Gilles-Éric Séralini

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Gilles-Éric Séralini

Naissance 23 août 1960
Bône (France)
Champs Biologie moléculaire
Institutions Université de Caen
Diplômé de Université Montpellier 2

Gilles-Éric Séralini, né le 23 août 1960 à Bône en Algérie française, est un universitaire français[1], professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et codirecteur du pôle Risques de l'université de Caen[2] (pôle associé au CNRS).

Il s'est fait notamment connaître du grand public pour ses études sur les OGM et les pesticides et, en particulier, une étude toxicologique controversée publiée en septembre 2012 et fortement médiatisée[3], portée par le CRIIGEN, dont il est membre fondateur, mettant en doute l'innocuité du maïs génétiquement modifié NK 603 et du Roundup sur la santé de rats[4].

Sommaire

Biographie [modifier]

Gilles-Éric Séralini est né en Algérie française en 1960 d'un père technicien dans les télécommunications et d'une mère institutrice. La famille s’installe à Thonon-les-Bains, puis à Nice où Gilles-Éric Séralini obtient son baccalauréat à 16 ans[5]. Il soutient sa thèse de doctorat en biochimie et biologie moléculaire à l'université de Montpellier-II en 1987. Il effectue ensuite des recherches fondamentales dans deux laboratoires en Ontario puis au Québec pendant quatre ans[6]. Il devient professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen en 1991 et s'attache à l'étude du système hormonal[7].

En 1997, il commence à s'intéresser aux OGM et signe l'appel lancé par le botaniste Jean-Marie Pelt, qui demande, au nom du principe de précaution, un moratoire sur les cultures transgéniques, le temps d'en évaluer les risques[7].

Il est expert depuis 1998 pour le gouvernement français, l'Union européenne et plus récemment pour le Canada et l'Inde[8]. Il a ainsi été membre, de 1998 à 2007, de la Commission du génie biomoléculaire chargée d'autoriser les OGM, au sein du ministère de l'agriculture et du ministère de l'environnement.

Il fonde en 1999, avec Corine Lepage, le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), que rejoignent quelques chercheurs reconnus, tel Pierre-Henri Gouyon, professeur au Muséum national d'histoire naturelle[7]. Gilles-Éric Séralini est d'ailleurs le président du conseil scientifique du CRIIGEN.

Il a été nommé chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, sur proposition du ministère de l'Écologie pour l'ensemble de sa carrière en biologie[9].

Il est principalement connu pour ses travaux sur la toxicité de l'herbicide Roundup sur des cellules en culture. Il est particulièrement actif par ses prises de position très opposées à l'utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture[10].

Travaux [modifier]

Étude publiée en 2007 sur la toxicité du maïs MON863 [modifier]

Dans cette étude, il suggère que le maïs MON 863 de Monsanto, produisant une protéine insecticide d'origine bactérienne, provoquerait des signes de toxicité hépatique et rénale chez les animaux qui en consomment : une augmentation de 20 à 40 % des graisses dans le sang des femelles, de 10 % du taux de sucre, de la masse pondérale du foie et du corps. Par ailleurs, les reins sont le plus touchés chez les mâles, ce qui provoque une perte de poids. Des tests comparables ont mis au jour des différences au niveau du foie et des reins avec le colza GT 73[11].

Ces travaux controversés[12],[13] entendaient remettre en question la validité des études sur lesquelles les agences gouvernementales s'appuient pour autoriser les OGM. Après examen approfondi de l'étude, l'EFSA conclut que cette étude comportait des « résultats trompeurs » et « que l’article ne présente pas de justification scientifique valide susceptible de remettre en question la sécurité du maïs MON 863 »[14].

Étude publiée en 2012 sur la toxicité du Roundup et du maïs OGM NK 603 [modifier]

En septembre 2012, la revue américaine Food and Chemical Toxicology publie une étude dirigée par Gilles-Éric Séralini faisant état d'effets tumorigènes et toxiques du maïs génétiquement modifié NK 603 et de l'herbicide Roundup sur des rats nourris pendant deux ans avec ce dernier. Cette étude a eu un grand retentissement médiatique et a relancé la controverse sur les OGM[15],[16]. La manière dont a été orchestrée la sortie de cette étude a été fortement critiquée : pour Cédric Villani elle représente un accroc à la déontologie scientifique avec comme conséquence possible un effilochage des liens de confiance entre les scientifiques et la société, la fragilisation du lien de confiance entre les scientifiques eux-mêmes, et accessoirement le risque, par effet boomerang, de desservir la cause pour laquelle les auteurs de l’étude luttent[17].

Les résultats de l'étude ont été très largement rejetés par la communauté scientifique.

Procès et plaintes en diffamation [modifier]

En novembre 2010, Gilles-Éric Séralini poursuit devant les tribunaux Marc Fellous, professeur de génétique à l'université Paris 7 pour diffamation suite à des propos tenus dans le cadre d'une demande d'équivalence de temps d'antenne formulée auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel[18]. À la suite de cette plainte, l’Association française pour l'information scientifique (AFIS), dont Marc Fellous est membre[19] publie un communiqué dans lequel elle rappelle la position de principe qui veut que les débats scientifiques ne se règlent pas devant les tribunaux[20].

Le 18 janvier 2011, Marc Fellous est condamné pour diffamation, par un jugement de la 17e chambre tribunal correctionnel de Paris, pour avoir écrit que Gilles-Éric Séralini « se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace », ce que confirme le site du CRIIGEN[21]. Les juges ont estimé en revanche que les autres propos relevaient « du débat scientifique » et ne pouvaient à ce titre être poursuivis[22],[23].

Le 14 janvier 2012 Corinne Lepage annonce avoir avec Gilles-Eric Séralini porté plainte en diffamation contre « des assertions de fraude et données falsifiées publiées respectivement dans Marianne et La Provence par Jean-Claude Jaillette et Claude Allègre »[24]. Jean-Claude Jaillette se défendra de n'avoir fait que citer un article de scientifiques publié dans la revue Forbes où il était question d'un « parfum de fraude »[25], dans les milieux scientifiques anglo-saxon la fraude "misconduct" démarre dès qu'il y a omission volontaire de certaines données ou la création d'un protocole visant spécifiquement à obtenir des résultats conformant l’hypothèse de départ. Henry I. Miller et Bruce Chassy accusent Séralini d'avoir monté un protocole biaisé visant à confirmer les hypothèses de départ par tous les moyens: omission de données historiques sur la santé de la race de rat utilisée, absence d'analyse statistique, absence de diverses données fondamentales (prise alimentaire, contrôle de la qualité des aliments), faible nombre de témoins permettant à coup sûr d'avoir des morts chez les traités quoiqu'il arrive, etc. . Dans un entretien au journal La Provence, Claude Allègre parlait d'un « travail falsifié » et non de données falsifiées[26].

Controverses [modifier]

En février 2012, le site internet du CRIIGEN annonce le Prix du «  Scientifique international de l’année 2011  » , décerné au professeur Gilles-Éric Séralini par l'« International Biographical Centre of Cambridge »[27], « pour ses nombreux travaux de recherche sur les effets des OGM et des pesticides sur la santé  ». En fait, l'International Biographical Centre (en) (IBC), situé à Ely, Cambridgeshire, n'a rien à voir avec l’université de Cambridge[27], il s'agit d'une société commerciale frauduleuse vendant des diplômes honorifiques « factices », contre paiement et se présentant comme « The International Biographical Centre, of Cambridge, England » sur son site internet (on notera la ponctuation)[28]. La page a depuis été retirée du site du CRIIGEN. Le professeur Séralini argumentera, sans reconnaître le caractère fallacieux de la distinction, dans un droit de réponse à la revue Agriculture & Environnement[29], que des décorations telles que la Légion d'honneur ou l'Ordre du Mérite sont aussi sujettes à paiement.

Conflits d'intérêts [modifier]

Livre Tous Cobayes ? et documentaire associé [modifier]

La publication de l'étude de 2012 sur le maïs génétiquement modifié NK 603 fut très médiatisée et coïncida avec le lancement du livre Tous Cobayes ? ainsi que d'un documentaire associé. Ce mode opératoire est inhabituel dans la publication de travaux scientifiques, et fut également l'objet d'accusations de conflit d'intérêt. Dans un communiqué commun[30], l'Académie d'agriculture de France, l'Académie nationale de médecine, l'Académie nationale de pharmacie, l'Académie des sciences, l'Académie des technologies et l'Académie vétérinaire de France écrivent : « Quant aux conflits d’intérêt dont [Gilles-Éric] Séralini accuse continuellement les scientifiques de tous bords et de toutes origines, on peut se poser la question de l’absence de tels conflits d’intérêt pour lui-même et ceux qui l’entourent quand on connaît leur engagement écologique et les soutiens financiers qu’ils ont obtenus par des groupes de distribution fondant leur publicité sur l’absence d’OGM dans les produits alimentaires qu’ils proposent à leurs clients ».

Entreprise Sevene Pharma [modifier]

Gilles-Eric Séralini a publié des études concernant des traitements à base de plantes destinés à « détoxifier » l'organisme[31], en particulier les granules homéopathiques de l'entreprise Sevene Pharma[32]. Des études de Gilles-Éric Sélarini ont ainsi été financées par Sevene Pharma, des salariés de l'entreprise en étant par ailleurs coauteurs, comme Cécile Décroix-Laporte, directrice générale de la société Sevene Pharma Monoblet[33]. Le jury de la thèse de doctorat de Céline Gasnier, intitulée Mécanismes d'intoxication de cellules de mammifères par les herbicides à base de glyphosate et de détoxification comprenait à la fois Gilles-Éric Séralini, Cécile Decroix-Laporte et Joël Spiroux de Vendomois, président du CRIIGEN[34],[35]. En 2012 le laboratoire de recherche de Caen dirigé par Gilles-Éric Séralini a perçu de la société Sevene Pharma par deux fois des rémunérations de prestations pour des conférences auprès des professionnels de santé, et une rémunération en 2011 pour une formation de biochimie auprès des visiteurs médicaux de la société[36]. le 14 avril 2013 invité par le Front de Gauche à l'occasion d'une conférence sur le thème « Les polluants chimiques et les OGM dans l’alimentation » Gilles Eric Séralini a assuré la promotion des produits de Sevene Pharma destiné à "détoxifier" le corps humain et a déclaré «il y a 8 médicaments qui ont été mis sur le marché à quelques euros (...) Ce n’est pas pour faire de la publicité pour ça. C’est juste pour dire que c’est possible.» [37]. Sur le site internet de Sevene Pharma un livre de Gilles Eric Séralini est cité parmi les deux ouvrages de référence[38].

Relation avec le mouvement sectaire Invitation à la vie [modifier]

Le journaliste Gil Rivière-Wekstein a publié une enquête[39] qui mettrait en évidence des liens entre Gilles Eric Séralini et le mouvement Invitation à la vie (IVI) classé en 1995 et 1999 dans la catégorie « sectes guérisseuses pseudo-catholiques » par la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires continuant à les surveiller. Les documents sur lesquels s'appuient ces révélations montrent que l'actuel président de l'association, Daniel Chauvin, préside le directoire de Sevene Pharma et détient 10 % des parts de la société, d'autres membres historiques du mouvement ont gravité autour de l'entreprise, comme Anne de Constantin (qui a préfacé un livre de la fondatrice du mouvement) ou encore Marie d'Hennezel, propriétaire du Domaine de Mazet, où sont cultivées les plantes à partir desquelles sont fabriqués les remèdes «détoxifiants» de Sevene Pharma. La direction commerciale de Sevene Pharma est basée au siège d'Invitation à la vie à Boulogne-Billancourt.

D'après le journal Le Monde[40], Gilles-Eric Séralini dément toute relation avec IVI.

Œuvres [modifier]

Participation à des ouvrages collectifs [modifier]

  • Médecines et Alimentation du futur, Le Courrier du Livre, 2009.
  • Les 7 familles du développement durable, Presse Entreprises. 2009.
  • Aux origines des plantes. Des plantes et des hommes, Fayard, 2008.
  • Regards croisés sur le commerce équitable, L'Harmattan, 2006.
  • Santé et Droits de l'homme, vol. 2, Médecine et Hygiène, 2006.
  • Ensemble sauvons notre planète, Guy Trédaniel, 2005.
  • Dictionnaire des risques. Approche socioanthropologique, Armand Colin, 2003.
  • La Guerre au vivant, Agone, 2001.
  • Les Organismes génétiquement modifiés face au droit, Annonces de la Seine, 2000.
  • Transgénique. Le temps des manipulations, Frison-Roche, 1998.
  • Génie génétique. Des chercheurs citoyens s'expriment, Sang de la Terre/Écoropa, 1997.

Cinéma [modifier]

Gilles-Éric Séralini est l'un des acteurs du film-documentaire Severn, la voix de nos enfants (2010). Il a participé au débat faisant suite à la projection du film en avant-première à l'UNESCO.

Notes et références [modifier]

  1. Fiche personnelle au Criigen.
  2. Présentation du pôle Risques - Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH).
  3. Voir par exemple le reportage d'une heure « OGM : vers une alerte mondiale ? », diffusé le 16 octobre 2012 à 20h30 sur la chaine de télévision France 5 http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/fiche/france-5/documentaire/86967842/ogm-vers-une-alerte-mondiale-.html
  4. « Les OGM de Monsanto en accusation », Le Point, 20 septembre 2012.
  5. Laure Noualhat, « Gilles-Éric Séralini. OGM pas du tout », 19 octobre 2012
  6. Gilles-Éric Séralini sur ecolopedia.fr
  7. a, b et c OGM : Gilles-Éric Séralini, un scientifique engagé et critiqué, sur lemonde.fr, 20 septembre 2012
  8. Ces OGM qui changent le monde, Flammarion, 2010, quatrième de couverture.
  9. JORF n°0026 du 31 janvier 2008, page 1853, texte n° 14, « décret du 30 janvier 2008 portant promotion et nomination ».
  10. « Les dangers des OGM : Chat avec Gilles-Éric Séralini », Le Monde, 28 septembre 2004.
  11. (en) Joel Spiroux de Vendomois, Dominique Cellier, Christian Velot, Emilie Clair, Robin Mesnage & Gilles-Eric Séralini, « Debate on GMOs health risks after statistical findings in regulatory ests », International Journal of Biological Sciences, vol. 6, no 6, 2010, p. 590-598 [texte intégral [PDF]] 
  12. J. Doull et al., 2007, « Report of an Expert Panel on the reanalysis by Séralini et al. (2007) of a 90-day study conducted by Monsanto in support of the safety of a genetically modified corn variety (MON 863) », Food and Chemical Toxicology 45, 2073-2085. Remarque : on trouve dans l'article la mention suivante : « The authors gratefully acknowledge the financial and technical support provided by Monsanto Company. » (J. Doull et al. remercient Monsanto de les avoir soutenu techniquement et financièrement).
  13. Avis du Haut Conseil des Biotechnologies relatif à la saisine du 15 décembre 2009 de Monsieur le Député François Grosdidier, communiqué de presse du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), 6 janvier 2010.
  14. « L'EFSA réaffirme son évaluation des risques du maïs génétiquement modifié MON 863 », communiqué de presse de l'EFSA, 28 juin 2007.
  15. Voir par exemple le reportage « OGM : vers une alerte mondiale ? », diffusé le 16 octobre 2012 à 20h30 sur la chaine de télévision France 5 http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/fiche/france-5/documentaire/86967842/ogm-vers-une-alerte-mondiale-.html
  16. [1] haut-conseil des biotechnologies. réponse suite à l'article
  17. http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/11/affaire-s%C3%A9ralini-une-audition-%C3%A0-lassembl%C3%A9e-nationale-2.html
  18. Le chercheur anti-OGM Séralini remporte son procès en diffamation - Rue89, 18 janvier 2011
  19. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article981 Marc Fellous rejoint le comité scientifique de l'AFIS
  20. Affaire Séralini vs Fellous : L’AFIS soutient le professeur Marc Fellous - Communiqué de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS), 22 novembre 2010
  21. Rapport du Pr G.-E. Séralini sur l'aubergine Bt « brinjal » en Inde
  22. Un chercheur condamné pour diffamation - Marc Mennessier, Le Figaro, 18 janvier 2011
  23. Ogm : jugement favorable pour un lanceur d’alerte - Communiqué de presse de France nature environnement, 19 janvier 2011 [PDF]
  24. http://www.marianne.net/OGM-Lepage-et-Seralini-veulent-faire-taire-Marianne_a225814.html
  25. http://www.forbes.com/sites/henrymiller/2012/09/25/scientists-smell-a-rat-in-fraudulent-genetic-engineering-study/
  26. http://www.laprovence.com/article/actualites/les-ecologistes-nous-nuisent
  27. a et b « Séralini  : le prix de l'ego », Agriculture & Environnement, 29 février 2012.
  28. (en) Site de l'International Biographical Centre
  29. « Droit de réponse du Professeur Séralini », Agriculture & Environnement, 20 mars 2012.
  30. http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis1012.pdf
  31. http://www.sevenepharma.com/actu-notre-etude-sur-la-prevention-dintoxication-des-cellules-hepatiques.html
  32. http://imposteurs.over-blog.com/article-33136376.html
  33. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3041787/
  34. http://www.unicaen.fr/ednbise/actualites/new_soutenances.html
  35. http://imposteurs.over-blog.com/article-frederick-lemarchand-ou-la-misere-de-la-sociologie-au-service-du-criigen-45200330.html
  36. http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php
  37. http://alerte-environnement.fr/2013/04/22/seralini-continue-a-faire-de-la-pub-pour-sevene-pharma/
  38. http://www.sevenepharma.com/bibliographie.html
  39. http://www.agriculture-environnement.fr/a-la-une,6/la-part-d-ombre-du-professeur-seralini,849.html
  40. http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/17/accusations-de-liens-entre-m-seralini-et-une-secte-guerisseuse_1818564_3244.html
  41. Programme du XVe Festival Science frontières 1998

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]