Giovanni Battista Branconio dell'Aquila

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Raphaël, Autoportrait avec un ami. L'ami, sur la droite, est peut-être Branconio dell'Aquila.

Giovanni Battista Branconio dell'Aquila était un gentilhomme italien, protonotaire apostolique et chambellan du Pape Léon X.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giovanni Battista Branconio dell'Aquila était l'ami de Raphaël, dont il fut l'un des exécuteurs testamentaires[1].

Raphaël peignit pour lui une Visitation et lui dessina un palais à Rome. Cependant la vie de ce personnage historique reste peu documentée[2] et les informations à son sujet parfois incertaines.

Le tableau de Raphaël intitulé Autoportrait avec un ami ou Double Portrait et qui se trouve au musée du Louvre[3] montre l'artiste, à gauche, s'appuyant sur l'épaule d'un ami. Celui-ci est généralement identifié comme étant Giovanni Battista Branconio dell'Aquila ou bien Polidoro da Caravaggio.

Le palais Branconio dell'Aquila[modifier | modifier le code]

Esquisse du palais Branconio dell'Aquila par Giovanni Battista Naldini (c. 1560).

Vers 1517-1518, à Rome, Raphaël dessina un palais pour Giovanni Battista Branconio dell'Aquila. Cet édifice, caractéristique du maniérisme architectural avec sa façade ornementée[4], n'existe plus aujourd'hui. Il se situait sur la rive ouest du Tibre, dans le rione du Borgo, entre le Vatican et le château Saint-Ange[5]. Il fut démoli au XVIIe siècle lorsqu'on ouvrit la place Rusticucci[6].

La « Visitation Branconio »[modifier | modifier le code]

Vers 1517, Raphaël peignit une grande toile[7] (200 cm x 145 cm) pour Giovanni Battista Branconio dell'Aquila, à la demande du père de celui-ci, Marino. L'œuvre était destinée à la chapelle des Branconio, sur la gauche du maître-autel de l'église San Silvestro de L'Aquila, à proximité du palais familial. Le thème en était la Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth. L'épouse de Marino Branconio se prénommait Élisabeth.

Le tableau resta en place jusqu'en 1655, date à laquelle il fut offert au roi Philippe IV d'Espagne et placé au palais de l'Escurial. Dans l'église San Silvestro, on lui substitua une copie.

Depuis 1837, l'œuvre de Raphaël se trouve au musée du Prado. Elle est connue sous le nom de Visitation Branconio.

L'éléphant Hanno[modifier | modifier le code]

Hanno l'éléphant, copie du dessin de Raphaël probablement exécutée par Giulio Romano.

Giovanni Battista Branconio dell'Aquila était également le gardien de l'éléphant Hanno, amené à Rome en 1514[8]. Hanno, qui était l'animal familier de Léon X, vivait dans un bâtiment à part, situé les jardins du Vatican. Raphaël réalisa un portrait de cet éléphant. Ce dessin est aujourd'hui perdu, mais il en reste une copie généralement attribuée à Giulio Romano[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Müntz, Raphaël, sa vie, son œuvre et son temps, 1881 extraits en ligne, réédition en anglais (2005).
  2. Voir, parmi d'autres publications de cette spécialiste : Linda Wolk-Simon, La "Deposizione" perduta di Perin del Vaga per S. Maria sopra Minerva, dans Raffaello e l'Europa : Atti del IV Corso internazionale di alta cultura, dir. Marcello Fagiolo et Maria Luisa Madonna, Rome, 1990, p. 229-242 (ISBN 88-240-0113-0).
  3. Cette toile (99 cm x 83 cm) est le dernier autoportrait de Raphaël.
  4. Encyclopedia Britannica, entrée « Palazzo Branconio dell'Aquila ». Cf. P. N. Pagliara, Nuove fonti per la storia di palazzo Branconio dell'Aquila, dans Architettura Storia e Documenti, I, 1985, p. 69-70 ; C. L. Frommel, Der Römische Palastbau der Hochrenaissance, II, Tubingen, 1973, p. 13.
  5. Ch. L. Frommel, I palazzi di Raffaello: come si abitava a viveva nella Roma del primo Cinquecento, in Architettura alla corte papale nel Rinascimento, Milano, 2003, pp. 240-255.
  6. L'emplacement du palais se trouve en haut de l'actuelle via della Conciliazione, près de la colonnade de la place Saint-Pierre.
  7. Voir en:Visitation (Raphael).
  8. Donald Frederick Lach, Asia in the Making of Europe
  9. (en) Marcia B. Hall (éd.), The Cambridge Companion to Raphael, Cambridge University Press, 2005, p. 52, et aussi p. 90 (ISBN 9780521808095) (partiellement en ligne).

Sources de traduction[modifier | modifier le code]