Gnetum africanum

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Gnetum africanum

Description de cette image, également commentée ci-après

Fruits de Gnetum africanum

Classification APG III selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Gnetidae
Ordre Gnetales
Famille Gnetaceae
Genre Gnetum

Nom binominal

Gnetum africanum
?Welw., date à préciser[1]

Synonymes

  • Thoa africana (Welw.) Doweld

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Le Gnetum africanum est une plante de la forêt tropicale du bassin du Congo, du genre Gnetum. La plante est également connue sous les noms d'okok ou eru dans la gastronomie camerounaise et mfumbua ou koko dans la cuisine congolaise.

Description[modifier | modifier le code]

Planche d'herbier

Il s'agit d'une plante grimpante, croissant sur les troncs d'arbre dans la forêt tropicale. Elle se trouve sous forme d'une liane dioïque[2]. Elle se trouve de manière endémique dans le bassin du Congo.

Culture et économie de l'okok[modifier | modifier le code]

L'okok est cultivé depuis peu au Cameroun. Tout d'abord récolté en pleine forêt, il est classé comme produit forestier non ligneux ou PFNL. Mais l'augmentation de la population ainsi que l'exportation vers les Camerounais habitant en Europe, ont fait craindre pour la plante, surexploitée. Ceci a poussé les autorités à encourager la plantation d'okok, ce qui a connu un certain succès[3].

Après les premiers essais en 2003 dans le département de Lekié, action conjointe du Centre de recherche forestière internationale, de l'Institut de recherche agricole pour le développement et de l'ONG ADIE — Association pour le développement des initiatives environnementales — on a vite pu constater que la culture devait se faire en pleine jungle, l'okok ne poussant qu'en s'appuyant sur les troncs d'arbres. Les programmes de domestication ont été poursuivis et depuis 2009, le gouvernement camerounais consacre environ 500 000 US$ à ces démarches, au travers du Projet d’Appui à la Promotion de la Culture d’Okok ou PAPCO[3].

L'intérêt pour l'okok ne s'est pas démenti, puisqu'il s'agit du troisième PFNL en volume d'exportation annuel derrière le poisson et le bois de chauffage, avec 12 millions de dollars[3],[4]. Il a pour cela fallu modifier les règles relatives au commerce de l'okok, l'existence des « lettres de voiture » et de quotas ayant constitué un frein à la commercialisation de l'okok et la source d'inégalités dans la répartition des richesses générées par ce commerce[2].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Tout d'abord, il faut considérer que dans la cuisine africaine, Gnetum bulchozium et Gnetum africanum sont confondus sous leurs noms vernaculaires, eru et okok au Cameroun, mfumbua et koko dans les deux Congos[4].

Considéré comme un légume aux feuilles riches en protéines[2], l'okok est présent sur de nombreux marchés camerounais[4], et préparé de différentes façons. De fait, il sera salé ou sucré selon l'apprêt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Plant List, consulté le 23 avril 2015
  2. a, b et c [PDF] Ousseynou Ndoye et Abdon Awono, « La réglementation du commerce de Gnetum Spp. au Cameroun », Bulletin sur les moyens d'existence en forêt, no 6f,‎ , p. 1-2 (lire en ligne).
  3. a, b et c Kate Evans, « Apprivoiser l'okok : La domestication des aliments d’origine forestière au Cameroun », sur blog.cifor.org, Centre de recherche forestière internationale,‎ (consulté le 9 juin 2014).
  4. a, b et c [PDF] (en) Verina Ingram et Jolien Schure, Review of Non Timber Forest Products (NTFPs) in Central Africa : Cameroon, CIFOR,‎ , 176 p. (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bases de référence[modifier | modifier le code]

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