. Mais le patron de Gourdièges était, et reste encore, fort populaire dans la région. On invoquait ce saint pour la guérison de la gourme des enfants, et de ce que l’on appelait « le mal de Saint-Men ». Selon le docteur Brieude, ce mal, ou lèpre des grecs, était très commun dans la région qui va « des Monts Dômes jusqu’à Salers et aux confins du Limousin ». Il s’agissait de malheureux affligés de croûtes écailleuses, grisâtres ou roussatres, sur les sourcils, la face, les bras, les jambes et les cuisses.

L’église fut donnée au XIe siècle au prieuré de Saint-Flour, par Ladiarde, femme du comtour d’Apchon. Un château est également mentionné dans cette donation, dont il ne subsiste plus rien aujourd’hui.

De cette église primitive demeurent les murs, les contreforts et les deux fenêtres du chœur côté sud. Le bâtiment est donc d’aspect roman à l’extérieur mais il se révèle intégralement gothique en dedans. Le style des nervures, les colonnettes et leur décor évoquent fortement l’église de Villedieu, datable des années 1360. On peut donc situer à cette époque la reconstruction générale dans l’ancien cadre roman. La chapelle nord, le porche et le portail peuvent remonter au XIVe siècle ou au XVe siècle. Enfin, d’autres travaux intervinrent au XVIIIe siècle, comme l'atteste une inscription sur la fenêtre de la chapelle sud : « Je fus faite avec le clocher par Jean Bombal, 1776. » Ce clocher-peigne, en façade ouest, eut plusieurs fois à subir la foudre.

L’édifice se compose d’une nef de deux travées séparées du chœur par une sorte d’arc triomphal. Il est possible qu’on ait d’abord refait le chœur, semblable au style de Villedieu, puis plus tard la nef, d’un gothique différent.

Fours restaurés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  2. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Gourdièges » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Gourdièges - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Gourdièges - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. « Orthodromie entre Gourdièges et Valuéjols », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Valuéjols », sur la commune de Valuéjols - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Valuéjols », sur la commune de Valuéjols - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. Résultats des élections européennes 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  12. « Annuaire des maires du Cantal », sur AMF15 (consulté le )
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  17. « Église Saint-Men », notice no PA00093518, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture