Gloire (croiseur)

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Gloire
Image illustrative de l'article Gloire (croiseur)
Le Gloire

Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Quille posée 13 novembre 1933
Lancement 28 septembre 1935
Armé 15 novembre 1937
Statut démoli en 1958
Caractéristiques techniques
Type Croiseur léger
Longueur 179 m
Maître-bau 17,5 m
Tirant d'eau 5,35 m
Déplacement 9 100 tonnes
Propulsion 2 turbines à vapeur Parsons
4 chaudières
Puissance 84 000 cv
Vitesse 31 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture = 105 mm
pont = 38 mm
tourelle = 50-100 mm
barbette = 70-95 mm
kiosque= 50-95 mm
Armement 3x3 canons de 152 mm
4x2 canons de 90 mm(AA)
6x4 canons de 40 mm(AA)
2x2 tube lance-torpilles de 550 mm
Aéronefs 4 GL-832 HY puis 2 Loire 130
Rayon d'action 5 500 Mille marin à 18 noeuds
Autres caractéristiques
Équipage 540 hommes
Chantier naval Forges et Chantiers de la Gironde à Lormont

Le Gloire est un croiseur léger de classe La Galissonnière mis en service en 1937 par la marine française[1].

Service[modifier | modifier le code]

Début[modifier | modifier le code]

Le Gloire est mis en service à Brest le 18 novembre 1937 et part en mission pour vers l'Indochine française et en revient le 16 avril 1938. En janvier 1939, il intègre la 4e division de croiseurs et navigue vers la Grande-Bretagne et les États-Unis. Il escorte ensuite le cuirassé Dunkerque pour un transport d'or au Canada et à son retour un convoi de troupes canadiennes. Il effectue des patrouilles au sein de la Force de Raid sous le commandement du Vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au moment de la capitulation française en juin 1940, il se trouve au port d'Alger. Il rejoint Toulon le 4 juillet où la 4e division de croiseurs forme une force navale indépendante fidèle au nouveau Régime de Vichy.

Les FFL de la France libre constituées au Tchad et au Cameroun incitent le gouvernement de Vichy à envoyer la Force Y constituée du croiseur cuirassé Montcalm et du croiseur léger Georges Leygues à Dakar en passant le Détroit de Gibraltar sans être menacé par les britanniques. Le 18 septembre 1940, la 4e division de croiseurs tente de rejoindre Libreville en Afrique-Équatoriale française. Interceptée par la Royal Navy, le Gloire ayant des problèmes de machinerie est escorté jusqu'à Casablanca par le HMAS Australia et le HMS Cumberland. Il n'est pas présent lors de la bataille de Dakar du 23 au 25 septembre 1940. Après avoir subi des travaux de carénage à Casablanca, il participe aux opérations de sauvetages auprès du paquebot Laconia en septembre 1940 coulé par un sous-marin allemand U-156.

Après l'invasion alliée de l'Afrique du Nord (opération Torch) et l'abrogation de l'armistice par les allemands (opération Anton) en novembre 1942, le Gloire rejoint les alliés. Avec deux autres croiseurs de la classe La Galissonnière basés à Dakar ils sont réaménagés à Philadelphie à partir de février 1943. Ils participent ensuite au blocus des navires allemands au centre et au sud de l'Atlantique jusqu'au 16 janvier 1944 et rejoignent la Méditerranée.

En février il appuie le débarquement allié sur Anzio (opération Shingle) puis assure les transports de troupe vers l'Italie et la Corse. Après une remise en état à Alger d'avril en juin, il participe au débarquement de Provence en août 1944 (opération Dragoon).

Il soutient les forces alliées sur les côtes italiennes et françaises jusqu'à la fin de la guerre.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après guerre il fait trois missions en Indochine avant d'être mis en réserve le 1er février 1955. Il est démantelé en janvier 1958.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]