Golfe d'Urabá

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Golfe d'Urabá
Carte de la région de Darién en 1510 avec le golfe d'Urabá.
Carte de la région de Darién en 1510 avec le golfe d'Urabá.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la Colombie Colombie
Panama Panama
Géographie physique
Type Golfe
Localisation Mer des Caraïbes (océan Atlantique)
Coordonnées 8° 21′ 44″ N 76° 59′ 02″ O / 8.36233, -76.98394 ()8° 21′ 44″ Nord 76° 59′ 02″ Ouest / 8.36233, -76.98394 ()  

Géolocalisation sur la carte : Panama

(Voir situation sur carte : Panama)
Golfe d'Urabá

Géolocalisation sur la carte : Colombie (relief)

(Voir situation sur carte : Colombie (relief))
Golfe d'Urabá

Le golfe d'Urabá est situé en Colombie, tout près de la frontière avec le Panama.

Situation[modifier | modifier le code]

Le Golfe d'Uraba est proche de l'actuel "parc national du Darién", dans le sud-ouest du Panama, qui occupe pratiquement toute la frontière avec la Colombie, sur la ligne de division continentale des montagnes du Darien à l’extrémité sud ouest du pays et à quelques kilomètres des Caraïbes. C'est la région la plus pluvieuse d'Amérique du Sud. Peuplé de diverses ethnies bénéficiant de projets de développement durable, il est inscrit depuis 1980 sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité[réf. nécessaire].

Histoire de la région[modifier | modifier le code]

Tout au fond du golfe est logée Santa María la Antigua del Darién, la première ville fondée par des européens sur la terre ferme du continent sud-américain, en 1510, une dizaine d'années après qu'ils eurent découvert la terre ferme. L'ancienne ville d'Acla, située à une cinquantaine de kilomètres au nord, fut fondée presque au même moment.

Les Européens découvrirent pour la première fois la région en 1501. Les Espagnols établirent la première colonie d'Amérique du Sud, Santa María la Antigua del Darién, dans la province de Darién en 1510, tout au fond du golfe, un site abrité. Acla se trouvait à vingt miles au nord de cette dernière[1].

Santa Maria la Antigua del Darién était alors la jeune capitale de la région appelée "Castille d'Or".

La région a été sous le contrôle du conquistador Rodrigo de Bastidas. Accusé en 1502 par Francisco de Bobadilla, tout comme Christophe Colomb, de trafic d'or avec les Amérindiens, Rodrigo de Bastidas est déclaré innocent et Madrid lui octroie une rente annuelle sur la production de ce qui est alors la province d'Urabá, autour du Golfe d'Uraba. Il avait obtenu la permission de découvrir des îles ou des terres non encore visitées par Christophe Colomb.

C'est depuis le golfe d'Uraba que Vasco Núñez de Balboa commença sa marche vers le Pacifique en 1513. Mais ses successeurs, voulant exploiter des mines d'or, eurent des difficultés avec les indiens Kunas. Les mines d'or étaient situées le long du Rio Choco, qui arrive par le sud des montagnes de la Colombie et se jette dans le golfe. La région était réputée pour ses mines d'or au XVIe siècle et plus tard, ce qui attiré de nombreux pirates européens. Le Chocó est aujourd'hui l'un des trente départements de la Colombie, et c'est l'une des rares régions d'Amérique où ne passent pas la panaméricaine. Les communautés qui y vivent sont principalement les descendants des marrons qui fuirent les mines d'or, les espagnols ayant importé de la main d'œuvre noire face au refus des indiens de travailler durablement dans les mines.

Alonso de Ojeda fut beaucoup plus brutal que Vasco Núñez de Balboa avec les indigènes, qui devinrent plus hostiles et attaquèrent la colonie. Tout le monde fut tué, sauf Ojeda et un seul de ses compagnons. Il fut contraint alors de repartir à Hispañola.

En raison des problèmes avec les indiens Kunas, la colonie fut rapidement abandonnée. Certains réfugiés de Santa María partirent fonder la ville de Panama en 1519, à deux cent kilomètres plus au nord, et la nouvelle ville concurrença rapidement les deux premières.

La région du Golfe d'Uraba, sous le contrôle de Carthagène des Indes, était sujette à une certaine instabilité et de nombreuses révoltes, tant chez les noirs que les indiens, comme en témoigne les révoltes des Indiens des Sambres et celle du grand palenque de San Basilio, à 60 kilomètres de Carthagène des Indes, de l'autre côté du golfe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Le grand dictionnaire géographique et critique, Volume 3, Antoine Augustin Bruzen de La Martinière (1726), sur books.google.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]