Godolphin Arabian

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Godolphin Arabian

Godolphin Arabian (1724-1753), est un cheval de race Pur-sang arabe ou Barbe[1] à l'origine d'une des meilleures lignées de Pur-sang anglais, excellents chevaux de course.

L'histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, Godolphin Arabian fut reçu en cadeau du Bey de Tunis[2], par Louis XV en 1731, avec sept autres étalons. Selon certains témoignages, El Sham (son nom d'alors) n'arriva jamais jusqu'aux écuries royales. Selon d'autres, le cheval, fin et nerveux, ne fut pas apprécié par le roi qui recherchait plutôt des chevaux puissants, à la mode à cette époque. Un valet d'écurie aurait donc vendu l'animal à un porteur d'eau afin qu'il lui tire sa charrette.

Ce qui est certain, c'est qu'un gentilhomme anglais nommé Edouard Cook racheta l'étalon lors d'un passage à Paris, pour le ramener en Angleterre où il l'offrit à l'un de ses amis, Roger Williams, le tenancier d'un pub londonien. Le marquis de Godolphin avait l'habitude de se rendre dans ce bar, il racheta une fois de plus l'étalon et l'emmena dans son haras, afin qu'il serve de boute-en-train (souffleur) à l'un de ses propres étalons, Hobgoblin. Souffleur est un rôle ingrat pour un étalon, il s'agit de "préparer" les juments à la saillie avant la venue du véritable géniteur. Ici, l'histoire rejoint une légende selon laquelle Godolphin aurait échappé à son lad et tué son rival, Hobgoblin, au terme d'un combat épique. Légende ou pas, une chose est sûre : Godolphin a saillit la jument Roxana et ainsi donné naissance à un poulain nommé Lath. Lath aurait été élevé au lait de vache après la mort de sa mère, puis il présenta rapidement de très grandes qualités de cheval de course. Lath fut le père du troisième grand étalon Pur-sang anglais, Matchem (1748), qui donna lui-même naissance à 354 gagnants. El Sham fut renommé Godolphin Arabian (ou Godolphin Barb selon certaines versions) et vit trois de ses fils, Lath, Cade et Regulus, triompher à une même réunion de courses en 1738, dans des épreuves différentes.

Barbe ou arabe ?[modifier | modifier le code]

Sur toutes les représentations qui en sont faites, Godolphin possède des attributs du Barbe : Naseaux et yeux effacés, attache de queue basse, encolure rouée, oreilles, ganaches, etc. Seul un dos creux et long laisse supposer un métissage avec l'Arabe. C'est donc avec raison que, sur les documents d'époque, il est désigné comme Godolphin Barb. Il pourrait s'agir d'un Arabe-barbe avec un pourcentage majoritaire de sang barbe, ce qui est d'ailleurs le cas de la presque totalité des "Turkomans" et autres "orientaux" que l'on trouve à l'origine des lignées d'"arabes" de courses.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il y a controverse sur la race de Godolphin Arabian, souvent appelé Godolphin Barb. Issu d'un pays de chevaux barbes (le Maghreb), les récits d'époque parlent naturellement de cheval barbe à son sujet. Mais les représentations et descriptions contemporaines de Godolphin décrivent un cheval aux lignes très typées Pur-sang arabe. De plus, les deux propriétaires anglais (Coke et Godolphin) l'ont tous deux inscrit dans leur Stud-book personnel comme cheval arabe...
  2. http://www.tbheritage.com/Portraits/GodolphinArabian.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]