Gino Capponi

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Le monument à Gino Capponi dans la basilique de Santa Croce

Gino Capponi (né à Florence le 13 septembre 1792, mort à Florence le 3 février 1876) est un homme politique, un écrivain et un historien italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gino Capponi est le dernier membre de la vieille et illustre famille florentine des Capponi dont les origines apparaissent vers 1250. Elle a acquis une grande richesse par son activité mercantile et bancaire, et beaucoup de ses membres se sont distingués au service de la république et des Médicis, et plus tard au service de la maison de Habsbourg-Lorraine.

Gino est le fils du Marquis Pier Roberto Capponi, un noble très attaché au Grand-duc Toscane, Ferdinand III. Lorsque le Grand-duc est destitué par les Français en 1799 la famille Capponi le suit en exil à Vienne. Les Capponi retourne à Florence en 1811 et Gino épouse la marquise Giulia Riccardi. Bien que la famille soit très anti-français, Gino est choisi avec d'autres notables pour rendre hommage à Napoléon Ier à Paris en 1813[1]. Après la chute de Napoléon, Ferdinand retrouve la Toscane (septembre 1814).

Élève de l'abbé Giovanni Battista Zannoni, Gino Capponi s'intéresse aux humanités ainsi qu'à l'économie, aux statistiques et à l'agriculture. En 1819 à Londres, il a l'idée avec Ugo Foscolo d'un journal littéraire qu'il crée en 1821 avec Giovan Pietro Vieusseux, l'Antologia.

Pendant son séjour en Angleterre, il s'intéresse aux institutions anglaises et étudie la constitution, le système électoral, la vie universitaire, l'organisation industrielle. À Édimbourg, Il rencontre Francis Jeffrey, le rédacteur en chef de la revue d'Édimbourg, et de nombreux éminents hommes d'État et hommes de lettres, dont lord John Russell, le duc de Bedford, Dugald Stewart. Ce voyage a fait de lui un fervent anglophile.

Il est l'ami de Giacomo Leopardi, de Pietro Giordani, de Pietro Colletta, de Guglielmo Pepe, de Giovanni Battista Niccolini, du philosophe Silvestro Centofanti, de Raffaello Lambruschini et de plus grands intellectuels de son temps. Comme pédagogue il est pour la libre éducation des jeunes qu'il considère comme un art et non une science.

Gino Capponi voyage beaucoup en Italie et en Europe. En 1848, il occupe la charge de sénateur et appartient à la mouvance modérée-réformatrice du grand-duché de Toscane. Il collabore et fait la promotion des principales initiatives libérales des modérés. Il devient président du conseil du 17 août à octobre de la même année.

Obligé de se retirer en raison de la restauration des Habsbourg-Lorraine, il poursuit ses études historiques bien qu'il devienne aveugle. En 1859 il soutient l'annexion de la Toscane au royaume de Sardaigne et il est nommé sénateur en 1860, participant activement à la vie parlementaire jusqu'en 1864.

Il est enterré dans la basilique Santa Croce de Florence.

En tant qu'historien sa réputation repose sur son ouvrage Storia della Repubblica di Firenze (1875), c'est le premier livre italien sur le sujet rédigé dans un esprit critique moderne. Si les chapitres sur les débuts de l'histoire de la Ville sont désormais obsolètes au regard des récentes découvertes, dans son ensemble, il demeure un ouvrage de référence.

Titre[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Catholic Encyclopedia, « Count Gino Capponi »

Publications[modifier | modifier le code]

  • Frammento sull'educazione, 1841, pubblicato nel 1845.
  • Sulla dominazione dei longobardi in Italia, 1844 e 1859.
  • Cinque letture di economia toscana, 1845.
  • Storia della Repubblica di Firenze, 1875.

Lettres et correspondances[modifier | modifier le code]

  • correspondance Capponi-Vieusseux, 3 volumes, réalisé par Aglaia Paoletti, Florence, Le Monnnier, 1994-1996 (3 voll.), avec des préfeces de Giovanni Spadolini et Cosimo Ceccuti;
  • correspondance Capponi-Lambruschini, réalisé par Veronica Gabbrielli, Florence, Le Monnier, 1996;
  • correspondance Capponi-Ridolfi,réalisé par Aglaia Paoletti, Florence, le Monnier, 2001;
  • correspondance Capponi-Galeotti, 1845-1875, réalisé par di Aglaia Paoletti, Florence, Le Monnier, 2002;

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Enrico Valtancoli Montazio: Gino Capponi. Torino: Unione Tipogr.-Editr, 1862.
  • (it) Marco Tabarrini: Gino Capponi. I suoi tempi, i suoi studi, i suoi amici; memorie raccolte. Firenze: Barbera, 1879.
  • (de) Alfred von Reumont: Gino Capponi, 1792-1876, ein Zeit- und Lebensbild. Gotha: Perthes, 1880.
  • (it)Giovanni Gentile, Gino Capponi e la cultura toscana nel secolo XIX, Florence, Vallecchi, 1922.
  • (it) Giovanni Nencioni: Gino Capponi: linguista, storico, pensatore. Florence: Olschki, 1977.
  • (it) Giovanni Gentile: Le più belle pagine di Gino Capponi. Riproduzione anastatica [der Ausg.] Milano, Treves, 1926. Florence: Éditeur le Lettere, 1994. ISBN 88-7166-181-8.
  • (it) Paolo Bagnoli (Hrsg.): Gino Capponi: storia e progresso nell'Italia dell'Ottocento ; convegno di studio, Firenze Palazzo Strozzi 21 - 22 - 23 gennaio 1993. Florence: Olschki, 1994. ISBN 88-222-4221-1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]