Gillis Congnet

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Gillis Congnet

Nom de naissance Gillis Congnet
Naissance 1538
Anvers
Drapeau des Pays-Bas des Habsbourg Pays-Bas des Habsbourg
Décès 27 octobre 1599
Hambourg
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire romain germanique
Nationalité Flag of the Low Countries.svg Pays-Bas espagnols
Activités Artiste-peintre
Maîtres Lambert Wenselyns, Antoon van Palermo
Élèves Cornelisz van Haarlem
Mouvement artistique École flamande
Influencé par Titien

Œuvres réputées

Pierson la Hues - Une Loterie à Amsterdam

Compléments

Maitre - Doyen de la Guilde de Saint-Luc

Gillis Congnet ou Coignet, dit Gillis met de Vleck, Aegidius Quinetus, est un peintre néerlandais né en 1542[1] et décédé en 1599. Il utilisa plusieurs autres orthographes pour son nom, notamment Coingnet, Quinet, Quinget.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Madeleine (détail) par Gillis Congnet
Pierson La Hues par Gillis Congnet

Fils de l'orfèvre Gillis (Aegidius) Coignet[2], et frère du mathématicien Michiel Coignet[3], Gillis Congnet reçoit les rudiments de son art chez Lambert Wenslyns ( actif vers 1553) et probablement chez Antoon van Palermo (vers 1559), un marchand d’art qui, selon Van Mander, l’hébergea quelque temps. En 1561 il devient membre de la Guilde de Saint-Luc à Anvers d’où il part peu après pour l’Italie qu’il rejoint après avoir atteint la Sicile, puis Terni où il peint des fresques avec un peintre du nom de Stello.

Vers 1575 il collabore avec le plus grand graveur de son temps Philipp Galle qui reproduit quelques-unes de ses œuvres, notamment le Aenevm Saecvlvm et les quatre ages de l'humanité. Il est inscrit à l’Académie de Florence en 1568 mais doit être rentré à Anvers en 1570 puisqu’il est mentionné entre cette date et 1585 sur les registres de la guilde de Saint Luc dont il devient le Doyen en 1585. Un an plus tard il déménage à Amsterdam, ville dont il devient citoyen en 1589. Peu de temps après, il rejoint Hambourg où il meurt le 27 octobre 1599.

De son passage en Italie, il garde une forte influence des œuvres du Titien dont il reprend dans ses premiers tableaux le style vigoureux et enlevé comme, par exemple, dans sa première œuvre signée et datée, le Portrait de Pierson la Hues (1581 ; Anvers, Musée des Beaux Arts).

Carel van Mander lui reconnait des talents de coloriste exceptionnels et apprécie particulièrement les scènes nocturnes que l’artiste se plait à rehausser de légères touches d’or. Seule une de ces scènes nocturnes nous est parvenue, "Une Loterie à Amsterdam" (1592 ; Amsterdam, Rijksmuseum), alors que l’on retrouve sur un "Saint Georges" (1581; Anvers, Musée Royal des Beaux Arts) les rehauts d’or mentionnés par Van Mander.

Il sait parfois s’entourer de la collaboration de confrères de talent, tels Cornelis Molenaer (1540-1589), où Tobias Verhaecht (1561-1631 - Premier maitre d'apprentissage de Pierre Paul Rubens), pour peindre les fonds de ses paysages. Le corpus de l’œuvre authentique de Gillis Congnet est particulièrement faible puisque l’on sait que celui-ci se plaisait parfois à faire passer pour siennes les œuvres de ses élèves après y avoir ajouté seulement quelques touches. Le maniérisme de cet artiste sera réinterprété quelques années plus tard par l’un de ses meilleurs élèves, Cornelis Cornelisz van Haarlem (1562-1638).

Lieux d'exposition[modifier | modifier le code]

(liste non-exhaustive)

Callisto par Gillis Congnet
Saint-Pierre par Gillis Coingnet

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non-exhaustive)

  • Le portrait en pieds de "Pierson La Hues" (voir ci-dessus)
  • Judith montrant la tête d'Holopherne aux habitants de Béthulie (musée des beaux-arts, Caen)
  • Marie-Madeleine (Voir détail ci-dessus)
  • Callisto (Ci-contre)
  • Allégorie de la vanité signée : Coingnet
  • Saint-Pierre signée : Coingnet (Ci-contre)
  • Saint-Jean l'évangélisateur à Patmos (Tobias Verhaecht - Gillis Congnet)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le livre des peintres de Carel Van Mander - Page/table 32b de l'édition originale datée de 1604 (Réédité en 2002)
  • Harry Schmidt: Gottorffer Künstler, I, 1916 (Quell. u. Forsch. IV.).
  • Ad Meskens:Familia Universalis. Een familie tussen wetenschap en Kunst, Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, Antwerpen, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. Meskens (1998), Familia Universalis: Coignet. Royal Museum of Fine Arts, Antwerp. p.31
  2. A. Meskens, Familia Universalis, p.31 et 181; A. Meskens, Enkele biografische gegevens over Gillis I Coignet alias Gillis met de Vlek, Oud Holland
  3. D'après Meskens in Enkele biografische gegevens over Gillis I Coignet alias Gillis met de Vlek, il était le fils de l'orfèvre et fabriquant d'instruments Gillis Coignet, et donc le frère du mathématicien anversois.