Giulio Carpioni

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Apollon et Marsyas, Italie

Giulio Carpioni (né en 1613 à Venise, mort en 1679 à Vicence) est un graveur, dessinateur[1] et peintre italien de compositions mythologiques, scènes religieuses, sujets allégoriques, compositions murales, figures, paysages, fleurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève, à Venise, du Padovanino (1582-1634), qui lui transmet l'influence du Titien. Ensuite, il évolue sous l'influence classique de Poussin, soit par ses œuvres, soit qu'il l'ait connu directement.

Il s'établit en 1638, à Vicence, où il peint des petits tableaux aux sujets élégiaques, rêves, triomphes, bacchanales, des compositions religieuses, dans les églises Sainte-Catherine, Sainte-Claire, Saint-Félix, Saint-Fortuné, à la basilique de Monté Berico, dans les oratoires de Saint-Nicolas et Delle Zitelle de Vicence, et des décorations dans des villas et des palais, Palais Trissino et villa Macchiavello à Nove près de Vicence. Il est également graveur, à l'exemple de Giovanni Francesco Testa (it) (1506-1590).

Il s'oriente très tôt, sans doute après un voyage à Rome, où il a vraisemblablement connu Poussin, vers une position classique, qui fait de lui une personnalité singulière de la peinture vénitienne du XVIIe siècle. son attention s'attache surtout au dessin, dans une recherche formelle toujours plus élaborée, accompagnée toutefois d'une couleur précieuse avec des tons froids et aigres. À partir de 1638, Vicence devient le centre de son activité[2].

Dans cette ville, il exécute des tableaux comméroratifs des podostats, parmi lesquels, en 1651, le Portrait allégorique de F. Grimani à Monte Berico, énorme toile d'ordonnance classique. Un sens de la beauté idéale, non dépourvu d'un subtil charme mélancolique, se fait jour dans quelques portraits surprenants (Autoportrait, Brera ; Musicienne, musée de Vicence), où la précision graphique est accompagnée d'un jeu de timbres aigrelets qui semblent évoquer des images plastiques.

Parmi ses décorations à fresque, la plus significative, par le naturel du trait et la limpidité du paysage, est celle de la villa Pagello à Caldogno (Vicence). Ses œuvres les plus caractéristiques sont cependant les tableaux mythologiques (Le règne d'Hypnos, Vienne, K.M. : Triomphe de Silène, Venise, Accademia ; Mort d'Adonis, Dijon, musée Magnin ; Fête de Silène, Bordeaux, M.B.A.), où son sens classique trouve son atmosphère la plus naturelle, même si parfois un expressionnisme plus marqué peut leur donner, de façon inattendue, un convaincant accent dramatique[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 3, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030133), p. 275
  • (fr) Dictionnaire de la peinture italienne des origines à nos jours, Éditions Larousse, Paris,‎ octobre 1989, 527 p. (ISBN 203740013X[à vérifier : isbn invalide]), p. 109

Musées[modifier | modifier le code]

Fresque, Carpioni, Giulio Vierge en gloire, Tugenden und Bildnis des Francesco Grimani[n 1], Italy

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Giovanni Francesco Grimaldi, dit Il Bolognese, dit Francesco Grimani selon le Bénézit, volume 6, passage 446-447

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 3, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030133), p. 275
  2. Ibid, p. 275
  3. Dictionnaire de la peinture italienne des origines à nos jours, Éditions Larousse, Paris,‎ octobre 1989, 527 p. (ISBN 203740013X[à vérifier : isbn invalide]), p. 109