Gorges de la Fou

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Gorges de la Fou
Chemin aménagé dans les gorges
Chemin aménagé dans les gorges
Massif Pyrénées
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Communes Arles-sur-Tech, Corsavy, Montferrer
Coordonnées géographiques 42° 27′ 32″ N 2° 36′ 10″ E / 42.45889, 2.6028 ()42° 27′ 32″ Nord 2° 36′ 10″ Est / 42.45889, 2.6028 ()

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Gorges de la Fou
Orientation
Longueur 1 739 mètres
Type
Écoulement
Voie d'accès principale Route nationale 115

Les gorges de la Fou, situées dans la vallée de Vallespir, dans les Pyrénées-Orientales, sont un passage étroit le long du torrent la Fou.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de gorges de la Fou vient du torrent qui coule dans ce canyon qui vient d'un vieux mot catalan fou qui signifie « précipice »[notes 1] ou encore « ravin, passage étroit »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les gorges de la Fou, situées à 2 km du centre-ville d'Arles-sur-Tech dans les Pyrénées-Orientales, sont un site naturel qui constitue une curiosité géologique. Elles ont été creusées par un ruisseau, la Fou[2],[notes 2], sur 1 739 mètres de longueur dans la roche calcaire; ce sont des gorges extrêmement étroites et profondes (jusqu'à 250 mètres). Elles sont d'ailleurs réputées être les gorges les plus étroites du monde[3].

Outre le circuit de visite d'une longueur de 1 500 mètres, il existe un réseau de galeries et de grottes qui ne sont pas visitables, étalées sur la longueur mais également sur la hauteur du site.

Les gorges se situent à cheval sur les trois communes de Arles sur Tech, Corsavy et de Montferrer, lesquelles se partagent respectivement ses parties nord et sud. La limite est précisément fixée par le ruisseau qui coule dans le canyon[notes 3].

La première exploration connue de ces gorges ne date que de 1928.

Histoire[notes 1][modifier | modifier le code]

La légende indique que ces abîmes étaient l'habitat des sorcières et des génies malfaisants. Aucun être humain n'osait alors s'aventurer dans ce défilé sombre, bruyant et malaisé. On ne trouve aucune transmission orale faisant état de la moindre tentative d'exploration de ces gorges. Toutefois la tradition raconte les exploits d'un habitant qui allait dénicher les aigles dans les excavations de la falaise[notes 4]. Dans les années 1830-1850, les bandits de grands chemins et détrousseurs de diligences, appelés localement trabucayres, semaient la terreur dans la vallée et s'en servaient comme refuge lorsqu'ils étaient poursuivis par les miquelets. C'est en 1928 seulement qu'un groupe d'arlésiens et d'améliens parvint pour la première fois à traverser totalement les gorges. Désormais la visite est plus aisée : le parcours d'une longueur de 1 500 mètres environ, d'un dénivelé de 9 % en moyenne, avec des passages de moins d'un mètre en largeur, est effectué sur une passerelle métallique facile d'accès (temps de parcours aller-retour de l'ordre de 1 h 30).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Feuillet de l'Office du tourisme
  2. un affluent du Tech de 8.8 km de longueur
  3. Voir cadastre des communes en question ainsi que la carte IGN, série bleue no 2249 OT.
  4. Aucune période n'est citée

Références[modifier | modifier le code]