Gimel-les-Cascades

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gimel.
Gimel-les-Cascades
Le bourg de Gimel.
Le bourg de Gimel.
Blason de Gimel-les-Cascades
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Tulle-Campagne-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Tullois
Maire
Mandat
Alain Sentier
2014-2020
Code postal 19800
Code commune 19085
Démographie
Gentilé Gimelois
Population
municipale
733 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 01″ N 1° 51′ 05″ E / 45.3002777778, 1.8513888888945° 18′ 01″ Nord 1° 51′ 05″ Est / 45.3002777778, 1.85138888889  
Altitude Min. 220 m – Max. 606 m
Superficie 20,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de Corrèze
City locator 14.svg
Gimel-les-Cascades

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de Corrèze
City locator 14.svg
Gimel-les-Cascades

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gimel-les-Cascades

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gimel-les-Cascades

Gimel-les-Cascades est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Gimelois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Massif central et arrosée par la Montane qui lui sert de limite au sud-ouest en la séparant de Chanac-les-Mines.

Elle est traversée par l'autoroute A89 (dont l'échangeur n° 21 se trouve sur le territoire communal ainsi que le viaduc du Chadon), la route départementale 1089 (l'ancienne route nationale 89) et les routes départementales 53, 53E3 et 53E4, ainsi que la 26 et la 978 au sud-est.

À vol d'oiseau, le bourg de Gimel est situé à sept kilomètres au nord-est de Tulle et huit kilomètres au sud de Corrèze.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gimel-les-Cascades
Les Angles-sur-Corrèze Bar Corrèze
Naves Gimel-les-Cascades Saint-Priest-de-Gimel
Tulle Chanac-les-Mines Saint-Martial-de-Gimel

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1595, pendant les Guerres de religion une troupe de ligueurs s'empare de Gimel.

En 1974, la commune de Gimel prend le nom de Gimel-les-Cascades.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gimel

Les armes de Gimel se blasonnent ainsi : burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochant sur le tout
Ces armes étaient celles des sires de Gimel et ont été adoptées par la municipalité en 1978. Ce sont les mêmes que celles des sires de Parthenay et de la ville éponyme. On y reconnaît une brisure des armes des Lusignan (burelé d'argent et d'azur), dont les Gimel proviendraient[1],[2],[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[4] Alain Sentier - -

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 733 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
911 610 755 825 886 914 907 998 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
931 983 979 919 1 147 1 072 1 031 958 993
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
911 920 846 748 653 644 583 581 593
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
601 558 494 553 655 630 670 679 720
2011 - - - - - - - -
733 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les cascades de Gimel[modifier | modifier le code]

Gimel est surtout connu pour ses cascades, propriété privée, visitable. La Montane, affluent de la Corrèze, se décompose en trois chutes : le Grand saut, la Redole et la Queue de cheval qui plonge dans le gouffre de l'Inferno.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pardoux de Gimel date du XVe siècle ; elle possède un clocher à peigne et est surtout célèbre pour son trésor dans une petite salle à gauche en entrant.

  • Le trésor se compose de plusieurs pièces, notamment :
    • une châsse en émail de Limoges datant du XIIe siècle contenant les reliques de saint Étienne. Elle est classée monument historique depuis 1891. Elle est protégée derrière une vitre épaisse, car elle fut volée puis retrouvée[7].
    • un buste-reliquaire de saint Dumine en argent repoussé et ciselé datant du XVe siècle, dans une autre vitrine.

À voir aussi dans l'église :

Les ruines du château[modifier | modifier le code]

Il ne reste que des ruines du château dit de La Roche Haute surplombant le bourg ; il fut le théâtre en 1594 d'un siège de l'armée royale contre le seigneur de Gimel qui dut se rendre. Le château fut démoli à cette occasion.

L'église Saint-Étienne de Braguse[modifier | modifier le code]

En aval des cascades, surplombant un méandre de la Montane, se trouvent les restes de l'église Saint-Étienne de Braguse, édifiée au VIe siècle, puis église paroissiale au XIIe siècle et désaffectée au XVIIIe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1926[8].

Autres sites et monuments[modifier | modifier le code]

Sur la place principale du bourg, la minuscule chapelle Notre-Dame du Rosaire (ou des Pénitents blancs) a été implantée au XVIIIe siècle. Elle est décorée d'un grand tableau représentant une Déploration du Christ qui porte cette inscription en bas à gauche : Adèle de Kérado d'après Carrache. Toujours dans le village, une croix de style XIIIe siècle a été installée par la commune en 1865. Une autre croix remarquable peut également se découvrir au cimetière situé à 500 mètres du bourg.

En amont du site des cascades, la Montane contourne le bourg par l'est. Un ancien pont à péage y est flanqué d'une maison au toit de chaume. En aval de ce pont, le site des Cascadelles présente un ruisseau qui rejoint la Montane après une petite chute d'eau. En bordure du parc Vuillier, une statue de la Vierge à l'Enfant surplombe la cascade du Grand Saut.

Après les trois chutes d'eau importantes du site des cascades, la Montane se précipite dans la vallée de Gimel et il existe une quatrième cascade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Les coordonnées géographiques, altitudes mini et maxi et superficie dans l'infobox sont issues de la page sur Gimel-les-Cascades du site de l'IGN[9]

  1. site de la famille de Gimel
  2. (en) « Gimel », sur Flags of the World
  3. buste-reliquaire de saint Dumine (description)
  4. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Voir site très bien documenté su la châsse
  8. Restes de l'église Saint-Etienne-de-Braguse sur la Base Mérimée du ministère de la culture
  9. Consulter la partie [archive]