Glande à sel

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Les glandes à sel sont des organes qui, chez les Elasmobranchii, la super-classe qui compte les requins, mais aussi chez quelques reptiles et les oiseaux marins, quelques oiseaux terrestres vivant dans des milieux très secs comme les géocoucous, participent à l'osmorégulation interne. Ces glandes jouent un rôle actif en contrôlant le taux de sodium-potassium du sang et permettant ainsi son élimination via une solution concentrée. Il semble que la présence de ces glandes chez les élasmobranches et les amniotes soit une convergence évolutive.

Chez les Elasmobranchii[modifier | modifier le code]

La glande à sel se trouve toujours dans le rectum. Elle permet d'éliminer le surplus de sel par les fèces.

Chez les amniotes[modifier | modifier le code]

Les glandes à sel se trouvent toujours dans le crâne, près des orbites oculaires ou des narines. On estime que les glandes à sel performantes des tortues marines leur permettent de pouvoir boire de l'eau de mer[1]. Les reins de ces animaux sont en fait beaucoup moins performants que ceux des mammifères, d'autant que leur peau ne leur permet pas de sudation et donc d'exécrer les sels ainsi.

Certaines théories, peu acceptées par les spécialistes de la phylogénétique, suggèrent que les conduits lacrymaux et glandes sudoripares chez les mammifères peuvent être une évolution des glandes à sel.

Le mécanisme de ces glandes chez les oiseaux et les reptiles marins, appelées depuis des siècles glandes nasales ou glandes supraorbitaires, ont été découvertes par Knut Schmidt-Nielsen[2] en 1957.

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

Les oiseaux de mer expulsent un liquide limpide et incolore par leurs narines. Cette solution a une concentration constante de sel de calcium et de potassium[3]. Le fonctionnement des glandes à sel est différent de celui des reins, puisqu'elles ne fonctionnent qu'en réponse aux stress osmotiques, d'une manière discontinue[3].

Les glandes nasales des oiseaux de mer sont un des transporteurs d'ions les plus efficaces du monde du vivant[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. O’Driscoll, K.J.; Staniels, L.K.; and Facey, D.E., « Osmoregulation and Excretion » (consulté le 6 juillet 2007)
  2. (fr) « In memoriam », sur institut de France de l'Académie des sciences
  3. a, b et c C. Jouanin, « L'élimination extra-rénale du sel chez les oiseaux océaniques », Ann. Pharm. Fr., vol. 58, no 5,‎ octobre 2000, p. 34-350 (ISSN 0003-4509, résumé)