Gordon Tullock

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Gordon Tullock

Gordon Tullock né à Rockford (Illinois) le 13 février 1922, et mort à Des Moines le 3 novembre 2014[1] est un professeur de droit et d'économie à l'Université George Mason (Arlington, Virginie). Bien qu'il n'ait pas reçu de doctorat en économie, il est un des principaux économistes du XXe siècle, et est le cofondateur de l'École du choix public avec James M. Buchanan. Il a publié plus de 150 articles et 16 livres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie le droit à l'Université de Chicago jusqu'en 1947. Il travaille comme avocat, puis au Département d'État

En 1962, il publie avec James M. Buchanan The Calculus of Consent: Logical foundations for constitutional democracy (L'analyse du consentement : Fondations logiques de la démocratie constitutionnelle), l'ouvrage fondateur de la Théorie du choix public. Dans un article[2]publié en 1967, il met en évidence le phénomène de recherche de rente.

En 1981, il met en avant, avec Buchanan et Stigler, une théorie selon laquelle les dépenses publiques sont liées aux modes de fonctionnements des démocraties occidentales. Il y aurait un processus guidant au choix des dépenses publiques. Les individus, calculateurs, ont des objectifs et recherchent l'optimisation. On arrive au rôle des lobbys. On suppose que l'État est une institution qui produit des biens et des services pour certains agents. Peut-être un petit nombre, un grand nombre, etc. Ensuite, on va supposer que ces agents sont enclins à demander des biens qui concernent plutôt une minorité dans laquelle ils se situent. Ainsi, ils sont plus enclins à les faire financer par la collectivité. Celle-ci, prise dans son ensemble, a intérêt de financer des biens dont le financement est mutualisé.

La recherche de rente[modifier | modifier le code]

  • Le trapèze de Tullock
Monopole figure.png

En économie, le monopole est caractérisée par deux éléments : les barrières à l'entrée pour un marché donné (barrières de fait, légales ou naturelles) et l'absence de bons substituts pour le bien échangé.

Sur un marché en concurrence pure et parfaite, l'entreprise Price-taker tarrifie au point E, situation où le coût marginal est égal au au prix. En situation monopolistique, l'entreprise est price maker et tarrfie au point H, où le coût marginal est égal à la recette marginale. Par conséquent la perte sociale sèche liée à l'existence du monopole est la surface MHE sur la figure ci-contre. Le triangle représentant la perte sociale sèche du monopole s’appelle le triangle d’Harberger. Le profit atteint par le monopole est infèrieur à la perte des consommateurs.

Gordon Tullock va développer les travaux d'Arnold Harberger. En situation de monopole il n'existe pas une seule perte sèche liée à la mauvaise allocation des ressources. Le monopole engendre d'autres problèmes et notamment celui de la recherche de rente. L'entreprise, dans cette situation, va utliser une partie de ses ressources pour tenter d'obtenir des protections légales ou réglementaires contre la concurrence (exemple : action de lobbying envers les députés). Ainsi, en plus de la perte sèche démontrée par le triangle d'Harberger, le monopole engendre une seconde perte sèche. La recherche de rente consomme des ressources qui auraient pu être employées de façon plus productive ailleurs.

La perte sèche finale correspond ainsi sur la figure ci-contre à la somme du triangle MHE et du rectangle PMCH. La surface PCME représente le trapèze de Tullock.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Washington Post
  2. The Welfare Costs of Tariffs, Monopolies and Theft, 1967

Liens externes[modifier | modifier le code]