Gorges de l'Ardèche

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Gorges de l'Ardèche
Vue d'une partie des gorges de l'Ardèche.
Vue d'une partie des gorges de l'Ardèche.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Régions Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes
Départements Gard, Ardèche
Coordonnées 44° 20′ 53″ N 4° 28′ 37″ E / 44.348, 4.47744° 20′ 53″ Nord 4° 28′ 37″ Est / 44.348, 4.477  
Rivière Ardèche
Longueur ≈ 30 km
Géologie
Roches Calcaire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Gorges de l'Ardèche
Le pont d'Arc, porte d'entrée naturelle des gorges de l'Ardèche

Les gorges de l'Ardèche sont un site touristique ardéchois. Les gorges, qui forment un véritable canyon d'une trentaine de kilomètres creusé dans le plateau calcaire entre le pont d'Arc (Vallon-Pont-d'Arc) et Saint-Martin-d'Ardèche, peuvent être suivies en voiture du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue. Sur leur cours inférieur, elles forment la frontière entre les départements de l'Ardèche et du Gard.

De nombreux belvédères dont les noms sont liés aux différents sites ont été aménagés sur l'itinéraire, depuis le Serre de Tiourre embrassant la vue sur les Cévennes vers Alès à l'entrée des gorges jusqu'au Ranc Pointu avant le panorama sur Aiguèze, Saint-Martin-d'Ardèche et, au loin, la plaine du Rhône et le mont Ventoux.

Présentation[modifier | modifier le code]

La rivière a formé plusieurs méandres, plus ou moins ouverts, dans le plateau (bloc urgonien d'environ huit cents mètres d'épaisseur : "plateau de Gras" au nord, "Bois de Ronze" au sud). Et le plus surprenant est celui du pont d'Arc. Phénomène unique, le cours d'eau a ici recoupé son méandre en perçant la roche et en laissant une arche de calcaire de 60 mètres de haut sous laquelle la rivière continue à s'écouler.

Les gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. Les touristes pratiquent la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée pédestre, le saut en élastique, etc.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'Ardèche, dans ses gorges, descend de 80 à 45 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle les a creusées dans un massif à l'altitude moyenne de 300 m, à la végétation méditerranéenne : c'est la première grande garrigue. Les espèces sont adaptées à un sol perméable qui ne conserve pas l'eau en surface, mais la voit circuler dans les nombreuses galeries et rivières souterraines, le réseau connu des grottes de Saint-Marcel dépasse les 50 kilomètres de conduits.

De nombreuses grottes peuvent être visitées pour leur intérêt géologique, comme l'aven Marzal, l'aven d'Orgnac, la grotte de la Madeleine et grotte de Saint-Marcel, d'autres attestent de la présence très ancienne de l'Homme dans cette région. Nombre d'entre elles sont des grottes ornées, souvent fermées au public ; la plus célèbre est désormais la grotte Chauvet - qui ne sera jamais visitée : une exposition la présente à Vallon-Pont-d'Arc et un « Espace de restitution », façon Lascaux II, est en prévision. Cette présence humaine ancienne est attestée pareillement par la présence de 800 dolmens dans toute la Basse-Ardèche, l'une des principales zones mégalithiques de France.

Petit historique[modifier | modifier le code]

Le cirque de la Madeleine

Avant 1960, aucune route ne parcourait les gorges de l'Ardèche : la trentaine de kilomètres séparant le hameau de Chames, près du pont d'Arc, et le hameau de Sauze, à Saint-Martin-d'Ardèche n'était - et n'est - praticable qu'à pied pour les randonneurs. Elles l'étaient en barque plate (ou bèches) par les habitants installés à leurs extrémités ou sur les plateaux alentour. Ils exploitaient pour l'essentiel le bois, le charbon de bois réalisé sur le plateau. Le site, isolé et difficile d'accès, avait permis au XIIe siècle l'implantation d'une maladrerie templière destinée à accueillir les victimes de la peste au retour de croisade. Des vestiges de cet édifice sont encore visibles aujourd'hui au Cirque de la Madeleine.

Mais la réputation des Gorges de l'Ardèche tient surtout à son cours d'eau. Relativement calme pendant toute la période du printemps et de l'été, parsemé de quelques rapides dignes d'intérêt, il est un lieu de loisirs affectionné des amateurs de canoë et de kayak comme des randonneurs.

La descente des gorges[modifier | modifier le code]

Plus de 100 000 personnes passent chaque année sous le Pont d’Arc, hormis celles utilisant leur propre embarcation. On estime à 1,2 million le nombre de visiteurs empruntant la Route touristique des Gorges. La descente se fait dans la journée, accompagnée ou non d'un moniteur, entre Vallon-Pont-d'Arc ou Chames et Sauze à Saint-Martin-d'Ardèche. Elle peut se faire en deux jours avec une nuitée en bivouacs (à Gaud et Gournier - le camping sauvage est interdit dans les gorges). Pour les descentes en canoë-kayak de location, s'adresser aux prestataires à Vallon ou Saint-Martin d'Ardèche.
Les rapides entre Vallon-Pont-d'Arc et Sauze sont :

  • le rapide de Charlemagne,
  • le rapide des Champs
  • le rapide de la Dent Noire,
  • le rapide de l'Esclapayre,
  • le rapide de Figueras,
  • le rapide du Rossignol
  • le rapide du Gué de Guitard
  • Toupine du Gournier,
  • le rapide Grand Gour,
  • le rapide de la Pastière
  • le rapide du Noyer
  • le rapide de la Fève
  • le rapide de la Cadière.
  • le rapide de la Caville

En période de crue (principalement lors de certaines pluies « cévenoles » d'automne), la descente est évidemment interdite par arrêté préfectoral. Ces crues sont rares mais peuvent être extrêmement violentes. L'Ardèche dans ses gorges peut passer en quelques heures d'un débit de quelques mètres cubes à plus de 7 000 mètres cubes par seconde sans aucune possibilité de régulation par les quelques petites retenues artificielles du bassin versant (Chassezac, Fontaulière). Les crues sont spectaculaires d'impétuosité : autant « admirer » alors impunément le spectacle depuis la route touristique...

La Réserve naturelle[modifier | modifier le code]

Les gorges de l'Ardèche, le "pont d'Arc" et le massif voisin de la "Dent de Rez" (la « Dent de Scie » dominant le plateau de Gras à 700 m d'altitude - cette "rez", c'est reïssa, la scie en occitan) sont respectivement classés en réserve naturelle, site classé et Arrêté de Biotope.

La réserve naturelle des gorges de l'Ardèche, qui couvre 1 575 hectares, est créée par le décret n°80-27 du 14 janvier 1980 paru au Journal Officiel du 18 janvier 1980. Sa gestion a été confiée successivement au GIGA (Groupement Intercommunal des Gorges de l'Ardèche), au SIVA (Syndicat Intercommunal de Vallée de l'ardèche), au SIGARN (Syndicat intercommunal des Gorges de l'Ardèche et de leur Région naturelle) devenu SGGA (Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche). Elle vise à la protection du patrimoine naturel (faune, flore, richesses minérales, paysagères). Le siège du SGGA est installé à Saint-Remèze.

Les communes traversées[modifier | modifier le code]

Le Balcon des Templiers et les Remparts du Garn

Les gorges de l'Ardèche s'étendent sur le territoire de sept communes d'Ardèche (Vallon-Pont-d'Arc,Salavas, Labastide-de-Virac, Saint-Remèze, Bidon, Saint-Marcel-d'Ardèche et Saint-Martin-d'Ardèche) et deux communes du Gard (Le Garn sur quelques mètres à Gournier et, jusqu'à la fin côté Sud, Aiguèze).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De la Dent de Rez aux Gorges de l'Ardèche publié sous l'égide du Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche (SGGA), écrit par Michel Rambault avec Chantal Rouchouze et Hervé Ozil,
  • Ministère de l’Environnement, ministère du Tourisme, syndicat intercommunal de la vallée de l’Ardèche (1993), Opération « Grand Site », Sites protégés du Pont d’Arc et des Gorges de l’Ardèche, Charte de mise en valeur, 57 p.

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