Gilberte Côté-Mercier

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Gilberte Côté-Mercier ( - ) est la cofondatrice avec Louis Even du journal Vers Demain et des pèlerins de Saint Michel.

Les jeunes années[modifier | modifier le code]

Née à Montréal dans une famille catholique, elle est baptisée à l'église de l'Immaculée-conception et elle reçoit son instruction primaire des sœurs de Jésus-Marie et de la congrégation de Notre-Dame. Ensuite, elle étudie au collège Marguerite-Bourgeoys jusqu'à la dixième année avant de fréquenter l'Université de Montréal, fait rarissime jusqu'alors pour une femme.

À l'université, elle étudie les sciences sociales pendant six ans et participe aux débats oratoires, pour lesquels elle reçoit une médaille du ministre français des affaires étrangères. Habile en piano, elle obtient une licence à l'École de musique de Chicago de Robert Schmitz. Elle lit aussi Thomas d'Aquin et s'occupe de la charité de Noël.

Le crédit social[modifier | modifier le code]

Cependant, lorsqu'éclate la crise économique, elle est marquée par le décès en 1930 de son père, alors ruiné dans sa pratique de cordonnier. En recherchant des moyens pour résoudre la crise, elle rencontre le père Alexandre Dugré et assiste aux conférences de Louis Even à l'église de la Nativité.

Âgée de vingt-six ans, elle décide de suivre activement le mouvement pour le Crédit social. Louis Even est invité par sa mère à venir prononcer des discours dans un salon du boulevard Saint-Joseph. Il les rejoint après avoir quitté l'imprimerie et la Ligue du Crédit social. Plusieurs conférences, qui commencent avec la récitation du chapelet, sont ainsi données au Québec, à Ferme-Neuve, Mont-Saint-Michel et Mont-Laurier.

Le mouvement créditiste de Gilberte Mercier et Louis Even est bientôt critiqué par divers éléments de la société, et lorsque la guerre éclate en Europe en 1939, ils sont atterrés et ressentent à ce moment le besoin de fonder un journal. Vers Demain est alors fondé avec l'aide de l'imprimeur de Beauceville, qui éditait alors L'Éclaireur. Avec un tirage de 25 000 abonnés dès la deuxième année de publication, Mercier doit faire face aux lois sur la censure et aux inquiétudes du milieu économique.

Après une campagne de recrutement menée en 1941, elle reçoit l'aide des jocistes et rencontre son futur mari, Gérard Mercier, qu'elle épouse le . Très active dans le mouvement, elle ne prend jamais de vacances et exige beaucoup de ses collaborateurs et collaboratrices. Elle voyage partout au Canada, dans plusieurs pays européens ainsi qu'au Brésil pour propager le Crédit social.

Conférencière à la radio et à la télévision, elle fonde en 1962 la maison Saint-Michel, puis la maison de l'Immaculée en 1975. Pour elle, la doctrine sociale de l'Église peut être servie à travers le Crédit social. Animatrice des pèlerins de Saint-Michel et fervente dans sa foi, elle critique vivement le marxisme athée et le chardinisme qui vient d'entrer au sein de la société canadienne-française.

Ses funérailles ont lieu le à l'église de Rougemont. Cinq prêtres officient dans une cérémonie digne et grandiose pour celle qu'on appelait l'« âme des bérets blancs ».

Liens externes[modifier | modifier le code]