Gilles Brassard

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Gilles Brassard (né en 1955 à Montréal (Québec, Canada)) est un cryptologue canadien.

Il a notamment aidé à jeter les bases de la cryptographie quantique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, il est passionné par les mathématiques, passion qu'il a reçue de son grand frère, Robert Brassard, qui prenait plaisir à lui enseigner des concepts avancés de mathématiques. À l’âge de 13 ans, il entre à l'Université de Montréal où il étudie l’informatique et obtient un baccalauréat en 1972 et une maîtrise en 1975. Il poursuit ses études à l'Université Cornell où la lecture d’un article sur la cryptographie le passionne et l’incite à rediriger ses études de PhD vers ce domaine. Il obtient son PhD en cryptographie en 1979, sous la supervision de John Hopcroft.

Il est professeur au DIRO, le département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal, depuis lors, et est professeur titulaire depuis 1988.

Ses travaux les plus connus portent sur les fondements de la cryptographie quantique, la téléportation quantique, la distillation de l'intrication quantique, la pseudotélépathie et la simulation classique de l'intrication quantique. Certains de ces concepts sont toujours théoriques, mais quelques-uns ont été appliqués en laboratoire.

En 1984, avec Charles H. Bennett, Brassard invente le protocole BB84, un protocole de cryptographie quantique. Plus tard, il a davantage contribué au sujet en y incluant le protocole de correction d'erreurs par cascade, ce qui détecte et corrige efficacement le bruit causé par un observateur externe (eavesdropper) d'un signal cryptographique quantique.

En 1993, avec d’autres chercheurs, il jette les bases de la téléportation quantique et parvient à téléporter des photons sur une courte distance. Le journal scientifique Science considérait alors qu’il s’agissait d’une des plus importantes découvertes de l’année.

Il est le père de deux filles, Alice et Léonore.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Son nombre d'Erdős est de 2, puisqu'il a écrit un article avec Carl Pomerance.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Récipiendaire de la Médaille d’or Herzberg du CRSNG 2009.
  • IACR Distinguished Lecturer, 2008.
  • OCTAS de la Personnalité de l'année en TI au Québec, FiQ, 2007.
  • Prix d'excellence du CRSNG, 2006.
  • Fellow, International Association for Cryptologic Research (IACR), 2006.
  • Rank Prize en opto-électronique, 2006.
  • Fellow, Institut canadien de recherche avancée (ICRA), 2002.
  • ISI Highly Cited Researcher, Thomson Scientific.
  • Chaire de recherche du Canada, 2001.
  • Prix Marie-Victorin, 2000.
  • Membre étranger de l'Académie des sciences de Lettonie, 1998.
  • Bourse de recherche Killam, 1997.
  • Membre de l'Académie des sciences, Société royale du Canada, 1996.
  • Personnalité de l'année en sciences et technologie, La Presse, 1995.
  • Prix Steacie, 1994.
  • Prix de l'enseignement de l'Université de Montréal, 1993.
  • “Grand Débrouillard”, Les Débrouillards, mai 1993.
  • Prix Urgel-Archambault, 1992.
  • Bourse commémorative E.W.R. Steacie, 1992.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]