Glitch art

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Le glitch art est l'esthétisation d'erreurs analogiques ou numériques, comme des artéfacts ou des bugs, par corruption de code ou de données ou manipulations d'appareils électroniques (comme par exemple le circuit bending).

Glitch[modifier | modifier le code]

Vidéo de glitch art.

Un glitch est le résultat inattendu d'un mauvais fonctionnement. On suppose que le terme dérive de l'allemand glitschig, signifiant « glissant ». En anglais, d'où le terme est importé en français, il est enregistré pour la première fois en 1962 pendant le programme spatial américain, lorsque John Glenn décrit des problèmes que son équipe rencontre ; selon ses termes, « littéralement, un glitch est un pic ou un changement dans la tension d'un courant électrique »[1].

Le terme décrit les anomalies qui peuvent se produire dans les logiciels, jeux vidéo, images, vidéos, audio et toute autre forme de données. Il est associé à la musique depuis le milieu des années 1990 pour décrire un genre de musique électronique (le glitch). Peu de temps après, alors que des artistes visuels comme Tony "Ant" Scott commencent à adopter le glitch comme une esthétique de l'ère numérique, le glitch art en vient à faire référence à la totalité des arts visuels.

En janvier 2002, le collectif Motherboard tient une conférence sur le glitch à Oslo en Norvège, afin de « rassembler des artistes, universitaires et autres praticiens du glitch pendant un bref laps de temps et rassembler leurs travaux et idées avec le public et entre eux »[2].

Du 29 septembre au 3 octobre 2010 a lieu la première GLI.TC/H, un conférence de cinq jours à Chicago, organisée par Nick Briz, Evan Meaney, Rosa Menkman et Jon Satrom ; elle comporte des ateliers, des conférences, des performances, des installations et des projections[3]. En novembre 2011, la deuxième édition de GLI.TC/H se produit à Chicago, Amsterdam et Birmingham[4],[5].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (en) Iman Moradi, « Glitch Aesthetic »,‎ 2004
  2. (en) « Motherboard », Live Art
  3. (en) Tom McCormack, « Code Eroded: At GLI.TC/H », Rhizome,‎ 2004
  4. (en) Dylan Schenker, « Chicago's GLI.TC/H Fest Disrupts The Traditional Gallery Space », The Creators Project,‎ 11 novembre 2011
  5. (en) Kosh Rubin, « GLI.TC/H - A Chicago convention explores artistic failures of the digital world », Cool Hunting,‎ 4 novembre 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jeff Donaldson, « gLossing over Thoughts on Glitch: A Poetry of Error », Artpulse Magazine, vol. 2, no 3,‎ printemps 2011 (lire en ligne)
  • [PDF] (en) Nick Briz, Evan Meaney, Rosa Menkman, William Robertson, Jon Satrom, Jessica Westbrook, GLI.TC/H READER(ROR), Unsorted Books,‎ 2011 (ISBN 978-4-9905200-1-4, lire en ligne)
  • (en) Rosa Menkman, The Glitch Moment(um), Amsterdam, Network Notebooks 04, Institute of Network Cultures,‎ 2011 (ISBN 978-90-816021-6-7, lire en ligne)
  • (en) Hugh S. Manon, Daniel Temkin, « Notes on Glitch », World Picture Journal, vol. 6,‎ hiver 2011 (lire en ligne)
  • (en) Iman Moradi, « Seeking Perfect Imperfection: A Personal Retrospective on Glitch Art », Vector, vol. 6,‎ juillet 2008 (lire en ligne)
  • (en) Cindy Poremba, « Point and Shoot: Remediating Photography in Gamespace », Games and Culture, vol. 2, no 1,‎ janvier 2007, p. 49-58
  • (en) R. M. Sheppard et al, « Advancing interactive collaborative mediums through tele-immersive dance (TED): a symbiotic creativity and design environment for art and computer science », AMULTIMEDIA '08: Proceedings of the 16th annual ACM international conference on Multimedia, Vancouver,‎ 2008, p. 579-588 (ISBN 978-1-60558-303-7)
  • (en) Murat Germen, « Inadvertent - Ars accidentalis », International Symposium on Computational Aesthetics in Graphics, Visualization, and Imaging, Lisbonne,‎ 2008