Go-go dancing

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Go-Go dancers en Thaïlande

Le Go-Go dancing, ou Gogo dancing, sous sa forme moderne, est une forme de danse érotique, avec des danseurs ou danseuses en tenue souvent très légère. Les Go-Go dancers se produisent généralement sur les scènes des cabarets érotiques, peep shows, bars ou discothèques. Ils dansent le plus souvent sur des plateformes, cubes, ou en cage au-dessus du public. Sa fonction première est d'entraîner, d'animer, et faire bouger le dance-floor. La panoplie traditionnelle comprend un slip moulant, l'huile de massage, et des bottes en cuir surpiquées (les Gogo boots).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le Oxford English Dictionary donne comme étymologie au nom le nom « go » qui signifie en anglais « l'énergie, la vigueur ». Une autre théorie affirme qu’il dérive du nom de la célèbre discothèque californienne Whisky A Go-Go, première discothèque à exhiber des danseurs dans des cages, enseigne provenant lui-même d’une discothèque parisienne du même nom, « à gogo » signifiant dans notre langue « en abondance », provenant de l'ancien français « gogue » (réjouissance). À noter qu'en français un « gogo » signifie aussi « Homme crédule et niais, facile à tromper » (Petit Robert) en référence au nom d'un personnage de « Robert Macaire », comédie de Frédérick Lemaître.

La pratique de danse sur table ou en hauteur est une pratique festive commune à beaucoup de cultures, qui va de la personne ivre qui monte sur la table pour impressionner par ses blagues paillardes à la danseuse orientale de façon plus érotique.

En Thaïlande et dans d'autres pays asiatiques, les bars à go-go sous leur forme érotique accueillent beaucoup de touristes sexuels, certains danseurs pratiquant aussi l'« escorte » avec la clientèle le désirant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, les premières Go-Go girls sont apparues dans les boites de nuits américaines, telles que le Whisky-A-Go-Go à Hollywood mais ont surtout été popularisées par les émissions musicales britanniques télévisées dans les années 1960.

Le Go-Go dancing dans les années 1960[modifier | modifier le code]

Le Whisky A Go Go, club américain mythique, situé sur le Sunset Strip, à West Hollywood dans la région de Los Angeles, a été le premier club connu pour avoir des cages (à Go-Go) suspendues au plafond dans lesquelles dansaient les Go-Go girls qui y ont été embauchées régulièrement à partir de Juillet 1965 afin de divertir les foules.

Les vêtements des danseuses consistaient généralement en une robe ou un bikini à franges, ce qui accentuait les mouvements et renvoyait l’énergie des danseuses vers le public pour les encourager à danser. Le style de l'époque étant associé au couturier André Courrèges, les minijupes ou minirobes étaient la tenue de base pour les filles. Elles portaient également des « Go-Go boots », bottines blanches à talon plat ou carré le plus souvent à la cheville ou au genou. D'autres dansaient en escarpins à petits talons aiguilles.

Des pas de danses ont même été popularisés par les Go-Go girls : le Twist, le Monkey, le Watusi, le Hully Gully, le Hitch Hike, etc.[1]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Le Hullabaloo est une émission de variétés musicales qui a eue lieu sur la chaîne NBC du 12 janvier 1965 jau 29 Août 1966. Les danseurs (quatre hommes et six femmes) apparaissaient régulièrement pendant que les artistes se produisaient. Leurs danses étaient toutes chorégraphiées. Lada Edmund Jr., danseuse, mannequin / actrice a été connue comme « la danseuse dans la cage à go-go » dans cette émission, où elle apparaissait pendant le segment de fin de celle-ci intitulé Hullabaloo A-Go-Go.

D'autres émissions TV telles que Shindig! sur la chaîne ABC mettaient en vedette des go-go danseuses dans des cages. Ces cages étaient parfois faites de plastique clair avec des lumières à l'intérieur, et quelques fois ces lumières étaient synchronisées avec la musique.

Shivaree, une autre émission musicale, présentait ses go-go danseurs sur des échafaudages et sur une plate-forme placée derrière le groupe qui jouait.

Chacune de ces émissions avait une méthode particulière pour amener les danseurs à gogo, à un moment ou à un autre, vers la caméra.

La tradition des go-go danseurs dans les émission musicales continue dans le monde entier, ainsi que plus particulièrement pendant les festivals de musiques rock, 60's et Garage principalement.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

La période cinématographique des années soixante a également beaucoup utilisé les Go-Go girls.

Un film, notamment, du réalisateur de films de série B Russ Meyer en a fait le point de départ du film culte : Faster, Pussycat! Kill! Kill!. Les héroïnes étant des danseuses Go-Go.

Girl in Gold Boots (1968) de Ted V. Mikels base son intrigue sur les dessous du monde du Go-Go dancing.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Des troupes de Go-Go danseurs se sont créées en Angleterre et aux USA, principalement, depuis la fin des années 1990.

Les plus connues sont en Angleterre les Actionettes (troupe de filles) et leur pendant les Action Men (uniquement des garçons), aux USA les Pontani Sisters, connues pour leurs apparitions dans des clips vidéos pour des groupes de musique et leurs tutoriels sur YouTube.

Il existe actuellement des danseuses « solo » qui se sont fait un nom en sillonnant les festivals annuels de musiques 60's en Europe (Le Beat Bespoké, le Soundflat Records Ballroom Bash, le Wild Week-end, le Frat Shack, le Blast Off festival) ; les plus connues s'appellent Linda GoGo (USA), Nocturna (Espagne), Trixie Malicious (Canada), Mimi de Montmartre (France), Célia Exotica (France).

Les plus connues en France sont Shanna Kress, Gaelle Emma, Laurence Hamilton de l'île de la tentation ou encore Mia Dolls.

Go-Go dancers renommés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Dance Crazes of the 1960s
  2. a, b et c Edouard Rostand, « Bouger son corps à gogo », 20 minutes,‎ vendredi 11 décembre 2009, p. 20

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]