Goodbye Columbus

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Goodbye Columbus

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Ali MacGraw (Brenda) et Richard Benjamin (Neil)

Réalisation Larry Peerce
Scénario Arnold Schulman
Acteurs principaux
Sociétés de production Willow Tree
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Film romantique
Durée 102 minutes
Sortie 1969

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Goodbye Columbus est un film américain réalisé par Larry Peerce d'après le recueil de nouvelles Goodbye, Columbus de Philip Roth, film sorti en 1969.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Neil Klugman, jeune libertaire issu de la classe ouvrière, est d’une grande intelligence, mais ne fait aucun projet d’avenir en opposition à l’establishment. Vétéran de l’armée, diplômé de l’Université Rutgers, il gagne sa vie comme employé à la bibliothèque municipale. Il tombe amoureux de Brenda Patimkin, une riche étudiante du Radcliffe College en vacances pour l’été. Brenda l’invite à passer quelques jours dans la résidence familiale pour le présenter à ses parents qui s’inquiètent de leur différence de classe sociale. Mais plusieurs obstacles viennent entraver la relation amoureuse des jeunes gens, car Neil n’est pas prêt à renoncer à sa liberté. Tout d’abord parce qu'il comprend qu’il devrait sacrifier son indépendance en travaillant dans l’entreprise familiale pour avoir un avenir conforme à celui que le père Patimkin ambitionne pour un gendre en puissance, à l’instar de Ron, le frère de Brendra, qui a dû abandonner ses rêves d'athlète de l'Université d'État de l'Ohio pour travailler avec son père. Un autre problème se présente quand Neil découvre que Brenda ne prend jamais la pilule, risquant de tomber enceinte et le contraignant au mariage. Suivant les injonctions de Neil, Brenda utilise alors un diaphragme, mais quand sa mère s’en aperçoit, elle somme sa fille de mettre fin à sa relation avec Neil. La soumission de Brenda aux exigences familiales provoque la rupture immédiate du couple.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Extérieurs :

Musique[modifier | modifier le code]

Album BO
Musique additionnelle

Accueil[modifier | modifier le code]

AllMovie[1],[2]: « En 1969, la réalisation de Larry Peerce, influencée par la Nouvelle Vague, a suscité beaucoup de critiques notamment à cause d'effets jugés complaisants comme les plans rapprochés et ralentis de la fille[3] plongeant dans la piscine. Bien plus intéressante est l'amusante description faite par Peerce des mœurs sociales de la bourgeoisie juive américaine. Pour leurs débuts au cinéma, Richard Benjamin et Ali MacGraw sont idéalement gauches ; la prestation la plus mémorable reste celle de Michael Meyers en jeune frère nasillard de MacGraw. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Thèmes et contexte[modifier | modifier le code]

Le jeune Neil Klugman, en marge du système, est un subtil observateur qui s'amuse des conventions sociales et des travers des richissimes parents de sa petite amie Brenda. S’il accepte l’invitation dans la famille de cette dernière, c’est notamment parce que Brenda est en réaction contre les convenances érigées par sa mère, bourgeoise désœuvrée soucieuse des apparences, mais également parce que, un brin subversif, ça l'amuse de coucher chaque nuit avec Brenda à la barbe de ses parents. Il ne porte pas de jugement sur le comportement de ses hôtes, mais éprouve de la commisération pour ceux qui, comme Ron, renoncent à leurs rêves pour se soumettre aux exigences de leurs parents, car Ron rejoint l’entreprise familiale puis fait un mariage de convenance alors qu’il a des inclinaisons homosexuelles (il met souvent des claques « viriles » aux fesses de Neil). La même humanité de Neil transparaît dans son travail quand il facilite l’accès à la bibliothèque et à la culture d’un jeune garçon noir qui s’est pris d’intérêt pour un livre sur la peinture, s’attendant à être accusé comme d’habitude de faire « quelque chose de mal ». Mais malgré l’amour que Neil éprouve pour Brenda, il la quitte quand il comprend qu’elle restera toujours sous l’emprise familliale, incapable d’imposer ses convictions en espérant se retrouver « accidentellement » enceinte pour forcer ses parents à accepter Neil comme gendre.

Goodbye Columbus peut être vu comme la première partie des problèmes qu'un libertaire rencontre face au conditionnement de l'establishment, la suite faisant l'objet de l'œuvre de Robert Mulligan, The Pursuit of Happiness (1971) où le libertaire William Popper, accusé par la justice américaine d'être un mauvais citoyen, est finalement contraint de s'exiler...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de la critique de Hal Erickson sur AllMovie.com
  2. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
  3. C'est Brenda (Ali MacGraw) qui se dénude pour prendre un bain de minuit.

Liens externes[modifier | modifier le code]