Gonzalo de Sandoval

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Gonzalo de Sandoval en conquistador.

Gonzalo de Sandoval, né en 1497 à Medellín (province de Badajoz) et mort en 1528) à Palos de la Frontera (province de Huelva), est un conquistador espagnol qui a participé à la conquête de la Nouvelle-Espagne (Mexique).

Il part pour Cuba et y devient capitaine en 1518. L’année suivante, il part à la conquête de l’Empire aztèque avec Hernán Cortés.

Pendant quelque temps, il a été co-gouverneur de la colonie, pendant que Cortés était éloigné de la capitale (du 2 mars au 22 août 1527).

Départ pour la Nouvelle-Espagne[modifier | modifier le code]

Sandoval part pour la Nouvelle-Espagne avec Hernán Cortes en 1519, étant le plus jeune et le préféré[1] de ses seconds. Après la soumission de Moctezuma, Cortés le nomme alguazil mayor de Villa Rica de Vera Cruz. Il capture les messagers de Pánfilo de Narváez qui exigent la reddition de la ville, et les envoie à Cortes. Dans la bataille qui suit, il capture personnellement Pánfilo de Narváez.

Sandoval conduit l’avant-garde lors de la retraite espagnole de Tenochtitlan, lors de la Noche Triste en 1520. Par la suite, il conduit quelques expéditions contre les Aztèques, autour de Tepeaca, où par la suite fut fondée la ville de Segura de la Frontera. Il attaque les Mexicas de Jalacingo, en représailles de l’attaque contre des soldats espagnols qui avaient abandonné les forces de Pánfilo de Narváez.

Il dirige la construction des brigantins utilisés lors du siège de Tenochtitlan (1521).

Siège et prise de Tenochtitlán[modifier | modifier le code]

Il transporte ces brigantins par route en pièces détachées, et durant le transport, fait prendre un village appelé "le village mauresque" par les Espagnols, soit à Calpulalpa, soit à Sultepec. Sandoval détruit la ville, puis continue le transport des brigantins pour le siège de la ville.

À Tenotchitlan, il dirige l’attaque à partir de l’Est. Lors du premier assaut, il appuie la tentative de Pedro de Alvarado de prendre le marché de Tlatelolco. Pendant l’assaut sur Tenochtitlan, un de ses hommes, García Holguín, capture Cuauhtémoc, qui est conduit devant Hernán Cortés.

En décembre 1521, Sandoval rencontre Cristóbal de Tapia, envoyé par la Couronne pour relever Cortés.

Sandoval est le patron de Citlalpopocatzin, un noble de Tlaxcala, baptisé avec le nom de Bartolomé.

Plus tard, il est envoyé vers Coatzacoalcos, pour pacifier Huatusco, Tuxtepec y Oaxaca. Il fonde ensuite la ville de Medellín en Tatatetelco, près de Huatusco et au sud de l’actuelle Veracruz ; il achève la pacification de Coatzacoalcos ; fonde le port d’Espíritu Santo sur le Pacifique ; prend la meilleure ville pour cela (Guaspaltepeque) ; et consolide la soumission de Centla, Chinautla et Tabasco. À Pánuco, il mate une insurrection indigène.

Missions en Colima et au Honduras[modifier | modifier le code]

Après la déroute de Juan Rodríguez de Villafuerte face aux indigènes de la Valle de Tecomán conduits par le Rey Colimán (actuel État de Colima) en 1522, Cortés envoie Sandoval avec pour mission la conquête de ce territoire. À Caxitlán, cité indigène proche de la côte, Sandoval fonde la ville de Colima le 25 juillet 1523. En 1527, Francisco Cortés de San Buenaventura déplace la ville à son emplacement actuel et la rebaptise San Sebastián de Colima.

Sandoval suit Cortés au Honduras en 1524, où il est nommé alguazil et y reçoit diverses encomiendas, comme Xacona. Au retour, il est nommé alcalde de justice de la Nouvelle-Espagne, en remplacement de Marcos de Aguilar au conseil de gouvernement de la colonie.

Retour en Espagne[modifier | modifier le code]

À la mi-avril de l’année suivante, il retourne en Espagne. Malade durant le voyage, il meurt en 1528 à Palos de la Frontera peu de temps après avoir débarqué. Il est enterré au monastère de La Rábida.

Bernal Díaz del Castillo, son ami et compagnon d’armes, écrit qu’il fut un bon juge et un bon administrateur, en plus d’être un excellent soldat.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Chaliand, Miroirs d’un désastre, chronique de la conquête espagnole de l’Amérique, Paris, Plon, 1990. ISBN 2-259-02088-7, p 21