Gorges de Samaria

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35° 16′ 16″ N 23° 57′ 41″ E / 35.27111, 23.96139

Carte de l'ouest de la Crète, en vert le parc national de Samaria
Entrée des gorges de Samaria
Passage le plus étroit, "Portes de fer"
Vue depuis la mer

Les Gorges de Samaria (grec : Το Φαράγγι της Σαμαριάς) sont situées à l'ouest de l'île de Crète (Grèce), dans le massif des Montagnes Blanches (Lefká Óri). Elles font partie des parcs nationaux de Grèce et sont reconnues en tant que réserve de biosphère par l'UNESCO depuis 1981.

Avec 16 km de long, elles figurent parmi les plus longues gorges d'Europe (par erreur on leur attribue souvent une longueur de 18 km, mais ceci est la longueur totale du sentier pédestre d'Omalós à Rouméli). Sur ce continent, seules les gorges du Verdon en France sont encore plus longues avec 20 km.

Les gorges de Samaria sont un des hauts lieux touristiques de la Crète et durant la haute saison estivale, plus de 4 000 personnes empruntent quotidiennement le sentier qui les traverse. Ces gorges sont bordées de parois rocheuses verticales parfois hautes de 600 m et qui, à l'endroit le plus étroit, nommé « Les portes de fer », ne forment qu'un passage large de 3 à 4 mètres.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Les gorges de Samaria sont situées à l'ouest de la Crète, au bord de la côte sud de l'île. Elles s'étendent du haut plateau d'Omalós, à plus de 1 200 m d'altitude, jusqu'à la mer de Libye. À l'extrémité des gorges se trouve le petit port d'Agía Rouméli qui n'a été créé que durant les dernières décennies, depuis que cet endroit est devenu une attraction touristique. Politiquement, la région fait partie du nome de La Canée.

Géologie[modifier | modifier le code]

Ces gorges résultent probablement de mouvements tectoniques qui ont eu lieu il y a environ 14 millions d'années. L'écoulement de l'eau de pluie et de l'eau issue de 22 sources distinctes a ensuite provoqué l'érosion de la roche et a creusé durant des siècles les profondes gorges visibles aujourd'hui.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les gorges se situant dans un environnement montagneux, dans la région de Sfakia réputée pour son insoumission, elles avaient une grande importance stratégique, servant de cachette et de base aux rebelles durant les nombreuses révoltes contre les occupants, notamment les soulèvements des Grecs contre les Ottomans au XIXe siècle.

En 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, fuyant l'avancée allemande durant la bataille de Crète, le roi de Grèce Georges II ainsi que le premier ministre Emanuel Tsouderos et des membres du gouvernement grec s'enfuirent à travers les gorges en même temps qu'une partie importante du contingent britannique qui défendait alors l'île. Arrivés sur la côte, ils furent évacués sur des bateaux de la Royal Navy.

En 1962 les gorges de Samaria furent déclarées "réserve naturelle" par décret royal. Et depuis que les quelques habitants de Samaria, une petite localité de bûcherons alors située au milieu des gorges, furent expropriés et déplacés à d'autres endroits en 1965, elles sont inhabitées. En 1980 la Grèce fut distinguée par le Conseil de l'Europe pour son dévouement à la préservation du site.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Les gorges de Samaria comptent un nombre important d'arbres. Des pins parasols, des platanes et des cyprès y croissent. Sur les pentes des gorges on rencontre également des érables crétois et des chênes. Du fait de l'isolement prolongé des gorges, on y trouve pas moins de 14 espèces de plantes endémiques. Les gorges de Samaria sont aussi le dernier refuge naturel de la chèvre sauvage crétoise.

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