Gilles Baril

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Gilles Baril (Saint-Eugène-de-Guigues, 24 mars 1957 - ) est un homme politique québécois et un ancien ministre du gouvernement du Québec. Il a été député péquiste de Rouyn-Noranda—Témiscamingue de 1981 à 1985 et de Berthier de 1994 à 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et début de carrière[modifier | modifier le code]

Gilles Baril a étudié en journaliste et science politique à l'Université de Moncton. Il y a obtenu son baccalauréat en 1979. Il exercera sa profession comme chroniqueur pour Radio-Canada à Moncton de 1975 à 1979.

Il débuta son rapprochement avec le Parti québécois lors de son emploi comme secrétaire particulier adjoint du député Jean-Paul Bordeleau et comme adjoint politique de François Gendron. Il sera responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue pour le Parti québécois de 1980 à 1981.

Artiste à ses heures, Baril enregistra un disque 45 tours en 1984, Rock'n Rêve.

Il reviendra à sa première carrière après sa défaire électorale à l'Élection générale québécoise de 1985. Il sera journaliste et animateur à la radio.

Il occupa par la suite plusieurs postes dans le domaine des communications de 1986 à 1990. Il sera animateur à la radio CKAC en 1991.

En 1991, il publiera un livre intitulé Tu ne seras plus jamais seul où il avouera notamment son passé de cocaïnomane lors de son premier mandat à l'Assemblée nationale.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Gilles Baril a été élu pour la première fois à l'Assemblée nationale à l'élection de 1981 où il défait l'ancien chef créditiste devenu libéral, Camil Samson. Il sera ainsi député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue de 1981 à 1985. Durant cette période, il occupera un poste d'adjoint parlementaire de Jacques Rochefort alors que ce dernier était ministre de l'Habitation et de la Protection du consommateur.

Gilles Baril fit son entrée au conseil des ministres le 6 février 1985 lorsque René Lévesque le nomma ministre du Commerce extérieur. Il sera toutefois défait en même temps que son parti en décembre 1985. Il se représenta sans succès dans la circonscription de Bourget en 1989. Il perdit contre la libéral Huguette Boucher-Bacon par à peine 159 voix.

À l'élection suivante, en 1994, il remporta sans difficulté la circonscription de Berthier. Avant de faire un retour au conseil des ministres, il sera notamment adjoint parlementaire de Bernard Landry alors vice-premier ministre. Le 15 décembre 1998, Lucien Bouchard le fait entrer au gouvernement comme ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, poste qu'il occupera jusqu'au départ de Bouchard. Parallèlement à cette fonction il sera ministre responsable du Loisir, du Sport et du Plein air de novembre 1999 à mars 2001.

Lors de l'arrivée au pouvoir de Bernard Landry, suite au départ de Lucien Bouchard, Gilles Baril occupera des fonctions de plus en plus importantes, résultat de l'amitié que lui porte le nouveau premier ministre. Il sera ministre des Régions (2001-2002), ministre de l'Industrie et du Commerce (2001-2002), ministre responsable du Loisir et du Sport (2001-2002), ministre des Ressources naturelles, ministre responsable du développement du Nord québécois (2002).

Le 12 février 2002, il démissionne subitement de l'ensemble de ses fonctions ministérielles. Mis à mal par les médias pour une affaire de lobbyisme, il justifia sa décision en expliquant qu'il n'était plus capable de vivre sous la pression qu'exigeait son poste[1]. Il restera député jusqu'au 14 mai 2002. Certains personnes relatent les manœuvres de Pauline Marois pour rendre la vie dure à ce protégé de Bernard Landry[2]

Vie après la politique[modifier | modifier le code]

De juin 2002 à décembre 2005, Gilles Baril dirigera le bureau d'Hydro-Québec à Santiago du Chili.

Gilles Baril travaille depuis 4 ans[Quand ?] dans la firme de génie conseil Dessau.

Publication[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

L'élection de 1985 opposa Gilles Baril à Gilles Baril. En effet, les candidats respectifs du Parti québécois et du Parti libéral du Québec portait le même nom! Gilles Baril du Parti libéral remporta l'élection.

Archives[modifier | modifier le code]

Le fonds d'archives de Gilles Baril est conservé au centre d'archives de Rouyn de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mario Cloutier et Robert Dutrisac, « Baril croule sous la pression », Le Devoir, 13 février 2002, A1.
  2. Raymond Bréard, « Les jeux de coulisse de Madame » dans La Presse, 31 mai 2007, A22.
  3. Fonds Gilles Baril (P140) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]