Givrezac

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Givrezac
L'église Saint-Blaise de Givrezac.
L'église Saint-Blaise de Givrezac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Saint-Genis-de-Saintonge
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Claude Boisselet
2014-2020
Code postal 17260
Code commune 17178
Démographie
Gentilé Givrezacais
Population
municipale
79 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 35″ N 0° 37′ 44″ O / 45.5430555556, -0.62888888888945° 32′ 35″ Nord 0° 37′ 44″ Ouest / 45.5430555556, -0.628888888889  
Altitude Min. 37 m – Max. 44 m
Superficie 2,70 km2
Localisation

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Givrezac

Givrezac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Givrezacais et les Givrezacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La petite commune de Givrezac se situe dans le canton de Saint-Genis-de-Saintonge.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Givrezac
Tanzac
Givrezac Saint-Quantin-de-Rançanne
Champagnolles

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Vers le milieu du XVe siècle, la seigneurie de Jonzac est la possession de Geoffroy Gombaud en la châtellenie de Cozes. Ce dernier est issu par filiation d'une des plus anciennes familles de Saintonge. Dans la seconde moitié du XVe siècle apparaît le nom d'Izabeau de Maugésir. Ce dernier attribue une rente de 15 sols tournois à l'Hôpital Neuf de Pons, puis une de 10 sols tournois aux frères prescheurs de Pons. En 1522, Marguerite Gombaud vend ses fiefs, terres et seigneurie de Givrezac à Guillaume de Balode. La famille de Gombaud s'éteint au XVIIe siècle. Givrezac est l'une des plus petites communes de Saintonge.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Givrezac.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Claude Boisselet SE Agriculteur
2008 2014 Claude Boisselet SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 79 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
191 151 139 145 165 155 150 413 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
155 145 135 135 138 151 129 127 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
119 124 118 84 78 87 88 80 98
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
97 88 79 77 59 63 59 57 76
2011 - - - - - - - -
79 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise.

Le petit portail de l'église semble être antérieur au XIIe siècle. Un pignon campanile à deux baies s'élève sur le milieu de la toiture. L'extérieur de l'abside, demi-circulaire, est particulièrement intéressant. En effet, les cintres de fenêtres monolithes, et les ouvertures sont séparées par des colonnes terminées par des chapiteaux bien ouvragés. Des modillons représentent des musiciens, acrobates, oiseaux, poissons et têtes d'animaux. La base de la nef est occupée par un banc des pauvres en pierre. Classée Monument Historique depuis 1910.

Logis de Chepenaise[modifier | modifier le code]

Dès 1654, Adam Moré sieur de la Thibauderie, marchand de la ville de Pons et son épouse Anne Dumorisson possèdent cette propriété, à l'origine une simple métairie. Le couple eut sept enfants dont Claude Moré, sieur de Planjoly et de Bordelande, époux en 1665 de Léa Robert, qui transforme Cherpenaise en un logis fort agréable. Ardent calviniste, il fit sculpter en 1694 au-dessus de la porte de son logis les tables de la loi, soit neuf années après la révocation de l’édit de Nantes (ce décalogue en pierre exceptionnel a été déplacé au milieu du XIXe siècle et se trouve actuellement dans le temple de Jarnac/Charente). Cette propriété se transmit ensuite par héritage à Pierre Moré, sieur de Cherpenaise époux en 1705 de Marguerite Faure, puis à son fils aîné autre Pierre Moré sieur de Cherpenaise bourgeois, époux vers 1730 d'Anne Serizier. Peu avant sa mort en 1755, il demande expressément dans son testament à son épouse d'être inhumé en sa propriété avec ses aïeux. Il lègue alors Cherpenaise à sa fille aînée Anne Moré, épouse en 1756 de Marc Antoine Martin Descombes capitaine de navire et bourgeois d'Arvert. Ce bien passe ensuite à leur fille Marianne Martin Descombes, épouse en 1784 de Gédéon Louis Godet négociant à Marennes, puis à Henri Gédéon Godet propriétaire, époux en 1819 de Marie Charlotte Gabiou d’Arvert et enfin Jacques Henri Godet docteur en médecine, époux en 1870 de Nelly Sophie Dusser. Ils meurent tous deux à Cherpenaise respectivement le 22 juin 1896 et le 13 mars 1888. La propriété resta donc au sein de la même famille calviniste durant au moins 250 ans[4].

L'accès à la propriété se fait par un porche charentais à portes cochère et piétonne. Les dépendances du logis sont construites autour d'une grande cour carrée. La fuie, ou pigeonnier, du logis de Cherpenaise est construite sur quatre arcades en plein cintre avec fenêtres à frontons semi-arrondis. La toiture à quatre pans est recouverte de tuiles plates.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Généalogie et archives personnelles, Olivier Drault

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes de Charente-Maritime, édition Flohic.

Liens externes[modifier | modifier le code]