Gilles Poux

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Gilles Poux
Gilles Poux, en 2012
Gilles Poux, en 2012
Fonctions
Maire de La Courneuve
En fonction depuis le 26 octobre 1996[1]
Prédécesseur James Marson
Biographie
Date de naissance 7 juin 1957 (57 ans)
Lieu de naissance Capdenac-Gare (Aveyron)
Nationalité Française
Parti politique Parti communiste français

Gilles Poux est né le 7 juin 1957 à Capdenac-Gare (Aveyron). Courneuvien depuis 1982, il est maire communiste de la Courneuve depuis octobre 1996. Il a une fille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilles Poux a été élève au lycée polyvalent de Decazeville (Aveyron). De 1976 à 1978 il prépare et réussit un BTS Technique à Marseille de 1976 à 1978. Ensuite, il a poursuivi ses études à l’Université de Toulouse II – Le Mirail en 1979, puis à Nanterre en 1980.

De 1980 à 1981, Gilles Poux satisfait à ses obligations militaires à Provins (Seine-et-Marne). Le 11 janvier 1982, il est embauché technicien à l'usine Babcock, aujourd'hui devenue friche industrielle[2].

Lycéen, Gilles Poux participe au mouvement lycéen de 1975 contre la réforme Haby. À la même période, il participe aux manifestations du Larzac, contre la décision d'y agrandir le camp militaire. Étudiant, il devient responsable de l’Union des étudiants communistes (UEC). Salarié de l'entreprise Babcock à La Courneuve, il prend des responsabilités syndicales. Parallèlement il s'investit dans la vie politique locale en devenant de 1988 à 1995, secrétaire de la cellule du PCF de La Courneuve.

Conseiller municipal de La Courneuve à partir de 1989 sur une liste d'union de la gauche conduite par James Marson, il devient premier maire-adjoint le 1er mars 1995, délégué aux travaux et aux marchés publics. Le 26 octobre 1996 il prend la succession de James Marson et devient maire[3].

En 2001, Gilles Poux conduit la liste d'union de la gauche à La Courneuve, qui est élue au premier tour avec 57,47 % des suffrages exprimés. Il est réélu maire le 18 mars 2001[4]. Il devient vice-président de la communauté d'agglomération Plaine Commune le 1er janvier 2005, date d'entrée de la ville dans l'intercommunalité créé en l'an 2000.

Il fait organiser un référendum d'initiative locale (le 7 décembre 2003) pour permettre aux habitants de sa ville de faire le choix définitif d'adhésion à la communauté d'agglomération "Plaine Commune". Ouvert aux résidents étrangers de la ville, le vote est contesté par le préfet, mais le conseil municipal valide le choix des Courneuviens[5]. En 2006, il est à l'origine d'un référendum d'initiative locale sur le droit de vote et d'éligibilité aux élections locales des résidents étrangers dans la commune le 1er octobre 2006, lui aussi contesté par le préfet de Seine-Saint-Denis, à la suite d'un mouvement lancé par Saint-Denis[6].

Gilles Poux a créé de nouveaux évènements dans la ville : la fête de la ville (première édition lors de la Coupe du Monde de football de 1998), « La Courneuve Plage » (à partir de 2005), « Un dimanche à la campagne » (à partir de 2006)[7].

À plusieurs reprises, il manifeste aux côtés des salariés de la ville. En particulier, il refuse la fermeture annoncée de l'usine Alstom-Rateau en 2003 et soutient les salariés en grève. Avec eux il obtient que le site de La Courneuve soit préservé[8]. Avec d’autres maires de gauche, il a pris des arrêtés anti-expulsions et anti-coupures d’électricité sur le territoire de la ville.

Il accélère et amplifie le renouvellement urbain commencé par son prédécesseur au milieu des années 1980. Depuis janvier 2005, et l'adhésion à Plaine Commune, il est le vice-président chargé du Renouvellement urbain et de la Politique de la Ville.

En 2004, « Le Canard enchaîné » le met en cause en affirmant qu'il a bénéficié d'une attribution de logement en mai 2004 à l'OPHLM de La Courneuve (Office public municipal) alors que ses revenus ne le rendaient pas éligible à ce type de logement[9].

Gilles Poux doit accueillir en 2005 (suite au décès par balle du petit Sid Ahmed le 19 juin 2005), le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, qui annonce qu'il veut « nettoyer la cité au Kärcher ». Après s'être d'abord félicité des avancées dues aux efforts conjoints de la préfecture et des services municipaux[10], il dénonce par la suite des engagements non tenus de la part de l’État[11].

Le PCF l'investit fin mars 2007 pour être candidat à la succession de Muguette Jacquaint pour l'élection législative sur la 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis[12]. Arrivé en troisième position avec 17,99 % des voix, derrière Daniel Goldberg et le candidat de droite, il ne peut se maintenir au second tour[13]. Ce vieux bastion communiste, circonscription de Waldeck Rochet puis de Jack Ralite, passe aux mains du PS.

En mars 2008, il est réélu maire au second tour devant la liste socialiste menée par Stéphane Troussel et la liste de droite menée par Kamel Hamza[14]. Il est renouvelé dans ses fonctions de vice-président Plaine commune, dont il est un des huit délégués au comité du SEDIF. Il est élu le 15 mai 2008 vice-président du SEDIF[15]. En contradiction avec un appel lancé par Patrick Braouezec et qu'il cosigne[16] appelant à un retour de la distribution de l'eau en régie directe par le SEDIF, il préconise le 10 octobre 2008 de reconduire une gestion déléguée à un opérateur privé[17],[18].

Le 5 mai 2009, il annonce que sa ville porte plainte auprès de la HALDE pour « discrimination territoriale »[19].

Aux élections cantonales de mars 2011, le PCF fait du canton de La Courneuve le symbole de sa volonté de reconquête[20] du Conseil général. Opposé au socialiste Stéphane Troussel, il obtient 32 % des voix au premier tour contre 47 % des voix au sortant, en faveur duquel il se désiste au second tour[21].

Lors des élections législatives de juin 2012, il est le suppléant de Marie-George Buffet. Bien que devancée dans trois villes sur quatre, dont La Courneuve, elle arrive en tête du premier tour et bénéficie ensuite du désistement de la candidate socialiste[22].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « La Courneuve va changer de maire », L'Humanité, 10 octobre 1996.
  2. Gilles Poux
  3. « Regards sur La Courneuve » n°109, novembre 1996. (Archives municipales de La Courneuve).
  4. « Regards sur La Courneuve » n°158, avril 2001. (Archives municipales de La Courneuve).
  5. « Regards sur La Courneuve » n°185, octobre 2003. (Archives municipales de La Courneuve).
  6. « Regards sur La Courneuve » n°224, du jeudi 12 au mercredi 25 octobre 2006. (Archives municipales de La Courneuve).
  7. http://www.ville-la-courneuve.fr
  8. « Regards sur La Courneuve » n°218, du jeudi 15 au mercredi 28 juin 2006. (Archives municipales de La Courneuve).
  9. La maison maire était d'accord, Lauriane Gaud, Le Canard Enchaîné, 15 septembre 2004
  10. Après le meurtre de Sid-Ahmed > coup d’accélérateur aux dossiers locaux, Regards n°206, septembre 2005, http://www.ville-la-courneuve.fr/5_regards/206/regards.html
  11. « Regards sur La Courneuve », collection de juin 2005 à juin 2006 (Archives municipales de La Courneuve).
  12. Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 2 avril 2007.
  13. « Résultat des élections », ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales,‎ 16 juin 2007 (consulté le 30 octobre 2008)
  14. « Nouveau conseil municipal », ministère de l'Intérieur,‎ 16 mars 2008 (consulté le 24 mars 2008)
  15. « Séance du Comité du 15 mai 2008 », SEDIF,‎ mai 2008 (consulté le 29 octobre 2008)
  16. « Appel pour une gestion publique de l'eau en Île-de-France », Association pour le Contrat mondial de l'eau (consulté le 29 octobre 2008)
  17. « Bureau du Comité du 10 octobre 2008 », SEDIF,‎ octobre 2008 (consulté le 29 octobre 2008)
  18. « Veolia jusqu'à plus soif », Politis,‎ 23 octobre 2008 (consulté le 24 octobre 2008)
  19. « La Courneuve porte plainte pour discriminations devant la Halde », Le Figaro,‎ 5 mai 2009 (consulté le 7 mai 2009)
  20. « Cantonales dans le 9-3 : affiches magiques et coups tordus », Rue 89,‎ 9 mars 2010 (consulté le 6 avril 2011)
  21. « Canton de La Courneuve », Ministère de l'Intérieur,‎ 27 mars 2010 (consulté le 6 avril 2011)
  22. « 100 % des voix, 67 % d’abstention, 23 % de blancs et nuls », Le Monde,‎ 18 juin 2012 (consulté le 23 juin 2012) : « Mme Buffet, députée depuis 1997, n'a dépassé que d'une courte tête au premier tour (33,64 % contre 30,49 %) sur la circonscription. Battue à Stains, Dugny et à La Courneuve – où le maire, Gilles Poux, était pourtant son suppléant –, Mme Buffet ne doit sa place qu'au bon score obtenu dans sa ville du Blanc-Mesnil, important contingent d'électeurs. »

Liens externes[modifier | modifier le code]