Gnathanodon speciosus

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Gnathanodon speciosus • Carangue royale, Carangue dorée

La carangue royale ou carangue dorée, Gnathanodon speciosus, est un poisson de la famille des Carangidés.

Taxonomie et dénomination[modifier | modifier le code]

In Prague se aquarium

La carangue royale, qui est la seule espèce du genre Gnathanodon, fait partie de la famille des Carangidés, de l'ordre des perciformes et du sous-ordre percoidei.

La première description scientifique d'un individus de cette espèce est réalisée par le naturaliste Peter Forsskål (également connus sous le nom de Pehr Forsskål), en 1775[1].

Synonymes[1] :

Noms vernaculaires[1] :

Description[modifier | modifier le code]

Les carangues royales possèdent huit épines dorsales, de 18 à 20 rayons mous dorsaux, 3 épines anales et de 15 à 17 rayons mous anales. Le corps est de couleur argenté mêlée d'un jaune brillant. Le corps est marqué d'une dizaine de barres verticales sombres, qui tendent à s'effacer chez les adultes dont le corps se marque de quelques points noirs. Les nageoires sont jaunes. La nageoire pectorale est en forme de faux et de couleur jaune. La nageoire anale possède deux pointes distinctes[2].

Elles se distinguent également par leur absence de dentition

La taille maximale est de 120 cm[3], mais les individus fréquemment observés ont une taille approchant les 75 cm[4], et le poids maximal répertorié est de 15 kg.

Distribution[modifier | modifier le code]

Ces poissons tropicaux peuplent des eaux chaudes entre les latitudes 30°N et 30°S, soit la zone Indo-Pacifique et l'Océan Pacifique oriental[2]. Ils peuplent les eaux des océans Pacifique et Indien, et des nombreuses îles de ces deux océans. En Afrique, ils sont présents de la Mer Rouge jusqu'à Madagascar. Sur la côte occidentale des Amériques, ils se répartissent de la Basse-Californie-du-Sud et du golfe de Californie jusqu'à l'Équateur[2].

Comportement[modifier | modifier le code]

Ces carangues vivent sur les côtes récifales[2]. Elles sont présentes dans les eaux des lagons profonds et sur les bords extérieurs des récifs barrières, côté océan. Elles se déplacent généralement en petit bancs. Elles se nourrissent en particulier de petits crustacés et invertébré présents dans les fond sablonneux, mais se nourrissent aussi de petits poissons présents dans le zooplancton. Ce régime alimentaire est probablement à mettre en relation avec leur absence de dentition. Les juvéniles accompagnent parfois les grandes méduses pélagiques, trouvant protection dans leur forêt de tentacules. Elles sont aussi connues pour accompagner parfois les grands requins, les grands poissons mais aussi les plongeurs, probablement à la recherche de protection et de nourriture.

Pêche[modifier | modifier le code]

La carangue royale peut-être capturée à la traîne et à la ligne de fond. Elle est parfois capturée par les pratiquants de la pêche sportive. Son importance commerciale est peu élevée, l'espèce étant généralement une prise secondaire. Elle est généralement commercialisée fraiche mais aussi séchée ou salée. Son prix semble assez élevé sur les marchés locaux. Elle est élevée en aquaculture et fait l'objet d'un commerce destiné aux amateurs.

Sa chair ne semble présenter aucun danger particulier relativement à la ciguatera[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Référence Catalogue of Life : Gnathanodon speciosus Forsskål, 1775 (en)
  2. a, b, c, d et e Référence FishBase : espèce Gnathanodon speciosus (Forsskål, 1775) (en) (+ traduction (fr)) (+ noms vernaculaires 1 & 2)
  3. Randall, J.E., 1995. Coastal fishes of Oman. University of Hawaii Press, Honolulu, Hawaii. 439 p.
  4. Smith-Vaniz, W.F., 1995. Carangidae. Jureles, pámpanos, cojinúas, zapateros, cocineros, casabes, macarelas, chicharros, jorobados, medregales, pez pilota. p. 940-986. In W. Fischer, F. Krupp, W. Schneider, C. Sommer, K.E. Carpenter and V. Niem (eds.) Guia FAO para Identification de Especies para lo Fines de la Pesca. Pacifico Centro-Oriental. 3 Vols. FAO, Rome.
  • B. Salvat (dir.), Raymond Bagnis, Philippe Mazellier, Jack Bennet et Erwin Christian, Poissons de Polynésie, Polynésie française, les éditions du Pacifique, coll. « Nature tropicale »,‎ décembre 1972 (réimpr. 1973, 1976, 1981, 1984), 368 p. (ISBN 2-85700-198-3)
    (5ème édition, 1984) Page 48.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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