Gilbert de Séverac

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Gilbert Alexandre de Séverac, né le 18 août 1834 à Saint-Sulpice-sur-Lèze (Haute-Garonne), mort le 17 novembre 1897 à Saint-Félix-Lauragais (Haute-Garonne), est un peintre français. Il est le père du compositeur Déodat de Séverac.

Tableau de G. de Séverac en la Collégiale de Saint-Félix-Lauragais

Biographie[modifier | modifier le code]

Le baron Gilbert de Séverac est issu d'une vieille famille rouergate installée en Lauragais au XVIe siècle. La légende familiale veut qu'un lieutenant de César nommé Severus soit à son origine, mais il est plus certain que la famille remonte à Gui 1er, baron de Séverac en Rouergue, sur la commune actuelle de Sévérac-le-Château.

Après avoir étudié à l'école militaire de Sorèze de 1847 à 1850, il est reçu bachelier à Toulouse et entreprend des études de droit, mais il se retourne vite vers ses préférences et fait des études à l'école des beaux-arts de Toulouse. En 1853, sa famille se fixe à Paris et il entre dans l'atelier de Robert-Fleury, puis de Léon Cogniet. Il séjourne ensuite en Italie. Il débute au Salon en 1859. Il retourne rapidement à Toulouse et s'installe en mai 1863, après son mariage avec Aglaé Guiraud de la Fleuraussié, dans sa maison de Saint-Félix-Lauragais, qu'il rénove dans le style toscan. Il continue à faire de nombreux séjours à Paris. Il se spécialise dans le portrait. Il a laissé un Portrait du peintre Claude Monet[1], et, à Toulouse, des portraits de son ami, le peintre Jules Garipuy, ainsi que de l'atelier de celui-ci[2], où se retrouvait la société artistique et littéraire de Toulouse, et une Union artistique dont il fut le premier président. Outre la peinture, il pratique aussi le piano, la flûte et l'harmonium : c'est naturellement que son fils Déodat se tournera vers la musique.

Depuis 1899, son buste par Lamasson se trouve dans la Salle des Illustres de l'école de Sorèze.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 1865, musée Marmottan, Paris
  2. Musée des Augustins, Toulouse

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cabanne et Gérard Schurr, Dictionnaire des Petits Maîtres de la Peinture, Paris, Les Éditions de l'Amateur, 2008