Godefroy Brossay-Saint-Marc

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Godefroy Brossay-Saint-Marc
Image illustrative de l'article Godefroy Brossay-Saint-Marc
Biographie
Naissance 5 février 1803
à Rennes (France)
Ordination sacerdotale 2 avril 1831
Décès 26 février 1878
à Rennes
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
17 septembre 1875 par le
pape Pie IX
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Maria della Vittoria
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 10 août 1841 par Mgr de Lesquen
Archevêque de Rennes
1859 – 1878
Charles-Philippe Place Suivant
Évêque de Rennes
1841 – 1859
Précédent Claude-Louis de Lesquen

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
Armes de Godefroy Brossay-Saint-Marc.svg
In omnibus Charitas
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Godefroy Brossay-Saint-Marc, archevêque de Rennes

Godefroy Brossay-Saint-Marc, né le 5 février 1803[1] et mort le 26 février 1878[2] à Rennes, fut le premier archevêque de Rennes.

Carrière ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Fils de Godefroy Brossay-Saint-Marc, négociant, et de Aimée Couarde, Godefroy Brossay-Saint-Marc est né à Rennes le 5 février 1803, au sein d'une honorable famille de la bourgeoisie, par ailleurs propriétaire du château du Boschet à Bourg-des-Comptes.

Destiné dès son plus jeune âge à la carrière ecclésiastique, Godefroy Brossay-Saint-Marc fut ordonné prêtre pour le diocèse de Rennes le 2 avril 1831 par Mgr de Lesquen. Ce dernier le prit pour vicaire général dès 1834 avant que de démissionner de sa charge pour raison de santé, obtenant que Godefroy Brossay-Saint-Marc lui succédât sur le siège épiscopal de Rennes.

Nommé par Louis-Philippe évêque de cette ville 25 février 1841, il reçut ses bulles pontificales le 12 juillet. Il fut sacré le 10 août en la nouvelle cathédrale Saint-Pierre par son prédécesseur ainsi que Mgr Bouvier et Mgr de Hercé, évêques du Mans et de Nantes, en présence de l'archevêque de Calcédoine, de Mgr Paysant et Mgr Graveran, évêques d'Angers et de Quimper.

Ardent orléaniste, il joua localement un rôle politique suite à la révolution de 1848, contribuant nonobstant au rattachement des fidèles de son diocèse à l'Empire. Par là-même, il s'attira la reconnaissance de Napoléon III qui favorisa la fondation d'un archevêché à Rennes. La bulle Ubi Premium Placuerit fulminée le 3 janvier 1859 par Pie IX fit de lui le premier métropolitain de Bretagne avec pour évêques suffragants ceux des diocèses de Quimper-Léon, St-Brieuc-Tréguier et Vannes.

Père conciliaire lors de Vatican I, il fut élevé au cardinalat par le Pape Pie IX lors du consistoire du 17 septembre 1875, mais ne put participer au conclave des 18-20 février 1878.

Mort à Rennes le 26 février 1878, Mgr Brossay-Saint-Marc est inhumé dans le chœur de la cathédrale Saint-Pierre, devant le maître-autel.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il favorisa et contribua pécuniairement à la reconstruction ou à la restauration de nombreuses églises du diocèse, particulièrement la cathédrale de Rennes qu'il transforma en basilique romaine. Par ailleurs, son frère, Édouard Brossay-Saint-Marc, s'essayait à l'architecture, auteur notamment des églises de Campel, Sainte-Marie, Saint-Thual ou Bourg-des-Comptes, fief des Brossay-Saint-Marc.

En matière d'éducation, il fut à l'origine de l'institution scolaire Saint-Vincent, d'abord située à la Barre-Saint-Just dans les locaux de l'actuel lycée Jean-Macé, et sise actuellement rue de Paris, depuis la loi de séparation de l'Église et de l'État. Par ailleurs, il encouragea l'ouverture d'écoles primaires tenues par les religieuses de Rillé, Paramé et Saint-Méen, ordres enseignant dont les maisons-mères se situent toujours dans l'archidiocèse de Rennes. Il suscita également la création du grand-séminaire.

Dans le contexte du gallicanisme administratif français, il considère progressivement que l'unique voie de l'Église française est l'ultramontanisme, œuvrant pour que le pape retrouve son pouvoir temporel.

Mgr Brossay-Saint-Marc fut l'artisan du retour des Carmes et Carmélites à Rennes, et son épiscopat vit la fondation de l'ordre des Petites sœurs des Pauvres.

En Bretagne, au moins cinq rues portent son nom[3].

Armes[modifier | modifier le code]

Armes de Godefroy Brossay-Saint-Marc sur un vitrail de la Basilique Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Rennes.

D'azur au pélican avec sa pitié d'argent.

Source[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes, Fougeray et Paris, René Haton, 1880-1886, 6 vol. in-8° br., couv. impr. (disponible sur Gallica).
  • Michel Lagrée Mentalités, religion et histoire en Haute-Bretagne au XIXe siècle : le diocèse de Rennes, 1815-1848, Paris, Klincksieck, 4ème trimestre 1977, 492p.
  • Jean Delumeau (Dir.), Le diocèse de Rennes, Paris, Éditions Beauchesne, Collection "Histoire des diocèses de France, 1979, 319p., pp.209-214.
  • Jean Meyer (Dir.), Histoire de Rennes, Toulouse, Éditions Privat, Collection "Histoire des villes", 1984, 492p..
  • Christophe Libeau, Godefroy, Cardinal Brossays-Saint-Marc. 1803-1878 : ambitions et limites de l’Eglise Catholique en Ille-et-Vilaine au XIXème siècle, Université Haute-Bretagne, Rennes II, Alpha societas, 1994.
  • Jean-François Gicquel, Le juriste malgré lui ou Les Dix Commandements du Droit concordataire selon Monseigneur Godefroy Brossays Saint-Marc - Esquisse d'une biographie juridique, Ed. Presses universitaires de Nancy, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Note[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Rennes, 2E11, Registre des naissances, an XI de la République, acte daté du 16 Pluviose, p.91.
  2. Archives municipales de Rennes, 4E87, Registre des décès, 1878, acte 388.
  3. Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, Coop Breizh et Institut culturel de Bretagne, 1997, notice de Michel Duval.