Gliese 1214 b

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Coordonnées : Sky map 17h 15m 18.94s, +4° 57′ 49.7″

<th colspan="2" style="text-align:center;background-color:#David Charbonneau et al.Transits2009Confirmée;color:#cedaf2"> Découverte

Gliese 1214 b
GJ 1214 b vue dans Celestia.
GJ 1214 b vue dans Celestia.
Étoile
Nom Gliese 1214
Constellation Ophiuchus
Ascension droite 17h 15m 18,94s
Déclinaison +04° 57′ 49,7″
Type spectral M4.5
Planète
Type Super-Terre
Caractéristiques orbitales
Demi-grand axe (a) 0,0143 ± 0,0019  ua
Excentricité (e) <0,27
Période (P) 1,58039 ± 0,00001  j
Inclinaison (i) 88,6 ± 0,3°
Caractéristiques physiques
Masse (3,91 ± 0,59) ×1025 kg
= 6,55 ± 0,98  MT
Rayon 17 080 ± 850 km
= 2,678 ± 0,13  RT
Masse volumique 1 870 ± 400  kg/m3
Température 393-555  K
Découvreurs David Charbonneau et al.
Méthode Transits
Date 2009
Statut Confirmée

Gliese 1214 b (ou GJ 1214 b) est une exoplanète de type super-Terre, orbitant autour de l'étoile Gliese 1214 avec un demi-grand axe de 6 millions de km, dans la constellation d'Ophiuchus, dont la découverte par transit grâce au projet MEarth a été annoncée le 16 décembre 2009. Elle est située à environ 40 années-lumière du Soleil. C'est la troisième exoplanète découverte dont la taille est inférieure à celle d'une géante gazeuse et la première sur laquelle l'eau pourrait être présente en forte quantité compte tenu de son diamètre et de sa masse estimée[1]. Il pourrait s'agir de la première planète océan découverte.

Caractéristiques et structure interne[modifier | modifier le code]

Tailles comparées de la Terre, Gliese 1214 et Neptune.

GJ 1214 b a un diamètre égal à 2,6 fois celui de la Terre (rayon de 17 000 km) et une masse, mesurée par HARPS de 5,5 à 7,5 fois supérieure. De par sa densité relativement faible ~1,8 (par rapport à sa masse), il pourrait s'agir d'une planète océan, c'est-à-dire entièrement couverte d'eau, composée de 75 % de glace et de 25 % de roche et de métal[2]. Si cette hypothèse était exacte, l'« océan de glace » qui recouvre la planète aurait une profondeur de 13 000 km et le noyau rocheux 4 000 km de rayon[1].

Sa température de surface est estimée à environ 200 °C[2], compte tenu de son orbite proche de son étoile. De plus la couche atmosphérique serait épaisse de 200 km[2], soit le double de la Terre, caractéristique renforçant l'effet de serre.

Selon les scientifiques à l'origine de la découverte de la planète, la présence de vie, telle que nous la connaissons, reste peu probable sur cette planète[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) David Charbonneau, Zachory K. Berta, Jonathan Irwin, Christopher J. Burke, Philip Nutzman, Lars A. Buchhave, Christophe Lovis, Xavier Bonfils, David W. Latham, Stéphane Udry, Ruth A. Murray-Clay, Matthew J. Holman, Emilio E. Falco, Joshua N. Winn, Didier Queloz, Francesco Pepe, Michel Mayor, Xavier Delfosse et Thierry Forveille, « A super-Earth transiting a nearby low-mass star », Nature, vol. 462,‎ 17 décembre 2009, p. 891-894 (résumé)
  2. a, b, c et d « Découverte d'une nouvelle super-Terre », sur Sciences Et Avenir (consulté le 18 décembre 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]