Mondialisme

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Le mondialisme ou globalisme[1] est à la fois une approche des relations internationales, qui met l'accent sur les courants transnationaux dans la marche du monde et une idéologie[2], qui prône la libre circulation des biens, des hommes et des capitaux en fonction des besoins du marché.

Ce projet a pour but d'instituer un nouvel ordre mondial dirigé par un État mondial. Le mondialisme travaille ainsi à la dissolution de toutes les nations du globe en une seule humanité.

Il existe également un altermondialisme d'extrême gauche, héritier de l'internationalisme, qui se caractérise par son anticapitalisme et par un anationalisme partisan d'un monde sans frontières.

En soit, le mondialisme se réfère plutôt à la perception qu'ont certains de l'existence d'une marche organisée vers un État Mondial.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'idéologie selon laquelle tous les hommes sont citoyens du monde trouve ses origines au XVIIIe siècle. La franc-maçonnerie et l’illuminisme sont des fervents participants à cette idéologie ainsi que la Révolution française et son « universalisme ». En 1792, le titre de citoyen français est reconnu à Anacharsis Cloots, auteur de La République universelle, par l’assemblée législative française. Le dogme de ce révolutionnaire prussien francophile et athée militant, naturalisé français, se résume en une phrase : « L’humanité ou le genre humain ne vivra en paix que lorsqu’il ne formera qu’un seul corps, une nation ».[réf. nécessaire]

Le XIXe siècle est le siècle de la recherche de la paix après les guerres de la Révolution et de l’Empire, ce qui aura comme conséquence immédiate l’éclosion de mouvements prônant l’instauration de la paix mondiale. À la fin de ce siècle, cette idéologie aura plus de 400 organisations distinctes.[réf. nécessaire]

Au cours du XXe siècle, il y a foisonnement de nouvelles littératures sur ce sujet. En 1903, l’écrivain socialiste H. G. Wells écrit le Nouvel ordre mondial où l’on peut lire : « Notre véritable État (…) doit être dès maintenant l’État fédéral mondial (…) Notre vraie nationalité est le genre humain ». Le même auteur écrit en 1928 The Open Conspiracy (La Conspiration au grand jour) dans lequel il expose les méthodes qu'il préconise, et donne sa réponse à la question : comment faire pour arriver à un gouvernement mondial ? En 1939, paraît Union ou chaos avec sous titre Proposition américaine en vue de réaliser une fédération de grandes démocraties de Clarence Streit. Très rapidement, ce livre qui visait à la constitution d’un gouvernement mondial devient une sorte de bible du mondialisme.[réf. nécessaire]

La Fabian Society et la Round Table sont deux « sociétés mères » d’où sont issues de nombreuses organisations destinées à diffuser les idéaux mondialistes auprès de l’opinion publique.[réf. nécessaire]

Doctrine[modifier | modifier le code]

Le mondialisme actuel est double, c'est à la fois un projet idéologique où la paix universelle, non seulement censée dépasser l’obscurantisme qui avait débouché sur les guerres d’Europe, se manifeste en Droit de l'hommisme, mais aussi la libération des échanges commerciaux en permettant la libre circulation des individus, des biens, des services et des capitaux permettant l'enrichissement des sociétés humaines par le développement économique.

Le mondialisme est la convergence de deux processus unificateurs : l’un idéologique, les droits de l’Homme universels ; l’autre économique, échanges commerciaux internationaux. Deux processus qui se fondent aujourd’hui dans un même projet : celui d'une gouvernance mondiale.

Courants[modifier | modifier le code]

Souvent présenté comme inéluctable et souhaitable, le déclin du rôle des nations et de l'État-nation est un thème récurrent. Les mondialistes jugent la nation dépassée dans sa mission de maintien de la sécurité, de la prospérité et de la liberté des hommes.

On qualifie de « mondialisme économique », le libéralisme, thèse économique qui se veut partisan de la suppression de tout obstacle aux échanges commerciaux pour unifier le commerce des marchandises et des capitaux en un marché mondial. Des institutions sont accusées par certains d'adhérer à cette position comme le FMI ou la Banque mondiale.[réf. nécessaire]

Le « mondialisme de gauche », ou internationalisme, vise aussi un gouvernement mondial qui ferait disparaître les nations, réputées fauteuses de guerre et d’antagonisme entre les hommes. Parmi les penseurs de ce courant, on peut notamment citer Karl Marx, Jean Jaurès, et Rosa Luxemburg.[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Globalisme étant ici un anglicisme, là où le français parle de « mondialisme » et de « mondialisation », d’« antimondialisation » ou d'« altermondialisme », l’anglais a globalism et globalization, anti-globalization et alter-globalization.
  2. « Si la mondialisation consiste dans la globalisation du capitalisme à l’échelle mondiale, le « mondialisme » est son idéologie, mais une idéologie à géométrie variable qui télescope des néolibéraux avec des écologistes libertariens, des sociaux-démocrates multiculturalistes et des régionalistes racialistes. » (Pierre-André Taguieff, « Contre le « mondialisme », in Le Monde diplomatique, juillet 2001)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Mondialisme.

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