Gonfreville-l'Orcher

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Gonfreville-l'Orcher
Une ferme ancienne de Gonfreville
Une ferme ancienne de Gonfreville
Blason de Gonfreville-l'Orcher
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement du Havre
Canton de Gonfreville-l'Orcher
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération havraise
Maire
Mandat
Jean-Paul Lecoq
2014-2020
Code postal 76700
Code commune 76305
Démographie
Population
municipale
9 119 hab. (2011)
Densité 353 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 21″ N 0° 14′ 03″ E / 49.505833333, 0.234166667 ()49° 30′ 21″ Nord 0° 14′ 03″ Est / 49.505833333, 0.234166667 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 102 m
Superficie 25,81 km2
Localisation

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Gonfreville-l'Orcher est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Elle fut créée par la fusion entre les deux anciennes paroisses de Gonfreville et de Gournay.

Ses habitants sont appelés les Gonfrevillais.

Gonfreville-l'Orcher, à la grande fierté de ses habitants, a été élue « Ville la plus sportive de France » en 2003. Ce qui fera dire à Patrick Thierry, directeur des sports de la ville, « Avec 13 euros, on peut nager sept mois par an »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive droite de la Seine, à une dizaine de kilomètres du Havre, dans le canton de Gonfreville-l'Orcher, depuis la création de cette nouvelle entité.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Harfleur, Gainneville, Saint-Martin-du-Manoir, Rogerville, Montivilliers sont les principales communes limitrophes de Gonfreville-l'Orcher

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • Voiture : A 29 – A 13 – RD 6015.
  • Autocar : Lignes interurbaines 20.
  • Transport LIA : Lignes 2, 7, 10 et 14 (aucune ne dessert la Gare du Havre).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gonfreville n'est attesté que sous une forme tardive à finale latinisée Gonfrevilla au XIIe siècle, cependant Gonfreville-Caillot, également en Pays de Caux, est mentionnée dès le XIe siècle en tant que Gunfredi villa. François de Beaurepaire y reconnait le nom de personne germanique Gundofridus / Guntfridus suivi du bien connu -ville, au sens ancien de domaine rural[2]. Il existe encore une troisième commune nommée Gonfreville dans la Manche. En outre, cet anthroponyme est contenu dans Ménil-Gonfroi, ancienne commune de l'Orne, et dans la généalogie de la famille d'Osmond.

Le patronyme Gonfray est apparemment attesté dans les seuls départements de la Seine-Maritime et du Calvados avant la Grande Guerre; de même pour la forme Gonfrey dans la Manche et enfin pour Gonfroy dans le Calvados, la Seine-Maritime et la Manche. Cette localisation uniquement en Normandie et dans la zone de diffusions des toponymes anglo-scandinaves incitent à considérer qu'il s'agit en fait du nom de personne norrois Gunnfriðr.

Curieusement, Gonfreville tient son qualificatif d'« Orcher », adjoint au XVe siècle, à la célèbre famille Aurichier qui tirait justement son nom du château d'Orcher (jadis Aurichier) dans la même paroisse.

Aurichier est un nom de lieu anglo-scandinave, attesté sous cette forme dès le XIIe siècle. Il est composé du vieil anglais alri, alor (moderne alder), aulne et du norrois kjarr, marais.

Cet archétype a pour stricte équivalence : Ellerker (GB, Yorkshire, Alrecher fin XIe siècle) et les 2 Elkier danois du Schleswig-Holstein (Allemagne) qui contiennent tous deux l'équivalent vieux danois elle, saule.

Le même élément -chier se retrouve dans une des formes anciennes de Villequier également en vallée de Seine, dans le même département : Villechier XIIe siècle, mais comme on a un flottement entre [ch] et [k] dans les noms de lieu important de Normandie ou de Picardie, la forme en [k] a prévalu. Villequier est quant à lui formé avec l'élément vieil anglais *wilig (la variante weliġ étant attestée), saule, contenu dans le nom de lieu anglo-scandinave Willitoft (Yorkshire).

D'après Smith, ce genre de toponyme est presque toujours formé avec un nom d'arbre, ce qui se vérifie ici[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gonfreville l’Orcher, c’est trois quartiers : Gournay-en-Caux, Mayville et le plateau. Chaque quartier a son histoire et son identité

Gournay-en-Caux[modifier | modifier le code]

De la bulle du pape Innocent III, reconnaissant officiellement l’église de Notre-Dame-de-Consolation en 1203, au jeune Raymond Queneau s’y rendant en promeneur, l’histoire de Gonfreville l’Orcher passe par le hameau de Gournay-en-Caux. Une histoire… d’eau ! Elle est à l’origine de l’existence des moulins, de la corderie, puis de la fonderie Bassot. Des étangs, l’on voit parfois s’envoler un héron tandis que la rivière Saint-Laurent s’écoule paisiblement à travers le hameau…

Château d’Orcher[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Orcher.

Depuis près de mille ans, le château d’Orcher surveille l’estuaire. Du célèbre financier Law, qui en fut propriétaire, à la famille d'Harcourt, les siècles ont passé sans entamer sa vigilance. Ne fut-il pas édifié pour protéger l’entrée de la Seine ? D’où son imposant donjon, carré et crénelé, surplombant la zone industrielle.

Son magnifique parc, accessible au public, et son rendez-vous annuel des ’Plantes en fêtes’ (2ème week-end d’octobre) sont néanmoins là pour rappeler que Gonfreville l’Orcher est aussi une ville verte.

Mayville[modifier | modifier le code]

Mayville, c’était à l’origine la ville de May (Marie-Zélie) Schneider. Ainsi en avait décidé Eugène Schneider. C’était l’époque des ’Maîtres des Forges’ et des ’Deux cents familles’. L’histoire les a heureusement dépassés. Les usines Schneider, de 1897 à 1937, furent un véritable creuset. Les ouvriers vinrent d’un peu partout. Et même de Chine, durant la première guerre mondiale !

Le camp Philipp Morris[modifier | modifier le code]

Camp des cités provisoires

De 1945 à 1947, le camp militaire Philipp Morris fut un des plus importants camps de transit américains de la Normandie. Il s’étendait sur 525 hectares. Cette véritable ’ville’ disposait d’un cinéma-théâtre le Capitol, d’un restaurant, d’un hôpital… et eut comme interprète le futur écrivain Morris (Maurice dans la réalité) Dumoulin. C’est au camp Philipp Morris que l’on doit la réapparition du jazz sur la région havraise. Le swing y fit un véritable tabac.

L'urbanisation du plateau[modifier | modifier le code]

La reconstruction fut un véritable problème après la seconde guerre mondiale. A Gonfreville l’Orcher plus encore que partout ailleurs. Car la décision de transformer les 598 baraquements restants de l’armée américaine en cités provisoires pour y loger les sinistrés havrais fut prise sans consultation de la municipalité. De 1959 à 1978, sous l’impulsion du sénateur-maire Jacques Eberhard, la ville s’impliqua financièrement dans l’édification de plusieurs milliers de logements sociaux pour permettre enfin la disparition des cités provisoires. Pas si blèmes que ça, les HLM…

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gonfreville-l'Orcher

Les armes de la commune de Gonfreville-l'Orcher se blasonnent ainsi :
de gueules à la raffinerie soutenue de deux épis de blé, les tiges passées en sautoir, le tout dessiné au trait d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 avril 1978 Jacques Eberhard PCF Sénateur de 1969 à 1986
mai 1978 juin 1995 Marcel Le Mignot PCF  
juin 1995 en cours Jean-Paul Lecoq PCF Député de 2007 à 2012
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Gonfreville l’Orcher est jumelée avec J’Réfia au Sahara occidental et avec la ville allemande Teltow, près de Berlin.

J’Réfia (Sahara occidental)

C’est en 1993, à la suite d’une rencontre avec un étudiant sahraoui qui séjournait au Havre que la ville se rapproche du peuple sahraoui dont le pays est occupé par le Maroc depuis 1975. Dès l’été 1993, la ville accueille 10 enfants des camps de réfugiés sahraouis situés près de Tindouf en Algérie. Ainsi sensibilisée aux conditions de vie extrêmement difficiles dans les camps, la ville officialise ses relations et développe son soutien au travers d’un jumelage avec le campement de réfugiés de J’Réfia. Depuis dix ans, avec le comité de jumelage, la ville accueille chaque été des enfants réfugiés sahraouis dans des familles gonfrevillaises, une relation humaine riche de partages, de respect, de dignité et de tolérance.

En parallèle à ce soutien humanitaire, la solidarité s’accompagne d’un engagement politique et diplomatique des élus pour la reconnaissance des droits du peuple sahraoui et l’application du Plan de Paix des Nations unies signé en 1991. Celui-ci prévoit la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental qui n’est pas toujours appliqué à ce jour.

Pour en savoir plus :

  • Sahara info : bulletin de l’association des Amis de la République arabe sahraouie démocratique. www.sahara-info.org
  • ARSO : Association de soutien à un référendum libre et régulier au sahara occidental. www.arso.org


Teltow (Allemagne)

Un accord d’amitié a été conclu dès 1966 avec la ville de Teltow, petite ville de la périphérie de Berlin. En 1999 : un jumelage est officiellement signé entre les deux villes amies. De nombreux échanges ont revu le jour depuis, autour du sport, d’expositions culturelles ou des fêtes dans les deux communes. A Teltow, un comité « Teltow sans frontières » « Teltow ohne Grenzen » s’est créé en 2002 qui s’est donné comme activités :

  • Le contact permanent avec d’autres comités de jumelage dans le but d’établir des relations entre groupes d’intérêt.
  • Le soutien des activités de la ville de Teltow dans le cadre des traités de jumelage.
  • L’organisation de manifestations culturelles et sportives, de rencontres de tous types dans l’esprit de l’amitié entre les peuples et de la paix.

Pour aller plus loin : site de la ville de Teltow (en langue allemande)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386 445 453 354 566 532 568 575 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
645 727 722 783 767 846 983 956 1 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 071 1 187 1 895 3 469 3 941 4 316 4 446 4 476 8 405
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
8 032 8 636 10 173 10 345 10 202 9 938 9 244 9 145 9 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La volonté d’accessibilité au plus grand nombre se retrouve dans les équipements culturels ou de loisirs comme l’Espace culturel de la pointe de Caux (salle de spectacles de 400 places, cinéma et lieu d’expositions), les écoles municipales de musiques et de danses, la médiathèque (qui est entièrement gratuite et propose de nombreuses animations) et le C.L.E.C (Centre de loisirs et d’échanges culturels). L’Espace culturel de la Pointe de Caux accueille également le festival européen de cinéma du Grain à démoudre. Un « festival de cinéma pas comme les autres », comme l’écrivit Télérama puisqu’il est organisé uniquement par de jeunes cinéphiles.

La programmation culturelle municipale est importante et un site internet y est dédié.

Santé[modifier | modifier le code]

Engagé dans une démarche qualité, le service Restauration produit des menus variés et équilibrés, en utilisant des produits frais (viande, poisson, fruits, légumes en majorité) et en garantissant la traçabilité des aliments.

Le service de restauration est signataire de la charte Programme National Nutrition Santé. La charte.

Des ateliers de dégustation et des animations ludiques sont proposés régulièrement dans les restaurants scolaires : Tour de France des assiettes, ouverture sur les cuisines du monde, Épices et fruits exotiques avec les Antilles, Semaine du goût…

Sports[modifier | modifier le code]

Gymnases, centres sportifs, stades, aires de jeux multisports sont installés dans tous les quartiers de la ville. C’est ce qui séduisit, entre autres, le journal l’Equipe et l’amena, en 2003, à décerner à Gonfreville l’Orcher le trophée de la ville la plus sportive de France (catégorie villes de moins de 20 000 habitants). Depuis ce trophée, de nouveaux équipements sportifs ont été créés : le complexe échecs/arts martiaux qui comprend un dojo de niveau régional et une salle modulable d’échecs capable de recevoir de grands tournois. Le complexe nautique Gd’O (construit avec la Communauté d’Agglomération Havraise – C.O.D.A.H.) offre quatre bassins (dont un ludique), une rivière sauvage, un pentagliss, une pataugeoire d’été et des espaces cardio et balnéo.

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Son économie dépend principalement de la zone industrielle et portuaire de l'estuaire de la seine (raffineries, Total Petrochemicals…) et de la zone commerciale du Camp-Dolent.

Depuis une quinzaine d’années, la ville s’efforce également de développer les nouvelles technologies. Elle a ouvert des espaces multimédia (à la médiathèque avec un poste aménagé pour les personnes handicapées, un point Cyb au service jeunesse), elle a créé une école municipale d’informatique et distribué des cahiers électroniques. Mais, surtout, Gonfreville s’est engagée dans une démarche novatrice concernant le très haut débit. Depuis 2009, toute la ville est raccordée à la fibre optique. Les 3 800 foyers, entreprises et ERP ont accès gratuitement au très haut débit (100 Mb). Développée dans le cadre de la C.O.D.A.H., le réseau public de Gonfreville-l’Orcher est 100 % fibré jusqu’à l’abonné.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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La commune abrite trois monuments historiques :

  • le manoir de Bévilliers, classé par décret du 6 novembre 1924[6],
  • le château d'Orcher, dont le grand salon a été classé par arrêté du 12 février 1976 et les façades et toitures, les communs et l'escalier ont été inscrits par arrêté du 12 février 1976[7],
  • un encuvement sur abri de type R 600 pour canon antichar de 50 mm, appartenant au mur de l'Atlantique, inscrit par arrêté du 21 août 1996[8].


Le Château Fort Sainte-Honorine[modifier | modifier le code]

Gonfreville-l'Orcher possède un château édifié pour protéger l'entrée de la Seine. Occupé par les Anglais en 1415, il dispose d'une imposante tour, carrée et crénelée, typique du XIe siècle. La forteresse a été transformée au XVIIIe siècle en habitation.

Ouvert du 1er juillet au 15 août, tous les jours de 14h à 18h (sauf jeudi)

Son parc est accessible au public toute l’année de 8h à 20h sauf jeudi.

Un rendez-vous annuel Plantes en fêtes a lieu tous les deuxièmes week-ends d'octobre.

Le manoir de Bévilliers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manoir de Bévilliers.

Le manoir de Sénitot, au lieu-dit « Bévilliers », construit, en 1528, en blocs calcaires, pierres de taille et briques roses, est un bel exemple de la première Renaissance dans l'extrême pointe du Pays de Caux. Ce fut le fief de Tristan de Brachon, écuyer, de 1596 à 1630 et un haut lieu des cultes protestants à la fin du XVIe siècle. C'est un lieu classé Monument historique en 1924.

Le manoir de "Bévilliers" est actuellement une propriété privée, qui héberge une académie de Golf (Académie Golf Club de Normandie)

Église Saint-Erkonwald (XIe-XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Fondée au XIe siècle, elle doit son nom à un évêque de Londres du VIIe siècle après J.-C. L’église actuelle a été construite sur des plans dressés en 1858 et fut sacralisée en 1865.

Église Notre-Dame de la Consolation[modifier | modifier le code]

Elle est située à Gournay-en-Caux (XVIIe/XIXe).

Chapelle Saint-Dignefort[modifier | modifier le code]

Fondée en 1204 par Guillaume d'Angerville, elle a été ruinée pendant la guerre de Cent Ans et fut reconstruite durant la deuxième moitié du XVe siècle. Au XVIIe siècle, elle n'est plus desservie régulièrement. L'ensemble actuel conservant des cheminées du XVIIe siècle, a été remanié au XIXe siècle. Il avait été vendu en 1791, comme bien national et une maison y fut alors érigée. C'est actuellement une propriété privée.

Le colombier[modifier | modifier le code]

Le colombier est un bâtiment du XVe siècle, situé place du Vieux-Colombier au centre de la cité commerciale (boulangerie, salon de coiffure, tabac-presse, pharmacie, auto-école et supérette).

Mayville, cité ouvrière[modifier | modifier le code]

Mayville a été créée en 1906 par les usines Schneider (May était le prénom de la fille du patron de l'entreprise) pour y loger les ouvriers et leur famille, employés dans l'usine d'artillerie de Gonfreville.

Elle fut construite en plusieurs tranches de 1906 à 1939. Les lotissements, de 6 à 19 maisons sur des terrains d'environ 200 m², sont desservis par de larges avenues parallèles avec réseau d'eau et de gaz. Les commerces y furent implantés dans des boutiques sans enseigne le long des avenues Schneider et de Broqueville. Entre 1908 et 1912, Schneider y fit construire deux groupes scolaires en bordure de la cité. Après 1918, la cité commerciale est constituée d'une épicerie, d'une boulangerie, d'une boucherie chevaline, d'une cantine et d'une chapelle en bois. En 1930, un nouveau centre commercial y est construit.

Sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) l'Humanité du 4 avril 2003
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  3. François de Beaurepaire, Op. cité. p. 84 - 164.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Notice no PA00100675 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00100674 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA76000014 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie,‎ 2009, broché, 264 p. (ISBN 2-910316-33-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]