Golfech

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Golfech
centrale nucléaire de Golfech
centrale nucléaire de Golfech
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Valence
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Rives
Maire
Mandat
Alexis Calafat
2008-2014
Code postal 82400
Code commune 82072
Démographie
Gentilé Golféchois
Population
municipale
912 hab. (2010)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 53″ N 0° 51′ 07″ E / 44.1147222222, 0.85194444444444° 06′ 53″ Nord
       0° 51′ 07″ Est
/ 44.1147222222, 0.851944444444
  
Altitude 485 m (min. : 47 m) (max. : 71 m)
Superficie 9,72 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Golfech (en occitan Golfuèg), est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Golféchois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Commune située sur la Garonne, sur le Canal du Midi et sur la Barguelonne, ainsi que sur les voies de communications que sont la ligne Bordeaux - Sète et la route départementale 813 entre Agen et Castelsarrasin

Accès par l'autoroute A62 sortie 08 et par la Gare de Golfech

Ce site est connu pour la centrale nucléaire de Golfech, de 2 tranches de 1300 MW. Cette centrale est vivement contestée par les écologistes locaux. Sur la droite de la photo se trouvent les tours de réfrigération de la centrale, les plus hautes d'Europe (178,5 m) en raison de la configuration de la vallée de la Garonne.

Histoire [modifier]

Le nom de Golfech ne s'est pas toujours écrit de la sorte.

Vers l'année 1200, on écrivait en ancien occitan « Golfeg » ou « Guolffeg » ; en latin on mettait « Apud Golfegium », ou « Âpud Locum de Goiifegïo ». Plus tard, et en 1465 notamment, on a écrit « Golfech » — comme aujourd'hui — et vers 1500 « Goulfech ». En 1573 on écrivait « Golfex » ou « Gaulfeïx »; vers 1600 « Goulfetz » et puis enfin la transcription orthographique française de la prononciation occitane locale donna « Golfech ».

Les premiers documents relatifs à Golfech ne remontent pas au-delà de l'année 1200. Ce que l'on peut affirmer, c'est que, formant une dépendance de Clermont-Dessus (Lot-et-Garonne), son territoire a toujours fait partie de l'Agenais, jusqu'à ce que le département de Tarn-et-Garonne soit formé par sénatus consulte du 2 novembre 1808.

Avant la conquête des Gaules, l'Agenais était le territoire des Nitiobriges ou Nitiobroges, peuple de la Gaule celtique, sur la rive droite de la Garonne. Pendant la domination romaine, ce pays avait été embelli d'édifices magnifiques et de somptueuses villas; aussi ne serait-il pas impossible de retrouver à Golfech des traces de cette occupation (une belle mosaïque mise à jour au lieu-dit « Les Vergnes », débris de poteries et de fragments d'objets utilitaires en terre cuite). Après l'occupation romaine, Golfech, modeste et petite seigneurie, a dû partager toutes les vicissitudes de l'Agenais.

Aux environs de l'année 1200, l'ordre du temple de Salomon, dont la commanderie faisait partie du grand prieuré de Toulouse, vint s'établir à Golfech. Grâce à de nombreuses donations et ventes, il ne tarda pas à faire de cette seigneurie une des plus belles et de ses plus riches commanderies. En 1311 cet ordre fut supprimé et tous ses biens passèrent à celui de Saint-Jean de Jérusalem qui fut appelé à la commanderie de Golfech et rattaché à la commanderie de Castelsarrasin. Vers 1378, Pierre de Varas, le Commandeur, fixa les limites de ce qui allait être la Commanderie même des Templiers. De 1311 au 6 février 1793, date à laquelle les biens de l'ordre de Malte furent proclamés « biens nationaux », trente-sept Commandeurs avaient eu charge de l'administration ; les plus illustres furent — semble-t-il — Bernard de Montlezun (1465-1477), Pierre d'Esparbès Luzan (1579-1617), André de Grille (1731-1751), Gaspard Hiacynthe de Grille Destoublon (1757-1761). En 1569 et 1588, au moment des guerres de religion, la commanderie tout entière fut mise à sac et incendiée. En 1792 elle fut vendue comme bien national, 475 000 livres payées en assignats, et toutes ses possessions furent dispersées.

Certes, il ne semble apparemment, subsister aucune trace intéressante des anciens bâtiments. Il faut pourtant descendre le chemin qui conduit à « Darreloc » (« derrière le cimetière »). A un tournant on est surpris de voir surgir une importante muraille bâtie en briques rosées, à la façon toulousaine, ayant grande allure avec ses contreforts, ses meurtrières grossières, et sa série d'élégants « oculus » circulaires. Elle forme la façade d'un bâtiment construit sur les remparts, dont le mur nord a été modifié et rebâti en partie. Ce bâtiment actuel comprenait le grenier et la prison de l'ancien château, le grenier à droite, et la prison à gauche. Les « oculus » destinés primitivement à l'éclairage des combles, ont été transformés au cours des circonstances de guerre, en meurtrières, par un ébrasement intérieur très visible. C'est tout ce qui rappelle l'ancienne commanderie qui, pourtant, comprenait un mur d'enceinte fortifiée, un chemin de ronde avec créneaux, des fossés, Un pont-levis, etc. et au centre, une église romane.

D'après de vieux documents, Golfech a toujours eu à souffrir des débordements de la Garonne voisine. Les murs de certaines maisons ou édifices publics portent des marques ou annotations relatives à la crue du 3 mars 1930 ; celle-ci a alors atteint la cote de 11 m. 75 à la hauteur de Lamagistère, un village voisin, Les crues les plus désastreuses furent celles de juin 1875, puis celles de 1930 et de 1952 qui ont également causé des dégâts très importants. Golfech, bourgade à vocation essentiellement agricole, n'a pas échappé au dépeuplement ; plus de 1200 âmes vers 1840, alors qu'au recensement de 1968 i| n'y avait que 555 habitants. Au dernier recensement de 2006, nous avions 710 personnes, celui de 2008 810 personnes et actuellement, la commune compte pas moins de 980 personnes.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Alexis Calafat aucun maire
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 912 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 068 1 019 1 014 1 143 1 253 1 159 1 122 1 088 1 054
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 015 881 881 821 760 717 690 693 655
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614 586 536 488 512 503 504 512 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
551 555 470 440 555 710 814 912 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Article détaillé : Centrale nucléaire de Golfech.

Depuis le début des années 1980, une centrale nucléaire a été mise en chantier à Golfech. Les réacteurs fonctionnent depuis 1991 et 1994. Le site emploie environ 700 personnes.

Le surplus d'énergie contenu dans l'eau du circuit de refroidissement de la centrale est utilisé pour le chauffage de la piscine, de la maison de retraite et de l'école de la commune.

Golfech est aussi connu pour l'ascenseur à poissons de son barrage hydraulique mais qui sont situés sur la commune voisine de Malause.

Cependant il faut signaler que cette commune est actuellement en pleine mutation industrielle. Située sur la rive droite de la Garonne, en bordure de la R.D. 813, elle a été retenue par l'Électricité de France pour l'implantation d'usines de production de courant électrique (voir texte « la chute de Golfech »). L'implantation de la centrale thermonucléaire en 1981 (début des travaux) a permis l’arrivée de nouvelles entreprises prestataires et partenaires. De plus, deux zones artisanales sont apparues dans la dernière décennie réunissant une trentaine d’entreprises. Un petit centre commercial est aussi apparu au centre du village avec pas moins d’une dizaine de commerces. Une gendarmerie spécialisée, le Peloton Spécialisé de protection de la gendarmerie, s’est implanté sur Golfech, réunissant 38 gendarmes qui œuvrent pour la surveillance et la protection du site nucléaire et de ses environs.

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Jean Vergnes
  • Romain Calmels: Ancien footballeur professionnel, ayant joué à l'Olympique de Marseille et menant cette équipe à la relégation en 2002. Depuis, le club joue la montée en CFA 2. Actuellement décédé, Romain Calmels partage sa vie avec la vendeuse dAlfa Roméo d'Agen.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes [modifier]