Giovanni di Vico

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Giovanni di Vico (??? - 1366) est un chef italien des Gibelins, préfet de Rome, seigneur de Viterbe, de Vetralla, d'Orvieto, de Narni, de Civitavecchia et de nombreuses autres terres au nord du Latium et de l’Ombrie. Il est le membre le plus célèbre de la famille ‘’Prefetti di Vico’’.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa date de naissance n’est pas connue. Giovanni di Vico est mentionné pour la première fois, avec son frère Faziolo en 1322 dans un acte de soumission au Légat du Pape.

En 1337, à la mort de son père, Manfredi, il hérite de la charge de préfet de Rome. L'année suivante il entre dans Viterbe à la tête des Gibelins, et tue de ses propres mains son frère Faziolo, qui était resté fidèle au pape.

En 1338 Giovanni di Vico est nommé Vicaire Impérial (gouverneur de province) du patrimoine de Saint Pierre par l'empereur Louis IV de Bavière, il devient ensuite Vicaire de Viterbe et est confirmé dans ce poste par pape Clément VI en 1342

Cependant, ses désaccords croissants avec ce dernier, en particulier à cause de la construction d'une forteresse près de Vetralla, le conduisent à une rébellion ouverte en 1344, dans laquelle il cherche à augmenter ses terres. Il réussit alors à prendre plusieurs villes, Orvieto, Piansano, Bagnorea, Toscanella etc. Son contrôle sur Viterbe est tel que ses partisans en arrivent à ériger sur la place de la Commune un aigle gibelin qui tient dans ses griffes les armes du roi de Naples, principal soutien de la cause guelfe. Devant ce symbole, ses disciples, se découvrent, s'agenouillent, allument des bougies et font brûler de l’encens, ce qui le fait accuser d'idolâtrie et de dérision du culte divin.

Après une courte réconciliation avec le pape, en 1347, Cola di Rienzo, sénateur de Rome, alors soutenu par le pape, le convoque pour discuter d’une réforme des statuts de la ville de Viterbe et pour verser un impôt. Giovanni di Vico ne répond pas à l’injonction, alors Cola di Rienzo le déclare rebelle et lance une offensive contre lui avec 6 000 fantassins et 1 000 chevaliers. Assiégé dans Viterbe, il se rend et doit aller signer sa reddition à Rome après y avoir envoyé son fils en otage. Giovanni di Vico est arrêté puis relâché après que sa forteresse de Roccarespampani ait été investie. Il est encore emprisonné deux fois à Rome mais est libéré avec la chute de Cola di Rienzo.

Revenu à Viterbe, il continue sa politique impitoyable de ravages contre les territoires des États pontificaux, refusant toujours de se présenter à Avignon pour répondre de ses actes. En 1352 l'armée papale attaque Viterbe ; Giovanni di Vico résiste avec succès à un siège de sept mois, mais est excommunié. Il est également victorieux dans ses premiers affrontements avec Gil de Albornoz, le cardinal envoyé par le pape Innocent VI pour reconquérir les territoires usurpés des États pontificaux, mais en 1354 il est battu près d'Orvieto.
Après une courte résistance à Viterbe, il se rend et jure fidélité à Albornoz et à l'église.

En mars 1355 il accompagne Charles IV à Rome pour son couronnement en tant qu'empereur du Saint-Empire romain germanique. Tirant profit de la protection de Charles IV, il essaye de susciter de nouvelles rébellions dans les territoires des États pontificaux, mais il est systématiquement battu par Albornoz. Il continue à sévir sporadiquement en Toscane, dans le Latium et en Ombrie, et meurt en avril 1366, excommunié par l'église.

Selon la tradition populaire, il meurt lors d’un soulèvement mais il n’y a pas de données précises sur le lieu et les conditions de sa mort.