Globtik Tokyo

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Globtik Tokyo
Type supertanker ULCC
Histoire
Quille posée 3 avril 1972[1]
Lancement 14 octobre 1972
Mise en service 20 février 1973
Statut démoli à Ulsan, Corée du Sud en 1986
Caractéristiques techniques
Longueur 378,88 m (hors-tout)[1]
359,98 m (entre perp.)
Maître-bau 62,06 m
Tirant d'eau 28,20 m
Port en lourd 483 684 tpl
Capacité 580 millions de l de brut
Tonnage 213 886 tjb
Propulsion turbines à vapeur
1 hélice
Puissance 45 000 ch (33 570 kW)
Vitesse 14,5 nœuds (service)
17 nœuds (ballasts)
Autres caractéristiques
Chantier naval Ishikawajima Harima Heavy Industries Co., Kure, Japon[1]
Armateur Globtik Tankers Ltd
Pavillon Royaume-Uni (1973-1979)
Liberia (1979-1986)
IMO 7229942

Le Globtik Tokyo est un supertanker, le premier d'une série de trois sister-ships. C'était le plus grand pétrolier du monde au moment de son lancement, avec 378,85 m et 483 684 tpl. Il perd cette distinction en 1973, après le lancement de son jumeau le Globtik London. De même longueur que le Tokyo, le London avait un port en lourd supérieur de 276 t. La capacité des deux navires était de 580 millions de litres (3,75 millions de barils).

Historique[modifier | modifier le code]

Le Globtik Tokyo est un navire destiné au transport de pétrole brut (ULCC). Il est commandé au début des années 1970 par Ravi Tikkoo, le président le la compagnie maritime londonienne Globtik Tankers[2], auprès du chantier naval japonais Ishikawajima Harima Heavy Industries de Kure (IHI). La quille est posée le 3 avril 1972, et il est mis à flot le 14 octobre. Il est livré en février 1973. À partir de son voyage inaugural dans le golfe Persique, il est affrété pour 20 ans par la compagnie japonaise Tokyo Tankers. En octobre 1973, cette compagnie affrète également le Globtik London[3], deuxième navire de la série, tandis qu'elle devient propriétaire du troisième sister-ship, le Nissei Maru, construit en 1974-1975.

Les Globtik Tokyo et London sont vendus au Japon en 1979, et passent sous pavillon libérien. Ils sont retirés du service et vendus à la Corée du Sud pour être démantelés, le London en 1985[3] et le Tokyo en 1986, par Hyundai à Ulsan.

Le troisième navire de la série, le Nissei Maru, est démoli en 2003.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Globtik Tokyo dispose d'un système de propulsion et une timonerie situés à l’arrière. La silhouette du tanker comporte deux cheminées coniques hautes et minces, disposées côte-à-côte derrière la timonerie.

La propulsion est réalisée par des turbines à vapeur produisant un total de 45 000 ch, accouplées à une seule hélice à pas fixe. À 90 % de sa puissance maximum, le Globtik Tokyo consomme environ 200 tonnes de carburant par jour. Il est capable d’une vitesse de 17 nœuds sur ballast, et 14,5 à pleine charge. Il est particulièrement manœuvrant pour sa taille, son rayon de giration étant inférieur à trois fois sa longueur, et il est capable de s’arrêter sur une distance de trois milles avec sa seule hélice en marche arrière.

Un système de gaz inerte est utilisé pour éviter les explosions pendant le remplissage des réservoirs. Trois groupes diesel auxiliaires fournissent l'approvisionnement en énergie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Globtik Tokyo », sur Auke Visser's International Super Tankers.
  2. (de) « Der König kommt aus Kaschmir », sur Die Zeit.
  3. a et b (en) « Globtik London », sur Auke Visser's International Super Tankers.


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]