Giovanni Punto

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Giovanni Punto

Giovanni Punto, né Johann Wenzel (Jan Václav) Stich[1] le 28 septembre 1746 à Žehušice (Caslav) en Bohême et mort le 16 février 1803 à Prague[1], est un compositeur, violoniste et corniste de Bohême.

Après des études de cor à Prague, Munich et Dresde, il est durant trois ans aux services du comte Thun[2]. Après cet engagement, il voyage aux frontières du Saint-Empire romain germanique. Il obtient des engagements à la cour du prince de Hechingen et du prince-évêque de Mayence, Emmerich Joseph von Breidbach zu Bürresheim (1769-74). En 1778, Mozart est impressionné par son jeu, après l'avoir entendu à Paris[2]. En 1781, il rejoint la chapelle du prince-évêque de Würzburg et, un an plus tard, il entre au service du comte d'Artois à Paris. De 1789 à 1799, il réside à Konzertmeister au Théâtre des Variétés-Amusantes. Avant de retourner à Prague, il fait des tournées de concerts avec Jan Ladislav Dussek. Beethoven lui écrit spécialement sa sonate pour cor et piano op.17[3]. La plupart des compositions de Punto (16 concertos, 27 quatuors pour cor et cordes, des trios, et plus de cent duos) ont été écrites pour son instrument favori, le cor[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joann Élart, « Circulation des quatre symphonies œuvre VII de Johann Franz Xaver Sterkel de l'Allemagne à Rouen : un itinéraire singulier du goût musical entre 1770 et 1825 », Studien zu den deutsch-französischen Musikbeziehungen im 18. und 19. Jahrhundert, bericht über die erste gemeinsame Jahrestagung der Gesellschaft für Musikforschung und der Société française de musicologie Saarbrücken 1999, Hildesheim : Georg Olms Verlag, 2002, p. 266-281.
  • Joann Élart et Patrick Taïeb, « La Complainte du Troubadour de Pierre-Jean Garat (1762-1823) », Les Orages, n° 2, L'imaginaire du héros, Besançon : Apocope, mai 2003, p. 137-168.
  • Joann Élart, « La mobilité des musiciens et des répertoires : Punto, Garat et Rode aux concerts du Musée », Le Musée de Bordeaux et la musique 1783-1793, éd. Patrick Taïeb, Natalie Morel-Borotra et Jean Gribenski, Rouen : PURH, 2005, p. 157-173.
  • Joann Élart, « Les origines du concert public à Rouen à la fin de l'Ancien Régime », Revue de musicologie, n° 93/1, 2007, p. 53-73.
  • Joann Élart, Musiciens et répertoires de concert en France à la fin de l'Ancien Régime, thèse de doctorat, dir. Patrick Taïeb, université de Rouen, 2005.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Bordas,‎ 1979, 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 1068
  2. a et b Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Larousse,‎ 2011, 1516 p. (ISBN 978-2-0358-6059-0), p. 1344
  3. Barry Cooper, Dictionnaire Beetoven, J.C.Lattès,‎ 1991, 613 p. (ISBN 978-2-7096-1081-0), p. 20