Good Bye, Lenin!

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Good Bye, Lenin!

Titre québécois Au revoir Lénine !
Titre original Good Bye, Lenin!
Réalisation Wolfgang Becker
Scénario Bernd Lichtenberg
Wolfgang Becker
Acteurs principaux
Sociétés de production Ocean Films
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Comédie dramatique
Durée 121 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Good Bye, Lenin!, ou Au revoir Lénine ! au Québec, est un film allemand de Wolfgang Becker, sur un scénario de Bernd Lichtenberg. Il est sorti en février 2003 en Allemagne.

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce film retranscrit la vie de la famille Kerner, constituée de Christiane, la mère, ainsi que d'Alexander et d'Ariane, ses deux enfants, vivant à Berlin-Est en République démocratique allemande (RDA). Au début du film, pendant l'été 1978, après que leur père ait fui à l'ouest, Christiane décide de s'investir dans la vie sociale du régime communiste, et dirige même l'organisation d'une chorale.

Le 7 octobre 1989, Christiane doit assister aux célébrations du 40e anniversaire de la RDA. Sur le trajet, elle est contrainte de s'arrêter, à cause du désordre causé par une manifestation, pour la liberté de circulation et pour la liberté d'expression, à laquelle participe Alex. Voyant les policiers réprimer la manifestation et arrêter avec violence son fils, elle s'évanouit et a un infarctus, les secours étant arrivés trop tard, elle tombe dans le coma.

Quelques semaines plus tard, le mur de Berlin tombe et les deux jeunes gens s'intègrent dans la vie occidentale : Alex en vendeur d'abonnements aux chaînes satellitaires et sa sœur comme serveuse dans un Burger King. En juin 1990, leur mère se réveille.

Le médecin conseille à Alex de tout mettre en œuvre pour éviter une rechute causée par un deuxième choc, ce qui conduit Alex et Ariane à cacher à Christiane les changements politiques qui ont eu lieu pendant son coma. Ils réaménagent l'appartement familial comme avant, cachent toutes les améliorations technologiques et les nouvelles mentalités, retrouvent les marques des produits d'avant. Ils y parviennent plutôt bien avec l'aide des voisins et de leurs amis. Le collègue de travail d'Alex, Denis, monte même spécialement de faux journaux télévisés est-allemands pour trouver des explications possibles à ce que la mère découvre malgré tout, comme une publicité de Coca-Cola sur l'immeuble d'en face. Ces faux journaux télévisés « révèlent » ainsi que le Coca-Cola est en réalité une invention d’origine est-allemande. Au fur et à mesure des jours, ils lui montreront des scènes de foule traversant la frontière, pour lui apprendre que des millions d’Allemands de l’Ouest tentent de fuir le capitalisme en s’exilant à l’Est, où l’asile leur sera accordé. Cependant, la monnaie change (ost mark devient d-mark) et ils n'ont qu'une date limite pour échanger les billets. Alex cherche partout le livret épargne de sa mère mais ne le trouve pas. Il se décide donc à lui demander où il se trouve prétextant un besoin d'argent pour une surprise qu'il voulait lui faire. Mais sa mère ne se souvient pas où elle l'a caché. C'est environ une semaine plus tard qu'elle se rappelle où elle l'a mis. Ariane et Alex se rendent donc à la banque mais trop tard ! La date est dépassée, la fortune de la mère est donc partie en fumée, ses billets ne valent plus rien !

Pour l’anniversaire de Christiane, Alex recrute également différents voisins ainsi que l’ancien responsable du collège. Ceux-ci, tombés dans le chômage et la pauvreté depuis la chute du régime, cultivent la nostalgie de l’époque communiste et se plaisent ainsi à pouvoir adresser des félicitations « à une camarade exemplaire » au nom des plus hautes instances du Parti.

La famille Kerner décide de partir dans sa maison de vacances. Arrivée sur les lieux, Christiane révèle à ses enfants un terrible secret : son mari n'est pas parti à l'Ouest pour une autre femme comme elle le disait au début du film, mais s'est enfui pour une vie meilleure ; Christiane devait le rejoindre avec Alex et Ariane mais n'en a pas eu le courage de peur d'être arrêtée par la Stasi.

Peu après, Christiane doit être à nouveau hospitalisée d'urgence alors que la réunification officielle approche. Alex décide de retrouver son père à l'ouest et de produire avec Denis un dernier journal afin de fêter (en avance, le jour de la réunification) une dernière fois l'anniversaire de la RDA pour sa mère.

Celle-ci lui ayant avoué que son père lui avait demandé de le rejoindre à l'Ouest en lui envoyant plusieurs lettres. Ariane retrouve les lettres où est notée l'adresse de leur père.

En y allant, Alex rencontre un chauffeur de taxi qui a une ressemblance frappante avec l'ex-cosmonaute Sigmund Jähn. Il s'agit bien de lui, bien qu'il le nie au début : après la chute du mur, il a perdu son travail. Alex retrouve son père, qui s'est remarié et qui a 2 enfants, et l'amène à sa mère. Sigmund Jähn accepte de jouer dans le dernier journal télévisé sur le faux anniversaire de la RDA en tant que nouveau président. Le jour de l'anniversaire de la réunification, Alex change la date du calendrier pour que sa mère pense être le jour de l'anniversaire de la RDA. Mais Lara, l'infirmière, lui a parlé du mur de Berlin. Il est donc possible que Christiane apprécie, sans rien en faire paraître, les immenses efforts de son fils pour ménager son cœur fragile, mais il se peut aussi qu'elle croie toujours que la RDA existe, puisque l'on voit dans le film que Lara ne lui raconte pas tout sur le Mur et l'effondrement de la RDA que la chute du Mur signifie.

Le matin, Christiane, seule dans sa chambre, voit le feu d'artifice en l'honneur de la réunification à travers les rideaux car elle doit rester allongée. Elle s'endort alors et ne se réveille plus. Sa dernière volonté est que ses cendres soient répandues dans le ciel. Alex construit une petite fusée remplie de feux d'artifices dans laquelle il met les cendres de sa mère et, en présence de quelques voisins et amis, il la fait partir du toit de l'hôpital. Et elle ne saura jamais ce qui s'est réellement passé.

Fait divers se rapprochant du film[modifier | modifier le code]

Jan Grzebski est un cheminot polonais tombé dans le coma en 1988. Victime d'un choc violent contre un wagon, Jan Grzebski développa une tumeur au cerveau et fut paralysé. Alors que les médecins ne lui donnaient que deux ans à vivre, l'homme s'est réveillé 19 ans plus tard découvrant la nouvelle politique de la Pologne, son entrée au sein de l'Union européenne et son adhésion à l'OTAN. Ce fait divers rappelle le scénario du film Good Bye, Lenin!.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le film connut un grand succès tant dans la partie occidentale qu'orientale de l'Allemagne, ainsi que dans plusieurs pays européens. Il remporta le Deutschen Filmpreis (Prix du film allemand) neuf fois : meilleur film, Daniel Brühl meilleur acteur, Florian Lukas meilleur second rôle masculin, meilleur réalisateur, trois prix techniques pour le montage, la mise en scène et la musique, ainsi que le prix du public pour le « film allemand de l'année » et l'acteur de l'année pour Daniel Brühl.

Le 6 décembre 2003, il est le premier film allemand à recevoir le prix du film européen de l'année. Daniel Brühl comme acteur et Bernd Lichtenberg comme scénariste ont aussi reçu ce prix.

En France, le film reçut le César du meilleur film de l'Union européenne en 2004. Il reçoit la même année le Goya du meilleur film européen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]