Goa'uld

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Goa'uld
Espèce Goa'uld
Planète d'origine P3X-888
Alliances Alliance des Grands Maîtres
Anciennes alliances aucune
Première apparition épisode 1x01 - Enfants des dieux

Les Goa'ulds sont une race fictive d'extraterrestres parasites, inventée dans la série télévisée de science-fiction Stargate SG-1.

Grâce au réseau des portes des étoiles créé par les Anciens, les Goa'ulds ont pu découvrir de nombreux mondes et en prendre le contrôle en se faisant passer pour des dieux. Sur Terre, la plupart des dieux égyptiens étaient, dans l'univers de la série, des Goa'ulds, ce qui confirmerait la théorie des anciens astronautes. Ils se sont servis des humains comme travailleurs forcés sur d'autres planètes, chargés d'alimenter leur empire.

Grâce à la porte des étoiles, les équipes du général Hammond[n 1] ont découvert d'autres planètes et d'autres peuples lors de leurs voyages d'exploration. Elles se heurtent souvent aux Goa'ulds alors qu'elles tentent de persuader les habitants de ces planètes que les Goa'ulds sont des faux dieux. Ils demeurent leur ennemi principal pendant les huit premières saisons.

Origine des goa'ulds[modifier | modifier le code]

Les Goa'ulds sont originaires de la planète P3X-888, où, d'ailleurs, de nombreux spécimens continuent de vivre à l'état naturel. C'est là-bas qu'ils expérimentèrent le parasitage d'animaux plus grands, les Unas, et initièrent ainsi leurs premiers empires théocratiques, fondés sur l'esclavage et l'endoctrinement de l'espèce hôte.

On suppose généralement que c'est lors d'un contact des Anciens avec les parasites, survenu il y a des dizaines de milliers d'années avant notre ère, que les Goa'ulds ont eu l'occasion de s'emparer de la technologie de ces derniers. Profitant du vide laissé par le départ des Anciens, les parasites s'étendirent progressivement dans toute la Voie lactée, bâtissant les empires interstellaires que l'on rencontre dans la série SG-1.

À l'instar des animaux eusociaux, les larves sont généralement stériles, et seules quelques « reines goa'ulds », comparables aux reines des insectes, sont capables d'engendrer des larves goa'ulds, leur transmettant leur savoir par l'intermédiaire des informations génétiques. Les Goa'ulds se multiplient de façon asexuée ; les reines goa'ulds génèrant des larves seules. De plus, une reine peut choisir de transmettre ou non son savoir à ses larves[1]. Comme tout Goa'uld, les reines peuvent parasiter des humains, ce qu'ont fait les reines Hathor[2] et Egéria[1].

Cependant, des Goa'ulds dont les hôtes sont de sexe opposés, et génétiquement compatibles, peuvent se reproduire. L'enfant ainsi engendré est qualifiée d'Harsiésis : il demeure un spécimen normal de l'espèce des hôtes sur le plan physique, mais dispose de toute la mémoire génétique goa'uld possédée par ses géniteurs lors de sa conception[n 2]. La reproduction sexuée goa'uld étant interdite, Shifu en est le seul représentant connu, mais sa disparition prématurée a condamné toute étude sur l'influence respective de la nature de l'espèce-hôte et celle des Goa'ulds chez ces individus.

On remarquera cependant que la version du film diffère notablement de la série. Les Goa'ulds y sont représentés comme des créatures de taille humanoïde, ressemblant à la créature de Roswell, et souffrant de dégénérescence avant de découvrir l'humanité lors d'un atterrissage en vaisseau (et non via une porte des étoiles pré-existante). Ils prennent plus possession de l'enveloppe charnelle que du cerveau de l'hôte (ce qui est clairement visible dans la scène de la mort de Râ, le Go'auld reprenant ses véritables traits peu avant l'explosion). Le film décrit en outre Râ comme le dernier de sa race.

Société[modifier | modifier le code]

Les sociétés goa'ulds sont fondées sur un système d'esclavage, ou tout au moins de servage. Les Goa'ulds règnent sur d'importantes populations humaines, réparties fréquemment sur de nombreuses planètes, qui travaillent intensivement pour alimenter les besoins de leurs empires. Leur principale activité semble consister en l'extraction de matières premières (principalement le naquadah), même s'il en existe forcément d'autres liées à une économie de subsistance. Ils vénèrent leurs maîtres tels de véritables dieux, et leur obéissent avec ferveur. Un détail récurrent qui caractérise les mondes sous domination goa'uld est l'énorme fossé technologique qui sépare les sujets (humains comme Jaffas) de leur maître. Cela est probablement voulu par les Goa'ulds afin de marquer leur supériorité divine.

Le système politique des Goa'ulds est fondé sur la féodalité, la galaxie étant dominée par des « Grands Maîtres goa'ulds » qui se partagent le pouvoir. Ces Goa'ulds, qui font partie des plus puissants, ont formé le Conseil des Grands Maîtres pour résister aux menaces extérieures, mais ils ne dirigent en aucun cas la totalité des Goa'ulds, certains étant sans arrêt en conflit pour détenir plus de pouvoir que les autres et dominer seuls la galaxie. Lorsque le Conseil des Grands Maîtres participe à un traité diplomatique (comme il en est question dans la saison 3, en incluant la Terre parmi les planètes protégées par les Asgards), les Grands Maîtres s'engagent à faire respecter ce traité par tous les Goa'ulds.

En dépit de leur personnalité mégalomane, les Grands Maîtres ne sont pas omniscients au point de s'occuper à eux seuls de leurs vastes empires interstellaires. Chacun d'eux est entouré par une multitude de Goa'ulds « vassaux », à l'image d'un panthéon hénothéiste, qui gèrent leurs empires au niveau planétaire et s'occupent de la diplomatie avec les autres empires. Ces derniers délèguent eux-mêmes leur autorité à des chefs humains locaux ou des castes ecclésiastiques, chargés d'organiser le culte du Dieu suprême, de maintenir l'ordre sur leurs territoires et d'atteindre les quotas de production minière imposés, souvent disproportionnés par rapport aux capacités d'extraction. Mais si la civilisation goa'uld semble très évoluée sur le plan technologique et militaire, elle reste excessivement attardée sur les autres plans. Économiquement, les activités sont très limitées faute de possibilité d'entreprendre pour les sujets, harassés de travail ; et les Goa'ulds préfèrent bien plus conquérir que commercer avec les autres planètes. Tandis que sur le plan culturel, on peut s'interroger sur les œuvres artistiques que les sociétés goa'ulds ont jamais pu produire en dehors d'un usage militaire, et leurs occupations en dehors de la guerre.

Les Goa'ulds et leurs hôtes[modifier | modifier le code]

Comme toute espèce, le but des Goa'ulds est de se développer. Pour cela, ils doivent parasiter d'autres espèces en prenant possession de ces individus ou « hôtes » afin de les contrôler. Leurs premiers hôtes étaient des Unas, mais, après d'autres essais, ils jetèrent leur dévolu sur les êtres humains, plus aisés à manipuler et à régénérer. Râ est d'ailleurs le premier Goa'uld à initier l'esclavage des humains plutôt que des Unas, ce qui lui a permis de prendre l'avantage sur ses semblables et d'asseoir sa domination sur la galaxie. À noter que le terme « Goa'uld » désigne autant les spécimens sous leur forme propre que les individus possédés. Pour désigner l'organisme parasitaire, on parle plus spécifiquement de « symbiote », par distinction de l'hôte manipulé. En effet, sous leur forme naturelle, les Goa'ulds semblent dépourvus de conscience, et adoptent un comportement animal (cris stridents, contorsions vaines sur le sol, insensibilité au confinement en bocal ou dans les poches ventrales des Jaffas). Ce n'est qu'à l'intérieur d'un hôte que les Goa'ulds peuvent exprimer pleinement leur personnalité, et communiquer tant avec leurs semblables qu'avec les congénères de l'hôte.

Ces parasites ont la forme d'anguilles au corps long et épais. Ils pénètrent dans l'hôte de préférence par la nuque ou par la bouche (même si tous les orifices restent envisageables), puis ils se fixent sur la moelle épinière de l'hôte pour contrôler son système nerveux et agir à sa place. Ils prennent ainsi possession intégralement du corps et de l'esprit de l'hôte parasité, et peuvent également avoir accès à ses connaissances. C'est ainsi qu'ils acquièrent de nouvelles technologies provenant d'autres peuples, qu'ils utilisent pour s'imposer aux peuples moins avancés. À l'inverse, il n'est pas certain que les hôtes puissent faire de même avec leur symbiote. Dans le meilleur des cas, ils ne sont que témoins passifs des actes commis par le symbiote en leur place, comme l'illustrent les remords de Sarah Gardner après avoir été délivrée de la possession d'Osiris[3]. Autrement, ils ne gardent aucun souvenir de cet état, après extraction, ce qui fut le cas de O'Neill alors qu'il était possédé par Kanen[4]. Dans Sans issue, alors que Daniel est recruté par les Tok'ras pour assassiner les Grands Maîtres à l'occasion d'une réunion, Jacob tente de dissiper ses scrupules à faire périr tant d'innocents en même temps que les Goa'ulds en lui expliquant que les hôtes, possédés depuis des centaines d'années en moyenne, avaient probablement fini par perdre la raison. Il n'y a donc que dans une véritable symbiose que symbiote et hôte peuvent partager réciproquement le corps et les connaissances.

Cependant, pour réussir une possession totale, un symbiote doit être parvenu à maturité lors de l'implantation. S'il est encore trop jeune, il ne peut prendre le contrôle de l'esprit de l'hôte que par intermittence, le temps d'affermir son emprise, comme nous l'a montré le cas du major Charles Kawalsky[5]. On peut aussi citer le cas des clones de symbiotes, qui ne peuvent prendre le contrôle de leurs hôtes que la nuit, lorsque leur volonté est atténuée par le sommeil[6], ainsi que celui des symbiotes dépourvus de mémoire génétique, de sorte que toute implantation entraîne le coma chez l'hôte[1].

On remarque aussi que le Goa'uld ne peut plus imposer sa volonté à un hôte femelle gravide durant la phase avancée de la gestation, mais la reprise de la possession survient instantanément après la mise bas[7].

Il est aussi possible que l'hôte reprenne le contrôle à cause d'une émotion violente. Par exemple, lors de sa mission d'assassinat, Daniel est démasqué par Osiris, toujours implanté dans le corps de Sarah. Implorant son ex-petite amie de revenir à la raison, Daniel semble susciter un profond trouble dans l'esprit de l'hôte, qui parvient à reprendre temporairement le contrôle, le temps pour Daniel de s'enfuir en vaisseau. On notera que lorsqu'elle lui enjoint de fuir, Sarah a sa voix amplifiée de Goa'uld, ce qui laisse supposer que l'hôte avait peut-être même pris le contrôle du symbiote lui-même, et l'avait manipulé pour se remanipuler elle-même.

Les Goa'ulds possèdent des capacités de régénération qui apportent à leurs hôtes une longévité bien supérieure à la normale. Ces capacités, ajoutées aux pouvoirs du sarcophage, leur permettent de facilement cumuler les millénaires (même s'ils ne peuvent échapper aux effets de la sénilité, comme l'illustre le cas de Yu). À cela s'ajoutent des pouvoirs de régénération permettant de rendre l'hôte plus résistant (ils sont quasiment invulnérables aux coups à main nue). Les Goa'ulds possèdent aussi comme caractéristiques secondaires la capacité de faire s'illuminer ponctuellement les yeux de leur hôte, et celle d'amplifier en permanence leur voix, comme s'ils utilisaient un amplificateur. Ces talents semblent surtout destinés à impressionner les peuples technologiquement peu avancés, et s'inscrivent dans la mise en scène de leur personnage divin (avec les vaisseaux, les pyramides, les armes, etc.).

On remarquera qu'aucune explication dans la série n'est donnée à ces étonnantes facultés. On sait cependant que les Goa'ulds possèdent naturellement dans leur sang des micro-fragments de naquadah, qui seraient apparemment générés par le symbiote. Ce sont ces fragments notamment qui leur permettent d'activer eux seuls des objets tels que le gantelet. Le naquadah étant un minerai particulièrement concentré en énergie, on peut supposer que les caractéristiques des porteurs de symbiotes (Goa'ulds et Jaffas) découlent de la présence de ces cristaux en eux, qui agiraient tel un produit dopant. On notera aussi que ces fragments persistent dans l'organisme de l'hôte même après que celui-ci a été délaissé par son symbiote (cas de Carter notamment, après sa possession temporaire par le Tok'ra Jolinar) même s'ils ne semblent concerner exclusivement que les appareils, et non les capacités physiques. Les Goa'ulds et autres porteurs de symbiotes sont aussi capables de détecter la présence d'une source de naquadah, ce qui leur permet de se reconnaitre entre eux aisément, sans avoir besoin d'appareil encombrant tel que l'IRM. À noter que bizarrement, les spécimens sauvages de P3X-888 ne peuvent être détectés par ce moyen (Teal'c ne se rend compte de leur présence qu'une fois attaqué, et Carter dit ne rien ressentir). Cela est peut-être lié à leur état très primitif, qui ne leur permettrait pas de produire une quantité significative de naquadah, mais il est impossible d'établir une certitude, faute d'éléments.

Les Goa'ulds utilisent également des sarcophages afin de ramener à la vie des personnes mortes, de soigner leurs blessures, mais aussi afin de rallonger leur durée de vie. L'inconvénient de l'utilisation des sarcophages est que ceux-ci corrompent l'esprit du parasite et l'esprit de son hôte qui, à la longue, acquiert la même soif de pouvoir que les Goa'ulds. On peut néanmoins s'interroger sur la raison pour laquelle les Goa'ulds s'acharnent à maintenir en vie leur hôte courant, alors qu'il serait tellement plus simple de changer d'hôte régulièrement, en sélectionnant les spécimens les plus performants. Un cas flagrant est celui d'Apophis : mutilé au côté droit du visage sur Netu, il était handicapé et aurait eu intérêt à changer d'hôte, d'autant qu'il avait un large choix parmi les prisonniers de Sokar. Mais il a préféré conserver cet hôte pour le régénérer plus tard, et l'aura possédé jusqu'au bout. De même, Ba'al n'a pas seulement cloné son corps larvaire, mais aussi celui de son hôte, alors que cela était en théorie parfaitement inutile, et qu'il aurait même été plus pratique d'implanter une myriade d'hôtes différents pour brouiller les pistes. En dehors des affaires de contrats avec les acteurs qui interprètent les hôtes, on peut toujours spéculer sur un certain attachement des Goa'ulds à leur hôte courant, non seulement pour des raisons de continuité de leur image aux yeux de leurs esclaves, mais aussi à cause d'une question d'identité personnelle, car ce sont leurs hôtes qui leur donnent une apparence physique particulière. Les Goa'ulds ne sont réellement conscients qu'à l'intérieur d'un hôte, et il est possible qu'à l'instar des Tok'ras, ils soient concernés par le problème de mélange des personnalités et des consciences, de sorte que toute extraction est toujours vécue comme un déchirement.

On ne peut précisément déterminer, cependant, si les Goa'ulds sont eux-mêmes convaincus de leur prétendue divinité, ou s'ils se souviennent avoir repris à leur compte les technologies des Anciens pour donner le change face aux peuples moins évolués. Dans la saison 9, Ba'al dit avoir pris conscience de sa condition de simple mortel (une première dans la série), mais soupçonne que la plupart de ses semblables, à force de chercher à diffuser leur propagande, ont fini par se convaincre eux-mêmes de leur prétendue divinité. Par ailleurs, on remarquera que lors du débat Tollan sur l'attribution de la propriété du corps de Skaara, Klorel invoque un argument spéciste de supériorité naturelle des Goa'ulds sur les humains, en faisant l'analogie entre la relation entretenue par les Goa'ulds avec les humains, et celle que ces derniers entretiennent eux-mêmes avec les animaux non pensants.

Finalement, même s'il n'est pas certain que les Goa'ulds se prennent pour des êtres surnaturels dotés de pouvoirs magiques, ils se voient au minimum comme des êtres plus évolués que l'Homo sapiens au sein du règne animal, justifiant ainsi la « domestication » de ce dernier — qui prendrait donc la forme d'un culte de la personne du Goa'uld, assimilable à un dieu[n 3]. Il s'agit aussi d'une explication plausible de leur arrogance naturelle face aux humains, toute faction confondue[n 4].

Le cas des Tok'ras[modifier | modifier le code]

Au sein de l'espèce des Goa'ulds, on trouve pourtant une minorité, appelée Tok'ra, aux valeurs complètement opposées à celle de la majorité des Goa'ulds, et dont le but est de contrer le règne despotique des faux dieux dans la galaxie[8]. En effet, les Tok'ras, contrairement aux autres Goa'ulds, vivent en harmonie avec leurs hôtes, en compagnie desquels ils partagent le temps de jouissance du corps. De plus, ils refusent d'utiliser les sarcophages afin de ne pas être corrompus comme les Goa'ulds. Toutefois, ce souci éthique limite la longévité des hôtes à une ou deux centaines d'années, de sorte que les Tok'ras se trouvent en déficit chronique de corps, et le nombre d'implantés ne cesse de diminuer avec le temps. La mort dans la saison 6 d'Egéria, reine des Tok'ras scelle définitivement le destin de la seule faction goa'uld qui aura tenté de vivre en harmonie avec ses hôtes.

Les Jaffas[modifier | modifier le code]

Article connexe : Jaffa.

Parmi leurs esclaves, les Goa'ulds ont développé une catégorie génétiquement modifiée : les Jaffas, des humains comportant une poche ventrale au niveau de l'abdomen, semblable à celle des marsupiaux. Cet attribut leur procurent deux utilités :

  • Maturation des larves : bien qu'un Goa'uld puisse théoriquement parasiter n'importe quelle forme vivante, ceux ayant grandi uniquement en milieu aquatique n'ont environ qu'une chance sur deux, même matures, de réussir à parasiter un Unas ou un humain, l'échec signifiant la mort pour l'hôte comme pour le parasite. Afin de remédier à ce problème, les Goa'ulds utilisent les Jaffas pour habituer les larves au parasitage, en leur faisant vivre leurs premières années d'existence dans leur poche ventrale.
  • Force militaire : les Jaffas ne se contentent pas, cependant, « d'incuber » les larves. Tout comme la possession, le port de larves octroie à son porteur une grande robustesse et une importante force physique, ainsi que l'immunité à toute maladie et une régénération accrue des blessures. Les Jaffas constituent ainsi une élite d'esclaves chargée de défendre l'empire de son dieu et d'y maintenir l'ordre, organisant des patrouilles régulières afin de prélever les quantités de minerais et d'hôtes nécessaires à son bon fonctionnement[n 5].

Il arrive cependant que les Goa'ulds fassent appel à des humains normaux lorsque les effectifs de Jaffas viennent à manquer. Ce fut par exemple le cas d'Apophis vers la fin de son règne, alors qu'il avait perdu Chulak, son principal « vivier » de Jaffas. Les ouvriers peuvent parfois servir de forces d'appoint pour défendre des planètes manquant de garnisons, mais en général y recourir est le signe que l'empire du Goa'uld en question est affaibli, car de simples humains, même bien entraînés et munis des équipements goa'ulds, ne peuvent rivaliser avec les Jaffas dans une guerre frontale. La stratégie du Goa'uld consiste surtout à les utiliser comme chair à canon, afin de couvrir sa retraite[9].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Avant les évènements du film, le monde goa'uld était globalement sous la domination de , qui avait réussi tant bien que mal à y maintenir une certaine stabilité depuis plusieurs milliers d'années. Mais après sa mort, due à l'intervention tau'ri (terrienne) de la première expédition américaine sur Abydos, en 1996, une grande guerre a éclaté entre les Grands Maîtres pour se départager l'empire de Râ, et s'arroger le contrôle de la galaxie. Apophis est sorti largement gagnant de la nouvelle situation astropolitique qui a suivi, et a pris la place de Râ à la tête du Conseil. Mais vaincu par Sokar entre 1998 et 1999, il s'efface quelque temps au profit de ce dernier, encore qu'il parvient à revenir temporairement en s'appropriant les forces d'Heru-ur, avant de disparaître définitivement en 2001. Par ailleurs, durant l'agonie de l'hôte d'Apophis alors qu'il est sur la Tau'ri, le Goa'uld exprime sa peur de mourir, et la diffusion de l'enregistrement de ces paroles va contribuer à accroître la défection de ses sujets, qui commencent à douter de sa divinité, mais aussi à insinuer le doute chez tous les habitants des empires goa'ulds qui, habitués désormais à passer de main en main, se montrent de moins en moins fervents de manière générale. En un sens, cela marque le déclin du monde goa'uld tel qu'il avait toujours fonctionné. Alors que pendant ce temps, les guerres entre Goa'ulds font rage, et que l'instabilité persiste, le Conseil des Grands Maîtres tente de restaurer l'ordre ; mais ses positions sont constamment affaiblies par les actions combinées de la Tau'ri, de la Tok'ra et de la rébellion jaffa. Anubis revient alors sur la scène politique entre 2000 et 2001, après des milliers d'années d'absence. Devenu une sorte d'entité partiellement déchue de l'Ascension, il parvient progressivement à prendre l'ascendant sur les Grands Maîtres et à se constituer un puissant empire, doté d'une nouvelle génération de soldats : les guerriers Kull, d'effrayants combattants goa'ulds robustes et dociles, recouverts d'une armure noire impénétrable. Il est finalement vaincu en 2004 lors de la destruction de sa flotte, bien que du fait de son invulnérabilité, il demeure actif jusqu'en 2005. À la suite de sa chute, Ba'al impose lui-même son autorité sur ce qui reste encore du Conseil, encore qu'avant la neutralisation du dieu des morts, il ne soit en réalité que son subordonné. Mais son règne n'est que de courte durée, car la prise de Dakara début 2005 par la rébellion jaffa vient mettre un terme définitif au système politique goa'uld, car elle démontre sans ambiguïté le mensonge de leur divinité. Les quelques Goa'ulds survivants sont ainsi contraints à l'exil pour échapper à une mort certaine, et se retranchent dans des bases secrètes, en espérant s'y faire oublier. Seul Ba'al, défendu par une ultime poignée de fidèles, persiste dans de vaines tentatives pour reconstruire son empire. Faisant montre d'une ténacité encore plus grande que ses prédécesseurs, notamment grâce à son système de clonage, il ne sera finalement définitivement vaincu qu'en 2008, même si, ironie de l'Histoire, l'original meurt à une date antérieure à la chute de Râ (voir Stargate : Continuum).

Langue goa'uld[modifier | modifier le code]

Alphabet du langage goa'uld

La langue parlée par les Goa'ulds et les Jaffas possède des similarités à plusieurs autres langues : égyptien ancien, dont l'alphabet est proche, au langage d'Abydos, ainsi qu'à la langue des Unas. Par exemple, le mot kek, signifiant « mort », est probablement originaire du mot unas keka. Cela tire probablement son origine dans le fait que les Unas furent les premiers hôtes des Goa'ulds. Fait intéressant, le mot onac signifie « dieu » pour les Goa'ulds et « ennemi » pour les Unas. Cette langue se lit de droite à gauche.

La langue goa'uld est très basique, et ne comporte pas de conjugaison, et très peu de pronoms personnels. Les mots peuvent, par ailleurs, énormément varier de sens selon le contexte. Parmi les principaux mots connus, peuvent être cités :

  • Chappai : porte des étoiles
  • Hol : arrêter
  • Kek : tuer, mort, faiblesse (du unas keka qui signifie tuer, mort, danger, faire attention)
  • Kelnorim : méditation
  • Kree : attention, écouter, ainsi que de nombreux autres sens
  • Onac : (faux) dieu (du unas onac qui signifie ennemi)
  • Orak  : Innomables (horreur sans nom)
  • Prim'ta : nom de la cérémonie d'implantation de la larve goa'uld dans le corps du Jaffa
  • Shak : misérable, idiot
  • Shol'va : traître
  • Tal'shak'amel : je meurs libre
  • Tau'ri : Terre
  • Tek'ma'te : bonjour
  • Tel : je, j'ai
  • Tok'ra : contre Râ = ennemi du (faux) dieu Râ
  • Cal'mah : sanctuaire
  • Chel'hol : salutation
  • Reenlokia : Asgard
  • Kel'shak : s'il vous plait
  • Tahal'bet : rendez-vous !, baissez vos armes !
  • Peltac : pont du vaisseau
  • Mekta satak Oz : je suis le grand et puissant Oz.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Les équipes sont dénommées SG-x où « x » est le numéro de l'équipe (de 1 à 25).
  2. La possibilité de cumul des savoirs pour les cas de reines-mères différentes n'est pas renseignée.
  3. On pourrait mettre en lien cette acception avec celle développée dans le roman Croc-Blanc de Jack London. Le personnage de Croc-Blanc perçoit en effet les hommes comme plus que des chefs de meutes, comme de véritables dieux à son échelle, du fait de leur capacité à modifier l'environnement et à utiliser des outils.
  4. Ces idées se trouvent approfondies dans Stargate Atlantis à travers les personnages des Wraiths, qui adoptent une attitude similaire et font des humains quelque chose de pire que des esclaves : une véritable source de nourriture.
  5. On remarquera cependant que l'hypothèse d'utilisation des Jaffas comme matrice pour l'incubation soulève une importante contradiction : les Goa'ulds sont généralement seuls à la tête de leurs vastes empires, ne possédant guère de famille ou de « panthéon » à leurs côtés. Ils prétendent être de nature divine, en exclusion de leurs semblables. Il est donc difficilement imaginable qu'ils fassent porter une larve à chacun de leurs milliers de guerriers Jaffas en comptant toutes les implanter par la suite. Il est plus vraisemblable que les Goa'ulds ne visent en fait qu'à accroître le potentiel de leurs armées par ce procédé, sans se préoccuper du sort des larves arrivées à maturité. De ce point de vue, ils pratiqueraient alors un double esclavage : non seulement celui de l'espèce humaine, mais aussi celui de leur propre espèce.
Références
  1. a, b et c Voir La Reine.
  2. Voir Hathor.
  3. Voir Chimères.
  4. Voir Abysses.
  5. Voir L'Ennemi intérieur.
  6. Voir L'Expérience secrète.
  7. Voir Secrets
  8. À noter que même s'ils font partie de l'espèce Goa'uld, les Tok'ras insistent pour se faire qualifier différemment, car le terme Goa'uld a une connotation trop péjorative à leurs yeux
  9. Voir Règles de combats

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kathleen Ritter, Stargate SG-1 le guide en images, Tournon,‎ 2007, ~145 p. (ISBN 978-2-35144-033-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]