Gilbert Maire

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Gilbert Maire (né le 27 décembre 1887 à Clermont dans le Puy-de-Dôme[1], mort le 12 février 1958 à Paris 7e[1]), philosophe, journaliste et nationaliste français.

Sa rencontre avec Henri Bergson date de 1904. Maire est alors un étudiant de 16 ans, avide de conseils. Il devient un des plus fervents disciples de Bergson auquel il consacrera plusieurs études. Maire est révolté par la politique combiste de séparation qu'il juge agressive. Étudiant de Frédéric Rauh (qu'il n'apprécie guère) et du sociologue Émile Durkheim (dont il juge les théories séduisantes mais trompeuses), il vient aux théories de Charles Maurras par la lecture de Pierre Lasserre. Mais de Maurras il retient les idées politiques plutôt que les idées philosophiques (positivisme, traditionalisme). Embarrassé par l'antisémitisme de Maurras, difficilement conciliable avec l'amitié pour Bergson, il interroge Bergson sur l'affaire Dreyfus. Bergson lui répond qu'il ne fut ni dreyfusard ni anti-dreyfusard et que la question juive qui reste posée est celle de la naturalisation (c'est-à-dire de l'assimilation à la France). Proche des maurrassiens hétérodoxes (Georges Valois, Firmin Bacconnier, Jean Rivain) il contribua aux cahiers du Cercle Proudhon. Il fut l'un des collaborateurs de la Revue critique des idées et des livres fondée en 1908 par Jean Rivain et Eugène Marsan.

Ses publications indiquent son implication dans le régime de Vichy.

Principales oeuvres[modifier | modifier le code]

  • Henri Bergson: son œuvre, Paris, Éditions de la Nouvelle revue critique, 1927.
  • (avec Henri Bergson, Gaston Riou, Henri Massis, Guy Félix Fontenaille, Henri Clouard, Paul Vulliaud, André Thérive), Aux marches de la civilisation occidentale, Paris, Baudinière, 1929.
  • William James et le Pregmatisme religieux, Paris, Denoël et Steel, 1933.
  • Raspoutine, Paris, Éditions Excelsior, 1934
  • Bergson mon maître, Paris, Bernard Grasset, 1935.
  • Une démence collective. La Démocratie belliqueuse, Paris, A. Michel, 1942.
  • Les Partis, Vichy, Cahiers de formation politique, 1943.
  • L'Homme et la femme, l'instinct sexuel et l'amour, Paris, Éditions du Vieux Colombier, 1952.
  • Une Régression mentale, d'Henri Bergson à Jean-Paul Sartre, préface de René Gillouin, Paris, Bernard Grasset, 1959.
  • Les Instants privilégiés, préface de Jean Guitton, Editions Montaigne, 447 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Huguenin, "A l'école de l'Action française", Editions Jean-Claude Lattès, 1999
  • Henri Clouard, "Histoire de la littérature française, du symbolisme à nos jours", Editions Albin Michel, 1949

Notes et références[modifier | modifier le code]