Gimont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gimont
La mairie
La mairie
Blason de Gimont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Gimont (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes d'Arrats-Gimone
Maire
Mandat
Pierre Duffau
2008-2014
Code postal 32200
Code commune 32147
Démographie
Gentilé Gimontois
Population
municipale
2 817 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 39″ N 0° 52′ 39″ E / 43.6275, 0.8775 ()43° 37′ 39″ Nord 0° 52′ 39″ Est / 43.6275, 0.8775 ()  
Altitude 180 m (min. : 144 m) (max. : 232 m)
Superficie 27,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
Gimont

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
Gimont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gimont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gimont
La Gimone
L'église
Intérieur de l'église

Gimont (Gimont en gascon) est une commune française située dans le département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Gimontois et les Gimontoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bastide située dans le Gimois, à 25 km à l'est d'Auch et sur les rivières Gimone et Marcaoue.

Gimont est la capitale du Gimontois aussi appelé parfois Gimoès. Le Gimontois occupe la bordure orientale du département du Gers. Le Gimontois a un sous-sol argilo-calcaire. Il est déjà fortement empreint des influences lauragaises tout comme les régions de la vallée de la Save qui est située plus à l'est. La brique toulousaine s'y introduit peu à peu, imposant une architecture plus robuste et plus massive.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 124, itinéraire à Grand Gabarit et par la ligne SNCF (ligne Toulouse - Auch) gare de Gimont-Cahuzac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 1142, noble Géraud de Brouilh, sa femme et ses enfants, firent don à Albert, abbé de Berdoues, des terres dans la forêt appelée Planasilva pour y fonder une abbaye cistercienne, l'abbaye de Planselve. De cette abbaye cistercienne ne restent que quelques maigres vestiges en bordure de rivière, sur la rive gauche (par la D12 en direction de Saramon, à 3 km de Gimont).

Un acte de paréage est passé le 25 janvier 1265 entre l'abbé de Planselve et le sénéchal d'Alphonse de Poitiers,frère de Saint Louis. L'emplacement choisi était sur la paroisse de Saint-Justin, au diocèse de Toulouse, près de l'abbaye. Les frais de la construction de la nouvelle ville, d'abord appelée Francheville, ont été supportés par le comte et la comtesse de Toulouse. L'abbé et le monastère se réservèrent les églises qui seraient construites sur le territoire de la ville.

En 1274, Gimont reçut une charte de coutumes, confirmée en 1280. Le destin de la bastide est encore incertain puisque le contrat prévoyait la restitution des terres à l'abbaye en cas de non peuplement. Cette mesure prouve le caractère aléatoire de ces fondations d'agglomérations nouvelles au XIIIe siècle.

Le 31 décembre 1292, un accord est passé entre les consuls de la ville et le syndic de l'abbaye précisant : le syndic réserve pour les ouvriers de l'église qui pour le temps seront, le droit de prendre librement arène et terre au lieu appelé Laurs, hors les vallats de la Grande, pour ouvrer ou besogner à l'église ou aux églises de la ville. Trois églises ont été construites dans la ville, Notre-Dame, Saint Barthélemy appelée aussi Saint Éloi, et Sainte Quitterie. Il ne reste plus aujourd'hui que l'église Notre-Dame.

La bastide s'étendit sur une éminence dominant la Gimone. Elle s'accroche à la colline, en raison de l'étroitesse du promontoire (300 m) qui s'étire sur un seul axe de 1000 m de long tandis que la rue principale fait de l'équilibre sur la crête et passe sous la halle en bois (même cas à Bassoues et à La Bastide-Clairence dans les Pyrénées-Atlantiques).

Gimont se situe sur l'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la via Tolosane.

Jusqu'à la Révolution, la bastide de Gimont érigée en consulat fut, avec 17 autres paroisses [Escornboueou (Escorneboeuf), Aurimont, Giscaro, Montiron, Prechac, Maurens, Sainte-Marie, Tirent (sans Pontejac), Saint-André, Laurac, Boulan (Boulaur), Polastron, Mongausy, La Has (Lahas), Andofièle (Endoufielle), Goudourvièle (Goudourvielle), Goujon, Bonrepos], une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans le Comté de l'Armagnac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1919 Félix Bajon    
1919 1925 Léopold Ninous    
1925 1929 Adolphe Gresse    
1929 1945 Gabriel Bassat    
1945 1971 Léon Abadie    
1971 1989 Gabriel Dubarry    
1989 2001 Jean-Joseph Coutens    
2001 2014 Pierre Duffaut[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 817 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 313 2 590 2 732 2 703 2 952 2 816 2 903 3 053 2 868
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 073 3 102 3 016 2 932 2 998 2 944 2 837 2 837 2 734
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 589 2 690 2 522 2 250 2 218 2 315 2 434 2 334 2 506
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
2 878 2 867 2 950 2 819 2 734 2 825 2 834 2 815 2 817
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La région est le principal centre de confection du foie gras. Le Gers est le premier producteur de foie gras d'oie et le second pour le canard. L'élevage sur place est très important et est le corollaire de la présence de nombreuses entreprises de transformation, notamment à Gimont.
Cette activité doit beaucoup à la nature du sol argilo-calcaire très favorable à la culture massive du maïs, matière première du gavage des volatiles même si la fabrication du foie gras est très ancienne dans la région de Gimont et y était déjà florissante au XVIe siècle, soit bien avant l'introduction du maïs, céréale provenant des Amériques.

Gimont est un important marché au gras. Il a lieu tous les mercredis matins, toute l'année de 9 h 30 à 10 h et tous les dimanches matins à 10 h de novembre à mars. Le marché s'adresse uniquement aux consommateurs, les professionnels n'y sont pas admis.

Les produits « Comtesse du Barry » et des « Ducs de Gascogne » sont fabriqués à Gimont. Mais il existe de nombreuses autres conserveries à la ferme qui produisent et vendent des mets d'excellente qualité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les halles
Statue Germaine de Pibrac
  • Église Notre-Dame[5],[6],[7] du village : La construction de l'église est prévue dans un accord entre les consuls de la ville et le syndic de l'abbaye de Planselve en 1292. Sur la façade a été gravé la date de 1331.

L'extérieur : L'église de style gothique méridional a été construite au XIVe siècle en briques. Le bâtiment présente une structure massive caractéristique des églises gothiques méridionales. L'influence toulousaine se fait sentir par l'emploi massif et presque exclusif de la brique dans la construction. Le clocher octogonal de type toulousain fut terminé tardivement : XVIe et XVIIe siècle. Le clocher a été élevé à l'emplacement de la 3e chapelle de la nef, coté nord. Il est du même type que ceux de Saint-Sernin et des Jacobins.

L'intérieur : L'église est une vaste nef unique de belles proportions:16 mètres de largeur, 30 mètres de longueur et 18 mètres de hauteur. La nef est voutée d'ogives de plan barlong. Elle comporte quatre travées et se termine par une abside à sept pans. Les voûtes sont tenues par des contreforts. Des chapelles sont placées entre les contreforts. L'église renferme un intéressant mobilier : un maître-autel en marbre de Caunes et en bois doré du XVIIIe siècle dans le chœur ; des édicules de style Renaissance en pierre contre les piliers de l'abside ; un triptyque placé dans la première chapelle à gauche en entrant datant du XVIe siècle et provenant de l'ancienne abbaye de Planselve ; de belles orgues du XVIIIe siècle. Le triptyque représente Saintes Marthe et Madeleine sur les panneaux latéraux et, au centre, la Crucifixion. La croix de bois qui était rapportée, a disparu.

  • Belle halle du XIVe siècle.
  • Maisons à couverts.
  • L'ancien palais des évêques de Lombez situé à l'ouest de la ville. En 1545,une ordonnance du roi François Ier créa l'annexe du séminaire de Lombez à Gimont. L'évêque séjournait parfois dans son palais gimontois dont il subsiste des vestiges: une jolie construction avec une tour hexagonale.
  • Le petit musée de l'Oie et du Canard des Ducs de Gascogne présente une histoire du gavage et de la production de foie (visite gratuite).
  • Le Conservatoire de la vie agricole et rurale d'autrefois présente dans un bâtiment du XIXe siècle environ 1 000 outils et objets de la vie quotidienne durant la période 1850-1950 avec une reconstitution d'une pièce d'habitat rural et d'un ancien atelier d'ébéniste.
  • Le château de Larroque est situé à 1,5 km de Gimont, sur la route de Toulouse. L'édifice, de style XVIIIe siècle, a été construit en 1804. Il est implanté dans un splendide domaine d'où l'on peut apercevoir, par beau temps, la chaine des Pyrénées.
  • La chapelle Notre Dame de Cahuzac est campée sur la rive gauche de la Gimone, à la limite de l'ancien diocèse d'Auch, à environ 1 km par la N124 et la D12 en direction de Saramon.

La chapelle fut de tout temps chérie des évêques d'Auch. Elle est liée à la découverte miraculeuse en 1513, par un jeune berger, d'une statue de la Vierge vénérée sous le nom de Notre Dame de l'Orme. On construisit peu de temps après la chapelle : de 1515 à 1524. Le bâtiment est en brique. Son plan est une réduction de l'église voisine de Gimont. Mais les proportions sont moins heureuses. L'intérieur est pourvu d'un riche mobilier : 3 vitraux du XVIe siècle, retables de la fin XVIe-début XVIIe siècle. C'est un des lieux de pèlerinage les plus anciens de la Gascogne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la foi d'or, à la champagne cousue d'azur, au rencontre de bœuf aussi d'or brochant sur le champ et la champagne[8].


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture - Fiche de Gimont
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Site de l'école de Rugby de l'Etoile Sportive Gimontoise
  5. « Notice no PA00094804 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église
  6. Marcel Durliat, L'église de Gimont, pp. 256-264, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société Française d'Archéologie, Paris, 1970
  7. Chanoine Marboutin, Gimont, pp. 165-171, dans Congrès archéologique de France. 92e session. Gascogne. 1929, Société Française d'Archéologie, Paris, 1929
  8. Banque du blason.