Giuncheto

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Giuncheto
Ghjunchetu (co)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Arrondissement de Sartène
Canton Canton de Sartène
Intercommunalité Communauté de communes du Sartenais - Valinco
Maire
Mandat
François Paolini
2014-2020
Code postal 20100
Code commune 2A127
Démographie
Gentilé Ghjunchitinchi (co)
Population
municipale
83 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 35′ 16″ N 8° 57′ 17″ E / 41.5877777778, 8.95472222222 ()41° 35′ 16″ Nord 8° 57′ 17″ Est / 41.5877777778, 8.95472222222 ()  
Altitude 350 m (min. : 120 m) (max. : 609 m)
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Giuncheto (en corse Ghjunchetu, prononcé [ɟuŋ.ˈke.tu]) est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Elle est le principal lieu habité de la microrégion de l'Ortolo, extrémité méridionale de la Rocca.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au sud du bourg de Sartène et est totalement enclavée dans le territoire communal de celle-ci.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Pierre Juniet    
2014 en cours François Paolini[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 83 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
464 462 481 481 457 307 315 248 279
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
269 259 239 238 255 249 311 350 325
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
293 254 297 314 303 319 155 103 79
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
77 53 41 46 69 87 89 83 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

A Punta[modifier | modifier le code]

À l'entrée du village (extrémité ouest), ce rocher dans lequel a été façonné un banc est un point de rencontre des habitants, l'été à la tombée de la nuit. C'est là que chacun raconte sa journée, que se mêlent les générations et que l'on observe ensemble le ciel étoilé. À écouter les anciens, on s'aperçcoit que nos parents et grands-parents avaient dans leur jeunesse le goût des farces et des blagues.

La place du village[modifier | modifier le code]

Elle est aussi appelée place de l'école car dans ce qui est aujourd'hui la mairie se tenait autrefois l'école. Environ 60 élèves étaient recensés à la fin du XIXe siècle[4]. Elle possède une fontaine—a funtanedda—dont l'eau est potable.

Spunitoghju[modifier | modifier le code]

Un spunitoghju est un endroit plat situé à certaines entrées du village. Il servait de reposoir aux convois funéraires arrivés des bergeries environnantes. On y déposait le mort afin de rendre son esprit à la nuit. Le lendemain matin, à 8 heures, le convoi entrait dans le village où la population s'était réunie pour l'enterrement.

L'association "Salvemu Ghjunchetu" a restauré au cours du printemps 2003 deux spunitoghji. L'un—suttanu—sur le chemin qui mène à Funtana di Valdu, le second—supranu—au-dessus du cimetière sur la piste qui mène à Bocca di Piavone.

Giuncheto.Spunitoghju suttanu.png

U Troghju Comunu[modifier | modifier le code]

U troghju comunu était l'ancêtre de nos coopératives vinicoles. L'agriculture du village a toujours été de type vivrière, malgré quelques essais de culture des muriers pour l'élevage des vers à soie. La culture de la vigne par les habitants de Giuncheto était faite pour leur propre consommation. Dans les vallées voisines, notamment celle de l'Ortolo les grands domaines—San Michele, Saparale, etc. -- employaient souvent les hommes du village mais ne leur permettaient pas d'utiliser leurs pressoirs pour faire leur propre vin. D'ailleurs, il aurait été sans doute peu commode de transporter si loin le raisin pour le presser puis ramener le jus à dos d'ânes et de mules. Les fermiers allaient donc au Troghju Comunu pour presser leur raisin puis ramenaient le jus chez eux, où il fermentait dans les barriques que chacun possédait dans sa cave.

Certains font remonter l'origine de ce bâtiment à plus de mille ans [4]. Il a servi jusque dans la première moitié du XXe siècle, puis n'appartenant à personne il a été rattaché aux édifices communaux.

Casalta[modifier | modifier le code]

La place Casalta est fermée au nord par l'église. Son côté ouest est bordé de très vieilles maisons. L'une d'entre elles est marquée des cinq F, pour "Fortuna, Farmi, Fare, Felice, Fine". Il semblerait que d'autres maisons portant cette inscription existent dans le Sartenais. Il s'agirait là d'un signe distinctif laissé par le maçon lors de la construction plutôt qu'une devise du propriétaire.

Giuncheto.fffff.png

Croix et croissant[modifier | modifier le code]

Sur l'une des maisons bordant la rue qui longe l'église, se trouve un bas relief montrant un croissant et une croix. L'origine de cette pierre et de son inscription reste mystérieuse. Cela pourrait représenter un mariage mixte chrétien - musulman ou encore être un symbole marquant la fin des razzias maures dans le sud de la Corse.

La maison du cordonnier[modifier | modifier le code]

Elle est située sur la Piazza di Furru, la place la plus au sud du village. Elle est maintenant en ruines, mais on peut voir sur son côté est une pierre gravée portant la mention "Io Calzio 1684" (je suis cordonnier). On pense que c'est la plus vieille maison du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chemins de randonnées sur la commune[modifier | modifier le code]

Giuncheto.Carte.png

Giuncheto - Bocca di Piavone (piste)[modifier | modifier le code]

Depuis la place du village se diriger vers l'église, longer son mur nord et emprunter la route goudronnée. Continuer jusqu'au haut du cimetière d'où l'on a une très belle vue sur toute la région. Sur le bord gauche de la route se trouve l'emplacement du spunitoghju supranu. La route devient piste carrossable à partir de cet endroit. Après une descente de quelques mètres, la piste serpente sur le plateau en amorçant une montée assez douce. Arrivé au point culminant de cette promenade on est face à l'est. La chaîne de montagnes que l'on aperçoit est celle de l'Uomo di Cagna. À mi-pente se trouve le village de Giannuccio. La piste redescend vers le col où paissent quelques vaches à proximité de trois anciennes bergeries.

Giuncheto - Bocca di Piavone (I Canapilli)[modifier | modifier le code]

Depuis la place du village, suivre la route pour se rendre au cimetière. Dans le grand virage qui le contourne par l'est, prendre chemin goudronné qui mène à quelques maisons. Sur la gauche de cette piste se trouve u Troghju Comunu. Continuer sur cette piste, après la deuxième maison sur la droite, le chemin part sur la droite à travers le maquis (un panneau indique le début du sentier). Après environ 200 m, il faut contourner un mur de pierres. Le chemin se dirige ensuite vers le col de Piavone en ligne droite (direction nord-est). On monte alors en pente douce entre deux murs de pierres, à l'ombre des chênes.

Giuncheto.Canapilli.png

Bocca di Piavone - Funtana di Valdu[modifier | modifier le code]

Depuis la piste qui passe au col de Piavone, entrer dans le champ au sud de la section est-ouest de la piste. Commencer à descendre dans cette petite vallée jusqu'à trouver des cairns et des marques blanches. Ils indiquent un chemin récemment ouvert qui descend sur la rive gauche du ruisseau du Valdu, dans une forêt de chênes très dense. Il faut franchir plusieurs murs avant d'arriver à Funtana di Valdu. Pour retourner vers le village, prendre le chemin qui remonte vers l'ouest. On passe près du Spunitoghju suttanu et on atteint Piazza di Furru.

Giuncheto.Funtana di valdu.png

Bocca di Piavone - Pasciale di a Sarra[modifier | modifier le code]

Depuis le col, continuer la piste quelques dizaines de mètres en direction du nord, puis suivre le chemin qui part vers l'est et traverse un champ dans lequel paissent parfois des vaches. Rester sur le chemin principal, laisser le portail vert à gauche et refermer toutes les barrières. D'énormes chênes centenaires ombragent Pasciale di a Sarra. Trois anciennes bergeries sont maintenant envahies par les ronces.

Pasciale di a Sarra - Funtana di Valdu[modifier | modifier le code]

Depuis les bergeries, prendre la direction sud-ouest. Grimper sur les rochers de Pintone, le point culminant de la commune. Puis suivre les cairns en direction du sud. Le chemin descend assez lentement au début, puis devient un peu plus escarpé lorsqu'il passe sur le flanc ouest de la colline. Il croise à nouveau la ligne de crêtes aux bergeries di Civinelli, puis repart vers l'ouest. Tourner ensuite en direction du nord-ouest pour rejoindre les bergeries de Scafaccia. Le chemin quitte le maquis et entre dans la forêt. Il est bordé par deux murs de pierres. À cet endroit appelé Barragano se trouvent 21 quadri—grands piquets de granit—qui marquent les limites d'une propriété. On arrive ensuite à Funtana di Valdu. La remontée vers le village se fait en continuant ce chemin sur l'autre versant de la colline. On arrive a Piazza di Furru après avoir longé u Spunitoghju suttanu.

Giuncheto.Civinelli.png

Giuncheto - Sampolu[modifier | modifier le code]

Prendre la piste qui conduit du village à Bocca di Piavone. Après quelques minutes de marche franchir sur la gauche un portail en métal peint en gris. Suivre la piste principale vers un hangar et un abreuvoir. Continuer vers l'ouest en direction d'un promontoire rocheux et de gros chênes. Au pied de ce promontoire, se trouvent les ruines de l'ancien couvent de Sampolu. Ce couvent aurait été fondé par Saint Paul avant son départ pour l'Afrique. Il était la possession de Giovanni da Pisa jusqu'en 1412 puis fut cédé à Camaldolesi de Monte-Cristo. Le couvent fut très certainement détruit au XVIe siècle lors des nombreux raids maures sur la Corse—l'évêque d'Aleria mentionne Giuncheto parmi les agglomérations saccagées en 1584[5].

Bocca di Piavone - Bocca di Suara[modifier | modifier le code]

Depuis Piavone suivre la piste en direction du nord-est. La piste monte légèrement puis redescend. Une seconde montée mène aux anciennes bergeries d'Arrolella sous les chênes à droite de la piste. Ensuite c'est la descente finale vers le col de Suara. De là on peut rejoindre la route goudronnée Sartène - Mola. Cette route est très pittoresque que l'on choisisse d'aller vers Sartène (à gauche) ou vers Mola (à droite). Depuis Mola, on peut continuer la route goudronnée jusqu'à un pont sur l'Ortolo. Il y a là quelques possibilités de baignade. Toutefois il faut rester vigilant car ce site est en aval d'un barrage permettant l'irrigation de cette vallée. Des lâchés d'eau peuvent se produire sans préavis. La route se transforme en piste carrossable, longe la rivière sur quelques kilomètres, puis rejoint la N196.

Escalade sur le site école U Chjichjonu[modifier | modifier le code]

Depuis l'été 2002 un rocher école a été ouvert à proximité du village au lieu dit "U Chjichjonu" par l'association Corsica Roc. Il offre des voies courtes de difficultés variées (de 3 à 6b). Toutes les voies sont équipées de nombreux spits et de chaînes pour les rappels. Toutes les descriptions de voies se font de gauche à droite.

Accès[modifier | modifier le code]

Depuis la place du village se diriger vers l'église. Juste après l'église tourner à gauche sur la place Casalta. Passer entre les maisons du coin nord-est de la place et s'engager dans un chemin piétonnier en direction de l'est. Continuer ce chemin environ 200 m. Le rocher école se trouve après une barrière sur la droite du chemin.

Face W[modifier | modifier le code]

  • 4b. Traversée. 5 spits, 1 chaîne.

Face N[modifier | modifier le code]

  • 5a. Fissure. 4 spits, 1 chaîne. Fourmis dans le haut de la voie.
  • 5c. Face. 3 spits, 1 chaîne. Deux surplombs. Le départ est dans la face sans utiliser les blocs de l'extrémité gauche. Attention pour le rappel, frottement important de la corde si de longs anneaux ne sont pas utilisés.

Face E[modifier | modifier le code]

  • 6a. Face. 4 spits, 1 chaîne. Prises fines et adhérance.
  • 6a. Face et fissure. 4 spits, 1 chaîne. Prises fines.
  • 6a+. Face et arête. 7 spits, 1 chaîne. Partie haute commune avec la prochaine voie.
  • 6a+. Face et dièdre. 6 spits, 1 chaîne. Partie haute commune avec la voie précédente.
  • 6b. Face et fissure. 6 spits, 1 chaîne. Léger dévers.
  • 6a. Face et fissure. 5 spits, 1 chaîne. Crux entre les spits 5 et 6 pour le passage d'un surplomb. Prises fines sur le haut.

Avertissement[modifier | modifier le code]

La pratique de l'escalade est à vos risques et périls. Le camping et les feux sont interdits. Veillez à refermer toutes les barrières.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture corse- identité du maire de la commune
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. a et b Peretti, P., "À l'Ombre des Dolmens (Monographie de Giuncheto)". Imprimerie moderne (Bastia), 1939.
  5. D'Angélis, G. et Don Giorgi, "Guide de la Corse mystérieuse", coll. les guides noirs, éditions Tchou Princesse (Paris), 1978.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]