Giovanni Borgia (1474-1497)

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Giovanni Borgia
Portrait de Juan Borgia.
Portrait de Juan Borgia.
Titre
2e duc de Gandie
Prédécesseur Pedro Luis de Borja
Successeur César Borgia
Biographie
Titre complet Prince de Tricarico
Duc de Gandie
Dynastie Borgia
Date de naissance 1474
Lieu de naissance Rome
Date de décès dans la nuit du 15 au 16 juin 1497
Lieu de décès Rome
Nature du décès assassinat
Conjoint María Enríquez de Luna
Héritier Giovanni Borgia

Giovanni Borgia (1474-1497)
Giovanni Borgia
Naissance 1474
Rome
Décès dans la nuit du 15 au 16 juin 1497 (à 23 ans)
Rome
Allégeance États pontificaux
Grade Capitaine général
Commandement Armée pontificale
Distinctions Gonfalonier de la Sainte Église
Autres fonctions Préfet de Rome
Famille Borgia

Giovanni Borgia, également connu sous le nom de Juan Borgia[1], né en 1474 à Rome et mort assassiné dans la même ville dans la nuit du 15 au 16 juin 1497[2], est un des membres de la famille Borgia, 2e duc de Gandie, 1er prince de Tricarico, gonfalonier de l'Église et préfet de Rome.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

La famille Borgia (Borja en espagnol) est originaire du royaume de Valence et voit son influence augmenter au XVe siècle, quand le grand-oncle paternel de Giovanni devient pape sous le nom de Calixte III en 1455, puis Roderic (Rodrigo en espagnol) sous le nom d'Alexandre VI en 1492.

Bien que les précédents papes eussent parfois des maîtresses, son père est le premier à reconnaître publiquement ses enfants, ce qui vaudra à Giovanni d'être souvent appelé « le neveu du pape », par pudeur, tout comme ses frères et sœurs.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père a de grands projets pour lui. Envoyé dans la garde pontificale lorsque son père devient pape, Giovanni est légitimé. Il est nommé deuxième duc de Gandie à la mort de son demi-frère et épouse la cousine du roi d'Aragon, Maria Henriquez[2].

Giovanni Borgia devient préfet de Rome, poste jusque là tenu par la famille Orsini. Gonfalonier de l'Église, il tente de s'opposer à l'armée du roi Charles VIII de France mais ne peut rien faire face à une force aussi puissante.

Souvent décrit comme un homme ambitieux et, surtout, arrogant, on le pressent pour devenir roi de Naples grâce à son mariage et à son père le pape mais cette tentative échoue.

Assassinat[modifier | modifier le code]

En 1497, on retrouva le corps poignardé de Giovanni dans le Tibre. Son frère César fut soupçonné ; il aurait agi pour des raisons soit politiques, soit personnelles, l'épouse de Gioffre, Sancha d'Aragon, fille du roi de Naples, ayant été la maîtresse de César et de Giovanni.

D'autres thèses circulent sur sa mort, Giovanni Borgia s'étant attiré beaucoup d'inimitiés. L'enquête ouverte en 1497 ne parvint pas à élucider les circonstances de son assassinat.

Son frère César prit son titre de gonfalonier de l'Église et de duc de Gandie et fut le premier cardinal de l'histoire à abandonner cette fonction.

Mariage et postérité[modifier | modifier le code]

Giovanni épousa María Enríquez de Luna, fille de Henri Enríquez de Quiñones, amiral de Sicile, et de Maria de Luna. Henri Enríquez de Quiñones était le fils de Fadrique II Enríquez, amiral de Castille, et de Marie-Thérèse de Quiñones. Il était le demi-frère de Jeanne Enríquez[3], la mère de Ferdinand le Catholique, et le frère de María Enríquez, arrière-grand-mère d'Éléonore de Tolède.

Giovanni Borgia et María Enríquez de Luna ont un fils, Jean II de Gandie, qui épouse Jeanne d'Aragon, fille naturelle d'Alphonse d'Aragon, archevêque de Saragosse.

Ces derniers ont, notamment, un fils (le petit-fils de Giovanni), François Borgia, duc de Gandie, vice-roi de Catalogne, canonisé (saint François de Borgia[4]) en 1671 par Clément X.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les Borgia à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En valencien Joan de Borja, et en espagnol Juan de Borja.
  2. a et b Voir sur le site Tombes et sépultures dans les cimetières et autres lieux.
  3. Fille de Fadrique II et de sa première femme, Marina Fernández de Córdoba.
  4. Voir sur le site altesses.eu.