Giovanni Alfonso Borelli

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Giovanni Alfonso Borelli.
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du de Motu Animalium (1680)
de Giovanni Alfonso Borelli.

Giovanni Alfonso Borelli (Jean-Alphonse Borelli) (, Naples - , Rome[1]) est un mathématicien, philosophe, astronome, médecin et physiologiste italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Naples en 1608, Giovanni Alfonso Borelli était le fils d'un soldat espagnol Miguel Alonso et d'une femme italienne Laura Porello (dite aussi Porelli ou Borelli). Il aurait étudié à Rome les mathématiques avec Benedetto Castelli. Il enseigne les mathématiques à l'université de Messine à partir de 1635. Vers 1640, il rencontre Galileo Galilei à Florence.

Vers 1650 il s'intéresse à la digestion, notamment chez les animaux à gésier. En observant les poules il découvre que les cailloux qu'elles ingèrent en même temps que les graines leur permettent de broyer ces dernières. Par l'expérience, il prouve que le gésier de ces animaux est capable de broyer des billes de verre. Ces observations et expériences sont la base de sa théorie selon laquelle la digestion est avant tout un phénomène mécanique[2],[3].

En 1656, il obtient la chaire de mathématiques à l'université de Pise. C'est là qu'il rencontre l'anatomiste Marcello Malpighi. Il fonde l'accademia degli investigandi qui traite de médecine, de physiologie, de mathématiques et de physique. C'est à Pise que Borelli, poussé par les études de Malpighi, commence ses premières recherches dans la science du mouvement animal. Ce centre d'intérêt ne le quittera plus le restant de sa vie.

Il s'intéresse à l'astronomie et installe en 1665 un observatoire astronomique à San Miniato. Il pressent que le trajectoire circulaire des planètes est due à la combinaison d'une force centrifuge et d'une force centripète mais rejette la notion d'attraction.

Planche du De motu animalium

Il retourne à Messine en 1668. En 1674, il quitte Messine pour Rome où il se lance dans un grand ouvrage médical, De motu animalium qui sera publié après sa mort (1680-1681, traduit en français par Alexis Giraud-Teulon en 1857) et où il tente d'expliquer les mouvements du corps des animaux grâce à des principes de mécanique. Il est considéré comme le Père de la biomécanique. Il a aussi écrit sur la mécanique, l'astronomie, la physique, et a donné des éditions d'Euclide et d'Apollonius de Perga, 1661 avec traduction latine. Il avait exprimé dès 1666 l'idée de la gravitation universelle, démontrée une vingtaine d'années après par Isaac Newton.

Bibliographie partielle[modifier | modifier le code]

  • Della cagioni delle febbri maligne (Pise, 1658) ;
  • Euclides Restitutus (Pise, 1658) ;
  • Apollonii Pergaei Conicorum libri v., vi. et vii (Florence, 1661) ;
  • De vi percussionis (Bologne, 1667) ;
  • Meteorologia Aetnea (Reggio, 1669) ;
  • De motionibus naturalibus a gravitate pendentibus (Bologne, 1670).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.334
  2. A. Dastre. « Les membres et l’estomac, la fable et la physiologie » Revue des Deux Mondes tome 162, 1900.
  3. http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/svt/program/fichacti/dif/college/dig-his.html

Sources[modifier | modifier le code]