Glacier d'Argentière

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Glacier d'Argentière
Vue du glacier d'Argentière.
Vue du glacier d'Argentière.

Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Massif Massif du Mont-Blanc
Vallée Vallée de l'Arve
Type Glacier de vallée
Superficie 19 km2
Altitude du front glaciaire 1 600 m
Coordonnées 45° 57′ 37″ N 6° 58′ 46″ E / 45.960339, 6.979408 ()45° 57′ 37″ N 6° 58′ 46″ E / 45.960339, 6.979408 ()  

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Glacier d'Argentière

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Glacier d'Argentière

Le glacier d'Argentière est un glacier du massif du Mont-Blanc. Il s'épanche en direction du village d'Argentière (commune de Chamonix-Mont-Blanc), d'où son nom.

Le glacier prend naissance vers 3 000 mètres dans un cirque glaciaire, dominé et alimenté en neige par de hauts sommets délimitant la frontière avec la Suisse et l'Italie (mont Dolent, 3 800 mètres, aiguille de Triolet, 3 730 mètres). Le refuge d'Argentière est implanté au cœur de ce cirque, à plus de 2 700 mètres. Plus en aval, le glacier est dominé par trois sommets de plus de 4 000 mètres : les Droites (4 000 mètres), la Grande Rocheuse (4 102 mètres) et l'aiguille Verte (4 122 mètres) depuis lesquels des séracs suspendus alimentent régulièrement le glacier en avalanches.

Des captages d'eau sont réalisés sous le glacier de façon à alimenter en eau le barrage d'Émosson. L'eau est amenée au barrage via des galeries souterraines. Dans ces galeries, le glaciologue Luc Moreau analyse l'avance du glacier.

Vue du glacier au niveau de sa séparation en deux parties.

Il y a 100 ans à peu près, le glacier arrivait jusqu'au temple d'Argentière (1 250 mètres) ; depuis quelques années, la langue terminale du glacier, qui s'étend encore jusque vers 1 600 mètres, s'est séparée du reste du glacier vers l'altitude de 1 900 mètres. La séparation est marquée par un rocher de plus de 200 m2 : la langue terminale n'est donc plus alimentée directement par le glacier principal, mais seulement par des chutes de séracs, ce qui met en péril sa pérennité. Cependant, une telle « coupure » s'était déjà produite au début du XXe siècle, mais s'était résorbée naturellement au fil des ans. En dépit du réchauffement climatique, rien ne permet à l'heure actuelle d'affirmer que la langue terminale du glacier disparaîtra dans un avenir proche.

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