Giovanni Sgambati

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Giovanni Sgambati

Description de cette image, également commentée ci-après

Buste de Giovanni Sgambati (parc Pincio)

Naissance 28 mai 1841
Rome  États pontificaux
Décès 14 décembre 1914 (à 73 ans)
Rome Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d’Italie
Activité principale Pianiste
Activités annexes Compositeur, chef d'orchestre et pédagogue
Maîtres Franz Liszt, Giovanni Aldega
Enseignement Accademia nazionale di Santa Cecilia

Giovanni Sgambati, pianiste d'une virtuosité remarquable, est un compositeur, chef d'orchestre et pédagogue italien, né à Rome le 28 mai 1841 et mort dans cette même ville le 14 décembre 1914.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un avocat romain et d'une mère anglaise, il commence à étudier le piano avec Amerigo Barlini et se présente au public dès l'âge de six ans. En 1849, sa famille étant à Trevi, il travaille avec Natalucci. À nouveau, à Rome en 1860, il étudie le contrepoint avec Giovanni Aldega. En 1862, il devient l'élève et l'ami de Franz Liszt dont il sera le défenseur durant toute sa vie.

Il est fasciné par la musique allemande de Mendelssohn, Schumann, Brahms et Liszt. Il défend avec ardeur l'œuvre de Beethoven et donne à Rome dans les années 1860 les premières auditions de l'Eroica et du cinquième concerto pour piano dit « l'Empereur ».

Giovanni Sgambati.

Le 26 février 1866, il inaugure à Rome la monumentale Dante-Symphonie de Liszt et c'est à cette époque qu'il commence à composer.

En 1867, il dirige la première partie de l'oratorio Christus de Liszt. En 1869, il va en Allemagne où il fait la connaissance d'Anton Rubinstein et il entend, pour la première fois, des œuvres de Richard Wagner. En 1871, il rencontre le maître de Bayreuth qui, après avoir parcouru le Quintette avec piano qu'il vient d'écrire, le recommande à son éditeur de Mayence : Schott. Celui-ci assure, jusqu'à la mort de Sgambati, la parution de nombreuses œuvres.

En plus de la musique de chambre, il écrit dans les années 1870 sa partition la plus célèbre : son concerto pour piano en sol mineur, opus 15 ainsi que sa première symphonie en ré mineur. Il refuse le poste, laissé vacant par Rubinstein, au Conservatoire de Moscou.

Dans les années 1880, il fait de nombreuses tournées comme pianiste et chef d'orchestre. C'est ainsi qu'il se rend en Angleterre en 1882 et à Paris en 1884 où il fait la connaissance de Jules Massenet. En 1886, il succède à Liszt comme membre de l'Institut de France. En 1887, il donne un concert à Cologne et dirige à Rome un concert à la mémoire de Wagner.

Il fonde en 1868, une classe libre de piano annexé à l'Accademia nazionale di Santa Cecilia de Rome que le gouvernement réorganise sous le nom de Liceo Musicale (1877) et qui devient, ainsi, la plus grande école de musique d'Italie.

En 1893, il fonde, également, à Rome la Filarmonica Romana.

Sa musique a subi l'influence allemande en se consacrant presque exclusivement à la musique instrumentale.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Musique pour orchestre[modifier | modifier le code]

  • Symphonie nº 1 en ré mineur op. 16 (Rome, 28 mars 1881),
  • Symphonie nº 2 en mi bémol majeur (1883),
  • Concerto pour piano en sol mineur op. 15 (1878-1880),
  • Epitalamio sinfonico (1887),
  • Te Deum laudamus pour orchestre à cordes et orgue (1893),
  • Ouverture Cola di Rienzo (1866).
  • Ouverture « Cola di Rienzo », partition perdue et retrouvée au XXIe siècle.

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Quintette avec piano nº 1 en fa mineur, Op. 4 (1866)
  • Quintette avec piano nº 2 en si bémol, Op. 5
  • Quatuor à cordes en ut dièse mineur, Op. 17 (1882)
  • Deux Pièces pour violon et piano, Op. 24 (1890)
  • Gondoliera pour violon et piano, Op. 29 (1894)

Musique de sacrée[modifier | modifier le code]

  • Requiem pour baryton, chœur mixte, orchestre & orgue, op. 38 (1895/96; 1896 Rome), arrangé par le compositeur pour piano

Autres[modifier | modifier le code]

  • Mélodies,
  • Pièces pour piano et de nombreuses transcriptions.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • My Musical Experience de B. Walker (1892),
  • Sgambatis Klaviermusik in Musikpäddagogische Blätter de E. Segnitz (1911),
  • I musicisti italiani contemporanei : Giovanni Sgambati in Rivista Musical Italiana XIX de A. De Angelis(1912),
  • Giovanni Sgambati in Nuova Musica XIX de A. Bonaventure (Florence 1914),
  • Giovannio Sgambati in Music & Letters de A. Casella (octobre 1925)

Source[modifier | modifier le code]

  • Théodore Baker et Nicolas Sloninsky, Dictionnaire bibliographique des musiciens, Robert Laffont, 1995 (ISBN 2-221-06510-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]